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La vie des entreprises pendant le Covid-19 : la Maison Chavanne
lundi 6 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Grégory Chavanne s’est installé il y a maintenant 7 ans sur la place de la Libération, en coeur de ville de Gaillac. Ce diplômé en informatique industrielle a vite pris les chemins de traverse : il voulait être indépendant. A 46 ans, il est à son compte depuis vingt-deux ans. Aujourd'hui, en ces temps troublés, il mise encore plus sur son équipe.

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Le démarrage gaillacois, où il prenait la suite d’un "point chaud", n’a pas été une sinécure. Mais le jeune patron, en remodelant son équipe sur de nouveaux principes de travail, a réussi à faire de la "Maison Chavanne" (15 salariés) une référence, avec un salon de thé et la terrasse en complément.

La crise sanitaire a imposé de réduire la voilure. "Lundi, par exemple, nous étions trois en boulangerie, moi compris. Un pâtissier vient 2 heures le matin car l’activité y est réduite. Les gens se détournent du superflu. Nous avons également réduit la gamme de pains".

La fréquentation a été irrégulière : une ruée les deux premiers jours du confinement, trois jours plus calme ensuite, puis une reprise le week-end pour refaire le plein. "On navigue à vue".

Du côté des précautions, Grégory Chavanne a placé la barre très haut : gants, masques et gel dès l’entrée du magasin pour les employés. Pour les clients, les distances de sécurité sont élargies à l’intérieur.

Il surveille par ailleurs la gestion à la loupe. "Je suis en lien tous les jours avec le comptable. Je ne pense pas que l’on ait droit au chômage partiel. Les employés qui avaient un reliquat de congés les prennent".

Dans le même bateau

Le boulanger avait une trésorerie saine : elle devrait permettre à l’entreprise de passer entre les gouttes.

Quand la crise sanitaire sera passée, le redémarrage du secteur de la boulangerie devrait faire partie des premiers à décoller. "Les consommateurs risquent de se recentrer sur l’essentiel, or le pain en fait partie. Mais il faudra sans doute quelques mois pour se refaire".

L’investissement prévu pour 2021, réaménager le magasin sur le principe d’une boulangerie "à la parisienne", mettant en exergue la vocation artisanale, risque d’être reporté de quelques mois.

La crise permet aussi de mesurer la solidité de l’équipe. "La mienne est formidable. Les employés m’ont dit : on est tous dans le même bateau. On fera ce qu’il faudra".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Grégory Chavanne (à gauche) met la main à la pâte chaque fois qu’il le faut. Le chef d’entreprise de 15 salariés sait qu’il peut compter sur ses collaborateurs, même au plus fort de la crise sanitaire.

Les initiatives des entreprises pendant le Covid-19 : Adimus
jeudi 2 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Sandrine Court est spécialiste de l'accompagnement des entreprises sur leurs fonctions RH. Son cabinet conseil Adimus fonctionne habituellement depuis l'espace coworking La grappe by Granilia intégré dans les locaux de la Pépinière d'entreprises Granilia implantée à Gaillac. En cette période très... spéciale, Adimus propose aux chefs d'entreprises une offre très... solidaire. Bravo !

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Une main RH tendue

Vous êtes...

  • Devant l’injonction de confinement pour tous
  • En saturation face aux problématiques à gérer
  • Face à des problématiques RH liées à l’évènement

Adimus est un cabinet conseil...

  • Partenaire RH indépendant expérimenté
  • En stand-by sur les missions RH sur lesquelles il était engagé
  • Assez partiellement occupé
  • Attaché à la solidarité

Sans contrepartie financière, Adimus propose d’offrir une partie de son temps vacant aux TPE en difficulté à travers une offre de services "Appui RH solidaire" (détails de l'offre à télécharger plus bas).

Parmi les contributions d'Adimus

  • Mettre "les mains dans le cambouis" aux côtés du chef d'entreprise sur des montages de dossiers RH administratifs
  • Aider le chef d'entreprise à réfléchir pour adapter son organisation sur la période de confinement
  • Adapter le management et/ou la communication interne de l'entreprise sur cette période de télétravail

Les conditions de l'offre Adimus

  • Valable si l'entreprise respecte la demande du gouvernement (application des décrets)
  • Collaboration en télé-activité (communication mail, skype ou téléphonique)
  • Partage équitable du temps d'Adimus sur les différentes demandes
  • Accord avec les règles déontologiques d'Adimus, à savoir respect de tous et de chacun, loyauté, transparence

Alors... n'hésitez pas !

Pour tout contact

Tél. : 06 24 94 11 63.

Mail : contact@adimus.fr.

 

En téléchargement ci-dessous : le détail complet de l'offre Adimus "Appui RH solidaire".

Illustration ci-dessous : Sandrine Court.

Les initiatives des entreprises pendant le Covid-19 : Eureka
mercredi 1 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Dans la crise sanitaire que la France, l’Europe et le monde traversent en ce moment, la solidarité se décline aussi localement. Deux entreprises graulhétoises ont décidé de s’attaquer de front au problème de la pénurie des masques dans notre pays.  Il s’agit de Vidal Sport spécialisée dans la fabrication de combinaisons de motos et d’Eureka, spécialisée dans la refente et la préparation du cuir.

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Eureka, une entreprise familiale qui avec le stretch s’adapte au marché

Après les mardis de l’industrie organisés en 2014 par la CCI du Tarn et les 3 opérations "Graulhet, Le Cuir dans la peau", l'entreprise graulhétoise Eureka a su s’adapter aux besoins du marché de la confection et de la chaussure, avec le fameux stretch, le cuir extensible, matière noble qui épouse parfaitement les formes du corps telle une seconde peau.

La force de cette entreprise hors du commun, certifiée ISO 9001 depuis 2015, est qu’elle allie des savoir-faire traditionnels à l’utilisation de machines performantes pour répondre aux exigences actuelles de ses clients.

Cette entreprise familiale, qui emploie une douzaine de salariés, sait aussi compter sur l’unité et l’énergie de membres de la famille. Miguel Valentin, chef d’entreprise et mainteneur des machines, Fatima, en charge du développement commercial et leurs quatre enfants : Boris, metteur au point, Aymeric, créateur de nouvelles collections et promoteur d’un nouveau label en cours d’étude Made in Occitanie, Melissa et Aurélie, couturières.

La fabrication des masques, un besoin urgent à satisfaire

Dans un contexte d’activité ralentie, la famille Valentin a su prendre conscience de la gravité de la situation épidémique : "Ces derniers jours, nous avons été alertés par la situation du corps médical. Vous ne pouvez imaginer la détresse de ces personnes qui ont le matériel au compte-goutte et pourtant ils sont en première ligne. On s’est rendu compte qu’on pouvait se rendre utile et travailler pour la bonne cause ; il n’y a pas que le business dans la vie. L’idée a donc germé avec d’autres entrepreneurs comme Franck Vidal, et aussi avec Les Plasticiens Volants, de s’investir dans la fabrication de masques. Nous avons aussi été aidés par Ma petite mercerie, implantée sur la zone d'activités du Mas de Rest à Gaillac, qui nous a cédé gratuitement la matière première. Depuis quelques jours, nous n'arrêtons pas ; nous en sommes entre 500 et 1.000 masques confectionnés. C’est ainsi que nous avons fourni des masques au SAMU, aux maisons de retraite de Cadalen, de Graulhet, de Lavaur, à deux boucheries, une boulangerie, quelques transporteurs routiers et aussi des particuliers".

Eureka entend ainsi démontrer sa solidarité en cette période de confinement prolongé jusqu’au 15 avril 2020 à minima. Une solidarité vécue aussi au quotidien car l'entreprise compte dans ses rangs Boris, un un sapeur-pompier volontaire.

 

Source : entre Tarn et Dadou - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : pendant la crise sanitaire, Eureka est solidaire avec ses masques.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : Ô petit bouchon
mercredi 1 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

La cave à vin gaillacoise Ô petit bouchon lance une initiative originale et heureuse pendant la période de crise sanitaire que nous vivons... La livraison sans frais à domicile !

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Durant cette période délicate de confinement liée à la lutte contre propagation du Covid-19, la "cave à vins, spiritueux, bières, cigares...." Ô petit bouchon, implantée 2 rue Jean Jaurès à Gaillac, propose un service original et solidaire.

La cave livre ainsi tous les jours de la semaine, sans frais de livraison, le secteur géographique Albi / Gaillac et les alentours.

Si vous avez des envies (modérées) de vins, de bières ou de spiritueux..., n’hésitez pas à contacter Ô Petit Bouchon au 06.22.76.22.04, ou par mail

Aucun frais de livraison, solidarité Covid !

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : Sioen France
mercredi 1 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Depuis Graulhet, l'entreprise familiale Sioen France se mobilise pour la sécurité des pompiers, en fournissant des tenues réglementaires sous la marque Sioen Firefighter Clothing, et en poursuivant son activité de nettoyage, contrôle et réparations des tenues d’intervention, en particulier pour les sapeurs-pompiers du Tarn.

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La société familiale Vidal, fabricant de vêtement en cuir, a été créée en 1927. Elle a commencé à fabriquer des vestes en cuir pour les sapeurs-pompiers dans les années 1970, et des vêtements d’intervention feu en textiles dans les années 1990.

En 2001, la société est rachetée par le Groupe Sioen, autre société familiale, qui développe et innove pour confectionner des tenues performantes, légères, respirantes avec d’excellentes caractéristiques mécaniques et thermiques.

L’entreprise fournit les tenues pompiers sous la marque Sioen Firefighter Clothing. En parallèle, la société installée passage Jean Rostand à Graulhet, continue son activité de nettoyage, contrôle et réparations des tenues d’intervention pour les sapeurs-pompiers du Tarn, du Tarn-et-Garonne, de la Brigade, du Bataillon et quelques autres SDIS.

"Cette activité est nécessaire pour le maintien des équipements en condition opérationnelle. Notre personnel sur le site montre de l’implication, et le plus grand sérieux sur l’application des règles de travail pour éviter la contamination. Les tenues d’intervention feu pompiers doivent être nettoyées selon un process d’entretien spécifique, pour assurer leur maintien en condition opérationnelle, et nécessaire à la sécurité des pompiers." assure, Laurence Saegaert, attachée de direction. Et ce sont actuellement, la vingtaine d’employés qui sont mobilisés pour assurer la continuité en période d’épidémie.

"Nous avons élaboré une procédure des mesures de précaution mise en place pour le Covid-19, en respect des consignes gouvernementales, et adaptée à notre activité et à nos locaux : respect des distanciations, gestes barrières, nettoyages supplémentaires systématiques, règles appliquées pour les intervenants extérieurs type livreur, affichage obligatoire des mesures".

Quelques employés sont en télétravail, mais Aurélie, Cécile, Corinne, Elisabeth, Emilie, Emmanuelle, Fabienne, Guylaine, Katia, Léa, Lucie-Anne, Marielle, Sarah, Stéphanie, Sonia, Sophie, Thi-Phuong, Virginie et Yamina sont à leurs postes. "Je souhaiterais les remercier, personnellement, pour leur dévouement, et l’aide qu’elles apportent à nos forces de secours".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : des cadres réglementaires d’évolution ont été mis en place pour le personnel.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : Appétence terroir
dimanche 29 mars 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Dans une période pas évidente pour tout le monde, on n‘en oublie pas qu‘il faut aussi se nourrir. Notre mode de fonctionnement avait déjà commencé à évoluer, en privilégiant les circuits courts avant l‘arrivée de cette crise virale. Appétence terroir propose depuis Lisle-sur-Tarn une vraie solution de proximité.

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Le marché du dimanche à Lisle sur Tarn est un parfait exemple de mise en avant des producteurs locaux et de proximité. Parmi eux, on trouve le Lislois Jean-Marc Raffanel, qui a toujours choisi la mise en avant du terroir local.

Au sein de son entreprise Appétence terroir, il continue à sillonner les routes avec des tournées passant par l‘ouest du Tarn, la métropole toulousaine et le nord du Tarn du côté de Mirandol, Almayrac et le haut de Carmaux. Il a toujours aimé et privilégié ce contact direct, humain, comme le faisait avant ces camions de tournée en milieu rural.

Dans son camion, on ne trouve que des bonnes, choses locales et de proximité. Bien mis en avant, on trouve d‘abord les vins de Gaillac, mais Jean-Marc peut vous livrer aussi directement chez vous du lait, des bouteilles d‘eau tarnaise, des produits charcutiers et à base de canard de la non moins locale ferme du Lacas, berceau des bons produits du terroir.

Pour compléter sa carte, il peut vous amener jus de fruits ou légumes de saison. La vente de proximité devrait rentrer de plus en plus dans le fonctionnement quotidien.

Pour tout contact ou commande avec Appétence terroir, vous pouvez appeler le 06 03 17 31 51. Sinon retrouvez Jean-Marc sur le marché lislois, dès que ce sera possible…

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Jean-Marc Raffanel privilégie la proximité.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : Transports Rizzo
dimanche 29 mars 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

A Gaillac, la grande majorité des camions Rizzo sont sur la route. Dans le transport, le nom de Rizzo a valeur de label. Dans la durée, depuis 1962, quand Henri, venu d’Algérie, crée l’entreprise, reprise en 1994, à son décès, par ses trois fils, Gérard, Philippe et Stéphane.

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Une référence aussi dans les volumes transportés, la qualité du personnel (136 salariés), du matériel (105 moteurs et 85 remorques), et celle des prestations, des longues distances à la messagerie de proximité. 

Dans le contexte actuel, les transports Rizzo ont fait appel au volontariat, et l’équipe a répondu : 80% des camions sont sur la route.

"On transporte beaucoup d’eau minérale, un produit sur lequel la demande ne baisse pas. Ce qui souffre, c’est la petite messagerie de proximité, car les commerces sont fermés, et les groupages de distribution au plan national. Sur les plates-formes, l’attente peut être longue au déchargement" indique Stéphane, responsable du parc.

Mais des entreprises qui avaient fermé rouvrent, notamment des PME, quelquefois en horaires réduits.

Les soucis viennent plutôt de la fermeture de beaucoup de garages, le dépannage n’est plus garanti. De la façon aussi dont ont été traités les chauffeurs, assimilés à des vecteurs de contagion. "C’est honteux. on leur a interdit l’accès aux douches et même aux toilettes, ou l’usage de machines à café sur l’autoroute" s’indigne Stéphane Rizzo. Il rappelle que le conducteur enlève la bâche, remonte dans sa cabine. Un cariste décharge le camion, puis le chauffeur remet la bâche et donne les papiers au bureau de l’entreprise dans un sas.

Heureusement, des restauroutes ont mis en place des guichets de plats à emporter que les conducteurs prennent dans leur cabine. Il n’y a pas de contact physique entre eux, ils se parlent par téléphone.

Les frères Rizzo, qui ont investi en janvier 2020 dans le renouvellement de nombreux Renault et de Man à plus faible consommation, espèrent que l’on prendra en compte le rôle de ces conducteurs dans l’approvisionnement et le fonctionnement de l’économie. Ce serait un minimum citoyen. Pour l’instant, Gérard Rizzo, qui dirige l’entreprise, évalue le niveau d’activité entre 65 et 70%.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : l’entreprise Rizzo n’hésite pas à recruter des conductrices. Patricia Boudy, comme ses deux collègues femmes, opère sur de longues distances. Les trois sont actuellement au volant des Renault ou des Man aux couleurs rouges de l’entreprise.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : Carmen Rodriguez
dimanche 29 mars 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

A Rabastens, Carmen Rodriguez, travailleuse indépendante en télétravail, témoigne auprès de la Dépêche du Midi de l'état de son activité en ces temps agités dus à la crise sanitaire liée au Covid-19.

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Carmen Rodriguez a accepté d'être interrogée par téléphone par la Dépêche du Midi.

Grâce aux outils du travail à distance actuels, cette travailleuse indépendante installée à Rabastens, experte en techniques de l’information et de la communication (diplômée du CNAM, le Conservatoire national des arts et métiers de Paris), confie avoir abordé sereinement cette période de confinement.

"Je n’ai jamais cessé, depuis mon domicile, de poursuivre à distance mon activité quotidienne de prestataire en communication-presse, de rédaction de publications, de traduction pour des entreprises en France et à l’international, en Espagne notamment, mais j’avoue m’interroger sur le ralentissement général de l’économie lié à la crise sanitaire et dans quelle mesure cela peut affecter mes missions en cours, ma facturation…"

Carmen possède heureusement le statut sécurisant d’entrepreneur salarié associé au sein de Régate, une entreprise coopérative basée à Castres qui mutualise les outils d’administration des activités d’une quarantaine d’entrepreneurs. C’est la possibilité d’être à la fois entrepreneur avec son autonomie commerciale tout en bénéficiant du statut de salarié chez Régate.

Malgré un contexte anxiogène, Carmen garde le moral, pour elle le confinement a ses bons côtés. "Avec mon fils, jeune lycéen, dans le salon on prend ses aises, chacun face à son écran, et comme dans un tiers lieu on fait du coworking dans une atmosphère bienveillante".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Carmen Rodriguez télé-travaille à son domicile dans le vieux Rabastens.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : Infaco
samedi 28 mars 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Dans les vignes, le travail peut continuer. Pour limiter les contacts, il est recommandé de dispatcher le personnel dans des parcelles différentes. Mais dans les espaces clos, sur les lignes de production par exemple, il est souvent impossible d’appliquer les consignes sanitaires permettant de limiter la propagation du coronavirus. Exemple avec Infaco, n°1 mondial du sécateur électrique et électronique. Rencontre avec son dirigeant, Davy Delmas.

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Davy Delmas, patron de l’entreprise Infaco à Cahuzac sur Vère, a décidé d’arrêter la production. Plus aucun sécateur n’entre ni ne sort de l’usine, mais la société continue de vivre, différemment… Pour Davy Delmas : "Fermer l'usine de production des sécateurs était nécessaire pour protéger nos salariés". Une attitude responsable.

mon-viti.com - Depuis ce lundi 16 mars 2020, l’entreprise Infaco a fermé les portes du siège et de l’usine. Pourquoi avoir pris cette décision ?

Davy Delmas - Le matin, avant l’allocution du président Macron, j’avais demandé aux salariés pouvant faire du télétravail de quitter l’entreprise. Après l'officialisation des mesures, j’ai envoyé un message à l’ensemble des salariés de l’usine, soit près de 100 personnes, annonçant que le site serait fermé le lendemain. Pour les assembler comme pour les réviser, les salariés se passent les sécateurs des vignerons de poste en poste, de main en main. Continuer le travail tout en appliquant les recommandations sanitaires était tout simplement impossible.

Ma priorité est de protéger les salariés. Annoncer la fermeture momentanée et la mise au chômage technique des équipes, c'est une décision compliquée pour un chef d’entreprise. Mais c'était la seule possible dans ces circonstances particulières.

Infaco Covid

mon-viti.com - Concrètement, cela signifie quoi pour la marque ?

Davy Delmas - Plus aucun outil neuf n’est produit, la période de révision des sécateurs, qui devait démarrer, est reportée, et nous n’expédions plus de pièces détachées et de fournitures aux distributeurs.

Cela complique le travail de certains vignerons qui taillent ou qui attachent les vignes en ce moment. Je le regrette, mais j’espère qu’ils comprennent ma décision. Les technico-commerciaux, qui continuent de travailler depuis chez eux, font tout leur possible pour résoudre ces problèmes en lien avec les distributeurs.

mon-viti.com - Comment va se passer le retour à l’activité ?

Davy Delmas - Tout dépendra de la durée de la crise sanitaire. Quand l’entreprise pourra de nouveau accueillir les salariés en toute sécurité, nous commencerons les révisions des sécateurs des vignerons. Mais il y aura une période d'inertie entre la réouverture du site et l’arrivée des premiers outils. Nous aurons besoin de temps pour les collecter chez nos distributeurs. Peut-être ne pourrons-nous pas tous les réviser cette année. Nous communiquons d’ores et déjà au maximum afin d'expliquer la situation, nos choix et nos contraintes. Comme je le disais précédemment, nous espérons que les vignerons comprendront.

mon-viti.com - Les mesures annoncées par le Gouvernement en direction des entreprises vous semblent-elles bonnes ?

Davy Delmas - La communication du Gouvernement est rassurante et positive pour les entreprises. Les mesures annoncées vont dans le bon sens. En tant que chef d’entreprise et employeur, je me sens soutenu. Les salariés mis au chômage technique vont bénéficier d’indemnités. Elles représentent environ 84 % du salaire net. C’est l’entreprise qui avancera les sommes. Le Gouvernement a promis des compensations pour les sociétés. Il a aussi été annoncé que le paiement des charges patronales est reporté. A priori, l’État joue son rôle de soutien aux entreprises au service du maintien de l’emploi.

 

Source : mon-viti.com - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Davy Delmas, patron de la société Infaco.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : la fromagerie Saint Pierre
samedi 28 mars 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

À la Fromagerie Saint-Pierre à Gaillac, dans la rue Portal, la discipline d’achat est clairement signifiée à l’extérieur. Pas plus de deux personnes dans le magasin, un mètre de distance bien sûr, éviter de toucher aux produits, le fromage étant d’ailleurs derrière la vitrine réfrigérée, inaccessible aux doigts des clients. Pour Arnaud Vuaflart, le gérant, la situation n'est pas simple : "On tiendra le temps qu’on pourra".

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Les clients attendent dehors quand la boutique est occupée par deux d’entre eux, ils savent prendre patience, chacun à bonne distance de l’autre.

Arnaud et Sandrine Vuaflart, originaires de Seine-Saint-Denis, se sont installés il y a deux ans. Ils ont vite trouvé et fidélisé une clientèle par le choix de leurs produits, où la région est toujours en bonne place, le respect des "saisons du lait", et leur propension à faire découvrir de nouveaux fromages.

Ils ont même ajouté des charcuteries, miels, vins, et diverses canardises tarnaises, appréciées des touristes en été.

La crise sanitaire, comme pour leurs confrères indépendants, ne les aide pas. "On tiendra le temps qu’on pourra, avec l’aide de ceux qui nous font confiance et qui viennent encore au magasin" glisse Arnaud Vuaflart.

Les consignes de sécurité aussi sont tenues à la lettre, et le sourire reste de mise. Comme l’humour, les cantal et les cabecous, il fait partie de la Fromagerie Saint-Pierre.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : les consignes sont affichées devant le magasin. Et respectées à la lettre.