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Un déménagement concluant pour Gaillac Viandes
mardi 13 nov. 2018
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Il y a 31 ans, Marc Bense, boucher rue de la Grand-Côte à Gaillac créait avec son épouse Sylviane "Gaillac Viandes", une entreprise très familiale et qui l'est restée malgré son envergure actuelle. L'installation dans la zone d'activité des Clergous lui donnait un espace propice à son expansion. Mais le site, surtout avec le déplacement du centre de gravité commercial vers le côté opposé de la ville (Piquerouge), manquait de visibilité.

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L'idée de se transporter vers une vitrine routière trottait dans l'esprit des fondateurs, d'autant que la génération suivante était déjà en place et prête à prendre la relève, avec Thomas le fils et David le gendre, en attendant l'épouse de Thomas (qui rejoint l'équipe en janvier 2019).

Après plusieurs mois de réflexion, les Bense se sont décidés.

Résultat : huit mois de chantier, avec des entreprises locales, et un déménagement de 500 mètres seulement, mais sur un site plus exposé, route de Cordes, avec quarante places de stationnement.

Le verdict n'a pas tardé à tomber, validant leur choix au-delà même des prévisions, au point que Gaillac Viandes a recruté depuis quatre salariés supplémentaires, portant l'effectif à quatorze.

Tous les postes ont connu un décollage vertical. Gaillac Viandes "passe" maintenant deux vaches par semaine, douze cochons, dix agneaux, un veau et demi.

Le rayon traiteur compte depuis un mois un nouveau cuisinier, Nicolas Fernandez, et tourne à plein régime. Cet été 2018, le carpaccio de bœuf, les lasagnes, le cordon-bleu "maison", mais aussi la saucisse et le steak haché, deux produits d'appel, ont dopé les recettes.

Avec son espace élégant, clair et spacieux, les produits sont mis en valeur, l'offre s'est élargie aux fromages affinés (de Betty, enseigne toulousaine), aux jus de fruits et aux vins de Gaillac.

Thomas et David restent fidèles à des éleveurs de proximité, les Cransac, Delga, Amiel, Albenge et au "fait maison" (90% de la charcuterie et des plats cuisinés).

Cette réussite doit beaucoup à l'équipe et permet à Marc et Sylviane Bense de prendre le temps de vivre et de tremper les pieds à mi-temps sur la plage de Saint-Cyprien.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : une génération s'apprête à remplacer l'autre dans la famille Bense. Mais l'entreprise veut conserver ce caractère familial dans l'ambiance de travail et la relation avec les clients.

Le Bucks joue sa carte personnelle
mardi 13 nov. 2018
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Leur histoire est assez classique : après avoir longtemps servi chez les autres, vient avec la quarantaine l'envie de travailler pour soi. et ça donne le Bucks à Gaillac !

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Laurent Massas, orléanais de naissance, a fait son parcours professionnel en service dans de grandes maisons écossaises et londoniennes (trois ans), puis a passé treize ans en salle au château de Salettes. Isabelle, creusoise, l'a rejoint en 2007 pour servir elle aussi dans le restaurant de Cestayrols.

En 2013, un emplacement commercial s'est libéré en haut de la rue Jean Jaurès à Gaillac, où se trouvait une sellerie. Laurent Massas n'a pas tergiversé : c'était cette fois ou jamais.

Le 1er août, il a ouvert le Bucks – pas d'amalgame avec une enseigne internationale – dans un local en état d'exploitation immédiate. Restait le plus dur : se démarquer de la concurrence et affirmer le caractère du Bucks.

Très vite, il a trouvé un positionnement qui lui vaut une clientèle (beaucoup de jeunes) et un bon voisinage avec les confrères. Les spécialités du Bucks ? D'abord les cafés et les chocolats, déclinés en latte, capuccino chantilly, chocolats nature ou aromatisés au caramel, châtaigne, tiramisu, moka, vanille, menthe, fraise y tutti quanti. "Chauds ou froids", précise Laurent Massas.

Les thés arrivent d'Angleterre de la maison Whittard, qu'il a connue dans ses années londoniennes.

Depuis, Le Bucks a enrichi sa carte de smoothys, granités et "frapuccino". Un domaine où Laurent invente ses cocktails : ananas avec une pointe de girofle, framboise-romarin… L'art est dans le bon dosage des aromates. "Je mets du lait avec des glaçons au Thermomix, avec une pointe de chantilly dessus en finale".

L'été, le presse-agrumes tourne à plein régime. Ce "fait maison" a du succès, complété de snacks façonnés sur place en dix minutes. Le Bucks a trouvé sa place, les propriétaires se disent satisfaits, ils refont les peintures et attendent – avec les chocolats et thés chauds – le public de l'édition 2018 du Festival des Lanternes.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Laurent Massas et Isabelle ont réussi leur implantation, avec une démarche qui n'entre guère en concurrence avec les confrères limonadiers... et qui attire beaucoup de jeunes.

Une boulangerie artisanale, du pain au feu de bois sur Gaillac
lundi 12 nov. 2018
Du nouveau à Gaillac

La boulangerie artisanale de Tom et Lily existe depuis maintenant deux ans sur Gaillac. L’artisan boulanger fabrique une partie du pain à l’ancienne, cuit dans un four à bois, les flambades notamment. Rencontre.

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C'est un artisan boulanger comme on n'en voit presque plus. Un des derniers qui prépare son pain avec ses deux pétrins mécaniques, un "axe oblique" et un "bras plongeant", et le cuit au feu de bois, qui crépite dans sa boutique installée en plein cœur de Gaillac.

La boulangerie artisanale de Tom et Lily est installée au cœur de Gaillac, au 19 du boulevard Gambetta. Une vitrine très originale, une belle boulangerie en brique de pays où l’artisan boulanger fabrique son pain tous les jours de la semaine.

Le pain de chez Tom et Lily est apprécié des clients  : "Ceux qui y goûtent sont satisfaits. Le bouche-à-oreille fonctionne entre les clients". La Flambade, un produit phare de chez Tom et Lily, est même inscrit au répertoire du célèbre Gault et Millau.

Soucieux de l’environnement, notre boulanger utilise des farines broyées sur une meule de pierre, cette farine ayant une coupe plutôt grossière. D’autres sont généralement laissées volontairement avec une partie de l'enveloppe du blé, produites à partir de blés cultivés en large majorité dans le Tarn ; la meunerie est aussi toute proche. Ses pains étant cuits au feu bois, l'artisan boulager entretient son foyer quotidiennement, très tôt le matin.

Le boulanger fabrique du pain classique, des pains spéciaux et des viennoiseries. À chaque saison, de nouveaux pains sont présentés, le drakkar, aux herbes, à la figue, aux noix, invariablement de grandes réussites.

Découvrons la matinée de cet artisan

Mise au four des premiers pains (baguettes, flûtes, baguettes blanches), viendront ensuite les spéciaux, brioches et viennoiseries suivies de certaines gaillacoises et campagnardes. Je cuis ensuite durant toute la matinée à la demande du magasin.

Dorage à l'oeuf des viennoiseries et mise en étuve pendant approximativement 1h30 (la viennoiserie ayant besoin d'un minimum d’humidité pour lever dans de bonnes conditions je ne peux les laisser lever dehors).

Divisions des bacs de pâtes pétrie la veille et repos approximatif de 15 minutes.

Allumage du four à bois, façonnages à la main des diverses pâtes ayant maintenant reposé (Flambades, campagnardes et campagnards, gaillacoises et grandes gaillacoise). Mes pains spéciaux sont toujours mis en moule la veille pour une meilleure fermentation.

Micro gestion de ma chauffe, qui dure en moyenne 1h. Je répartis mon bois en feu plusieurs fois sur toute la longueur et la largeur du four afin d'atteindre la bonne température (étant donnée qu'il fait environ 11m², je ne peux pas juste allumer mon feu et le laisser se terminer tout seul). 40 minutes atteintes, je ramène mes braises sur le devant du four afin de finir de brûler le bois qu'il reste et de le remonter en température. Ceci pendant une quinzaine de minutes. J'évacue maintenant les braises dans l'étouffoir et passe un coup de balai.

Mise au four des Flambades et des fougasses à très haute température (aux alentours de 400°C) ; leur temps de cuisson est d'une durée de 7 à 12 minutes.

Je laisse maintenant reposer mon four pendant une dizaine de minutes afin de lui permettre de tomber un peu en température (310 à 340°C en fonction de la quantité et du poids de pâte à cuire).

J'enfourne enfin mes pains. Je commence avec les Tordu qui ont besoin d'un plus long temps de cuisson. J'y "insère" une certaine quantité d'eau car le pain à besoin de cette humidité afin de ne pas être terne et de bien développer sa grigne. Je continue avec des pains dégressifs en terme de poids (grosses pièces de levain suivies des gros campagnes et grosses gaillacoises) et termine avec les petits levains, les gaillacoises aux noix et les gaillacoises en fonction de la place qu'il me reste. Enfourner me demande en moyenne 20 minutes.

Cuisson pendant 15 à 20 minutes, puis je défourne au fur et à mesure de la cuisson voulue des pains. Ressuage des pains suivi de la mise en panetière au magasin.

Enfin, je peux commencer à fabriquer ma viennoiserie, qui a été pétrie la veille, pour le lendemain.

Je prépare aussi mes pétrins (blanc, levains, spéciaux) dans un ordre bien précis pendant les temps de froid de ma viennoiserie.

Une fois le façonnage de la viennoiserie terminé, je peux m'attaquer au gros pétrin tel que le blanc ou le levain. C'est à dire les peser, les diviser puis les laisser reposer pour enfin les façonner plus tard. Une fois façonnés dans leurs différentes formes et poids, je les laisse fermenter tranquillement en chambre froide (4 a 5°c) jusqu'au lendemain.

Je m'occupe maintenant du pétrissage de la gaillacoise, du campagne et de la viennoiserie, ainsi que de leurs pesées et mises en bac en chambre froide pour le lendemain.

Tous mes pains sont maintenant prêts, mes viennoiseries aussi et mon magasin s'est déjà bien vidé !

Il est 14h, je peux m'attaquer au nettoyage et au rangement du fournil.

Ce "roulement" de temps de fermentation ne me permet malheureusement pas de jours de repos.

Il faut aussi prévoir le chargement du bois à la scierie ainsi que son déchargement, ce qui prend beaucoup de temps dans la semaine.

Nous continuerons la découverte de ce travail pratiqué par un amoureux de son métier dans nos prochaines publications, alors, à bientôt !

Economie tarnaise : une petite pause dans la reprise
lundi 12 nov. 2018
Information

Après une année 2017 marquée par une franche croissance dans tous les secteurs, et un premier trimestre 2018 prometteur, l’activité du 2ème trimestre 2018 est en léger retrait et vient tempérer l’optimisme manifesté par les chefs d’entreprise en début d’année.

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Dans l’industrie et le bâtiment, le bilan reste positif et le commerce connaît une légère amélioration de sa situation, qui reste toutefois globalement préoccupante. C’est le tourisme qui, en revanche, connaît la dégradation la plus sensible. On notera également que les services, pour la première fois depuis longtemps, accusent eux aussi un tassement de leur activité.

Gérées avec prudence et rigueur, les entreprises tarnaises, dans leur ensemble, parviennent à maintenir à flot leur trésorerie, bien qu’elles connaissent toujours de réelles difficultés pour reconstituer les marges qui étaient les leurs avant la crise, et ce, dans tous les secteurs d’activité.

L’emploi reste stable ; c’est dans la construction qu’il enregistre le meilleur score.

"Dans ce contexte quelque peu tendu, les perspectives sont très mesurées, tant sur le chiffre d’affaires (notamment dans les métiers du tourisme) que sur l’indice de confiance, tous deux en net recul", indique la CCI du Tarn. Parmi les facteurs d’inquiétude : le manque de visibilité sur le long terme, la financiarisation de l’économie, les difficultés de recrutement. Principaux facteurs d’espoir : le développement et la croissance de nouvelles activités en plein essor, la relance de la consommation, le changement d’attitude d’un consommateur plus responsable.

L'industrie

L’activité dans le secteur de la mécanique poursuit sa progression. Les carnets de commandes sont bien garnis et offrent une visibilité acceptable, bien que les marges continuent de baisser. Le chiffre d’affaires du secteur agroalimentaire est en progression grâce à des prises de commandes dynamiques garantissant une bonne activité sur le moyen terme. Bien qu’irrégulière, l’évolution des effectifs est malgré tout favorable. Matériaux : le chiffre d’affaires est en léger repli. Les carnets de commandes, conformes aux prévisions, permettent au secteur du textile et du cuir d’assurer la stabilité de son activité et même de recruter. Le secteur du bois et de l’ameublement se maintient à un niveau d’activité satisfaisant.

Le bâtiment et les travaux publics

Le secteur du BTP est le gagnant de cette année 2018. La reprise s’est confirmée dans l’ensemble des secteurs, même si elle se révèle plus faible dans le second oeuvre. Après une longue période de vaches maigres, la bonne tenue de la demande assure du travail pour les mois à venir et les entreprises ont recruté. Le secteur se dit optimiste mais reste prudent.

Le commerce

Dans le Tarn comme dans d’autres territoires comparables, l’activité dans le commerce poursuit sa lente érosion. Le secteur reste dans le rouge. La fréquentation clients ne décolle pas réellement, malgré plusieurs événements organisés dans les villes du département : Castres Olympique à Castres, Nuit du Pastel et J’aime mon Marché Couvert à Albi, fan zones lors de la Coupe du monde de football dans tout le département.

Logiquement, l’emploi subit de légères réductions d’effectifs. On peut espérer que le programme national Action Coeur de Ville, dont bénéficient les villes d’Albi, Castres et Mazamet, va redonner des couleurs au commerce tarnais.

Les services

Le secteur des services aux entreprises, dont l’activité progresse régulièrement (fut-ce très lentement) est plutôt confiant, bien que les marges peinent toujours à se reconstituer et les trésoreries à se consolider. L’activité et l’emploi sont stables parmi les transporteurs et entreprises de logistique, dans un contexte de demande plus mesurée. Des intempéries, des grèves et des ponts ont perturbé l’activité.

Les services aux particuliers connaissent un net recul de leur chiffre d’affaires, ce qui constitue une nouveauté. Les carnets de commandes sont moins remplis, quel que soit le secteur d’activité. L’emploi, préservé jusqu’ici, pourrait en souffrir.

Tourisme et hôtellerie

Les conditions météo défavorables du printemps 2018 cumulées à des grèves dans les transports produisent un bilan d’activité peu satisfaisant dans le secteur de l’hébergement, des cafés et restaurants (HCR).

La moitié des établissements constate un chiffre d’affaires en baisse. Les nouvelles pratiques des consommateurs, qui réservent à la dernière minute et pour des séjours de plus en plus courts, ne permettent pas aux professionnels de se projeter avec sérénité. Quelques hôteliers dénoncent une offre d’hébergements supérieure à la demande avec le développement de logements type Airbnb et d’une concurrence déloyale. Les marges ont du mal à être conservées et le niveau de la trésorerie continue de s’éroder. L’emploi est en recul, notamment dans la restauration qui rencontre des difficultés de recrutement.

Chiffres Tarn

  • 16.405 établissements (registre du commerce et registre des métiers).
  • 6.705 activités de service (+ 521 en 2 ans).
  • 5.796 activités de commerce (+ 199 en 2 ans).
  • 3.904 activités industrielles (+ 342 en 2 ans).
  • Taux de création : 6%.
  • Chiffre d’affaires à l’export : 605 M€.
  • Emplois salariés du privé : 78.100 (+ 1,3% sur un an), dont 20% dans l’industrie, 8% dans la construction et 72% dans le tertiaire et le commerce.
  • Taux de chômage (fin 2ème trimestre 2018) : 9,7% (France : 8,9% ; Occitanie : 10,7%).
  • Demandeurs d’emploi de catégorie A : 20.740 (10.440 femmes et 10.300 hommes).

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : la Verrerie d'Albi.

Le marché de Noël de Gaillac change de dimension
vendredi 2 nov. 2018
Attractivité du territoire

Les grandes lignes du marché de Noël édition 2018, place de la Libération à Gaillac, sont actées. Les dates d'abord, du 1er décembre 2018 au 6 janvier 2019 pour l'espace dédié aux producteurs et créateurs, et jusqu'au 6 février pour les restaurants, dont la liste est bouclée.

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Il s'agira de Cuisine sans dépendance (le chef toulousain Yannick Delpech), le Bouchon gaillacois, Chez Germaine, Au Fil des Saisons, La Verrerie et l'Ispiens Port, qui prendront chacun deux pagodes, c'est-à-dire 6 m de façade. Deux autres alterneront un mois chacun avec une pagode : l'Auberge du Parc et Ma Grand-Mère s'appelait Suzanne.

Le rectangle restauration restera sur le haut de la place avec un velum de protection. Deux établissements au pied de la statue d'Hautpoul, un bar à vin et un bar à bière (La Berlue) constitueront un écran contre le courant d'air.

L'organisation prend une précaution supplémentaire contre le vent en installant des bâches sur les angles. Le manège sera déplacé vers le bas de la place, le temps du marché, pour céder la place à un restaurant.

Saveurs du Tarn et Agropoint géreront la partie centrale réservée aux 28 producteurs et créateurs.

La disposition change avec une double travée centrale et deux latérales qui regardent vers l'intérieur de la place. "L'an dernier, les stands ouverts sur la route et la façade étaient défavorisés, nous en avons tenu compte", indique Francis Ruffel, adjoint au maire.

Cerise sur le gâteau, du 1er décembre au 6 février, une patinoire sera installée dans l'amphithéâtre.

La billetterie physique du festival des Lanternes sera tout entière au pôle culture et attractivité. Les visiteurs devront ensuite traverser le marché de Noël, emprunter la rue Portal et la place du Griffoul pour se rendre au parc et assister au Festival des Lanternes. Idem pour ceux qui descendront des navettes, dont le terminus se situera en haut de la place de la Libération (au rond-point du Barri). Ce dispositif a été conçu pour favoriser les commerçants sédentaires.

Le cheminement continuera par la rue du Château-du-Roy. Mais si elle est saturée, elle sera fermée, un itinéraire se mettra alors en place par la rue Jean-Jaurès et le boulevard Gambetta.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le vin chaud devrait susciter le même engouement que l'an dernier. L'édition 2018 du marché de Noël a mis l'accent sur les créateurs et sur les produits locaux.

À la (re) découverte du cuir graulhétois
jeudi 1 nov. 2018
Emploi

C'est avec une certaine surprise que la vingtaine de salariés en insertion des chantiers de l'association Léo-Lagrange a accueilli la présentation faite de la filière Cuir de Graulhet par Marion Pelegry, de l'office du tourisme Bastides et Vignoble du Gaillac, à l'occasion de l'opération "Graulhet, Le cuir dans la peau".

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Cette surprise est à la mesure de l'écart de représentation que peuvent avoir les demandeurs d'emploi avec ce secteur.

"Nous avons souhaité que les salariés en insertion participent à cette journée pour qu'ils puissent par eux-mêmes recueillir les informations concernant ce secteur d'activité et qu'ils puissent se faire leur propre idée des métiers", précise Frédéric Pallier, directeur du foyer Léo-Lagrange de Graulhet.

Au fil de la visite de l'entreprise Fourès qui a ouvert ses portes, les salariés en insertion ont pu (re) découvrir les métiers de la maroquinerie et interroger directement la dirigeante de l'entreprise sur les métiers, les opportunités et les processus de recrutement dans le secteur de la maroquinerie.

Les produits réalisés à la main à Graulhet par l'entreprise Fourès, labellisée EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) sont distribués dans 500 points de vente en France ainsi qu'à l'étranger.

Les visiteurs ont pu découvrir l'exigence de qualité mais aussi le cadre spécifique du travail en atelier.

L'image qu'ils avaient de la filière cuir a été largement contredite par la vision de cette entreprise dynamique, moderne et passionnée. Il reste maintenant à savoir si cette évolution se traduira par l'émergence de projet professionnel dans ce secteur économique prépondérant du bassin graulhétois.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : visite des salariés en insertion des chantiers de l'association Léo-Lagrange chez Les ateliers Fourès.

"Graulhet, Le Cuir dans la Peau" : une opération portes ouvertes sur les savoir-faire spécifiques de la filière cuir de Grauhet
mardi 30 oct. 2018
Evènement

Loin de l'image de déclin qui lui colle à la peau, la filière cuir de Graulhet compte aujourd'hui 80 entreprises qui emploient 650 personnes. Les 24 et 25 octobre 2018, l'opération "Graulhet, Le Cuir dans la Peau", portée par l'office de tourisme de Gaillac | Graulhet Agglomération, a permis de visiter des entreprises, de découvrir le travail du cuir ou de profiter de ventes d'usine dans des boutiques éphémères ouvertes en centre-ville.

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C'est par centaine que le public s'est inscrit pour les visites d'entreprises.

De la fabrication à la main d'emporte-pièces à la négociation avec les grandes marques en passant par le travail du cuir sur machine, la filière cuir sur le bassin graulhétois représente tout un écosystème. "Ce n'est pas tout à fait de l'artisanat, le travail est segmenté, mais pas tout à fait une industrie non plus car il n'y a pas de machine qui transforme la peau en sac", souligne-t-on aux Ateliers Fourès, qui a accueilli le 24 octobre 2018 l'inauguration de l'opération "Graulhet, Le Cuir dans la Peau". Ici, plus de 400 manipulations sont nécessaires pour créer un sac.

L'événement de l'office de tourisme permet de rencontrer celles et ceux qui les réalisent. Quatre des entreprises du circuit bénéficient du label "Entreprise du Patrimoine Vivant" (EPV), qui distingue le savoir-faire d'excellence des artisans et industriels français. Ce label – entre autres – permet aux entreprises du secteur d'exporter leur production.

Manque de main-d'œuvre

Cuir dans la peauL'exportation de produits de qualité vers l'Extrême-Orient, comme l'Amérique du Nord ou l'Europe du Nord, est une des clefs de ce secteur d'activité qui est aussi en pleine mutation avec la vente directe sur internet.

Pour les visiteurs, il s'agit parfois de découvrir certains des secrets de la fabrication d'objets qu'ils aiment, un univers dans lequel travaillent des proches ou encore des opportunités d'emploi. Car ce secteur dynamique manque de main-d'œuvre et a du mal à recruter.

Ce qui est certain, c'est qu'après avoir visité les ateliers, découvert le travail que demande la fabrication des pièces de maroquinerie, le savoir-faire et la précision d'exécution, le regard est forcément différent tant sur ces objets du quotidien et sur les hommes et les femmes qui leur donnent vie.

Des visites et des ateliers

Lors de l'édition 2017, 815 personnes avaient franchi les portes des entreprises et 200 de la Maison des Métiers du Cuir. La filière cuir à Graulhet, qui regroupe 80 établissements et représente 650 emplois, est à nouveau sous le feu des projecteurs, les 24 et 25 octobre 2018, à l’occasion de la deuxième édition de la manifestation "Le Cuir dans la Peau".

Organisé par l’Office de tourisme Bastides et Vignobles du Gaillac, cet événement, soutenu par l'association d'entreprises Graulhet le Cuir et le Conseil National du Cuir, propose des visites d’entreprises et des ateliers d’initiation autour du travail d’un matériau aujourd’hui bien connu, confectionné à partir de peaux d’animaux.

"L’opération avait débuté en 2017 avec de très belles retombées. L’objectif est de montrer au grand public le savoir-faire des métiers du cuir. On a la chance à Graulhet d’avoir une filière complète et qui travaille environnementalement parlant sans aucun reproche", argumente Claude Fita, maire de la ville et vice-président de l’agglomération Gaillac-Graulhet. Une filière qui, pour Florence Bélou, conseillère municipale, communautaire et vice-présidente du conseil départemental, "contribue à servir l’excellence".

19 entreprises pour 1.600 visiteurs attendus

Pour cette deuxième édition de "Graulhet, Le Cuir dans la Peau", 19 entreprises ont joué le jeu. Pour certaines (Daniels Bijoux, Frandi, Bandit Manchot, Baxo…), cela a même été une véritable première. Parmi ces 19 entreprises, 7 maroquineries (dont 4 dotées du label Entreprise du Patrimoine Vivant), 4 mégisseries, mais également 6 entreprises dans les techniques du cuir et 2 dans la "seconde vie des mégisseries" qui abritent la médiathèque et la brasserie Les Vignes.

L'office de tourisme a prévu de nombreuses animations autour de l'opération, pour les enfants des ateliers gratuits, pour Cuir dans la peaules adultes un mini-marché d'artisans et des ateliers d'initiation à la Maison des Métiers du Cuir. Les commerçants de la ville proposent un jeu de piste, la médiathèque une exposition sur la Mappa Mundi (dessinée sur cuir au VIIIème siècle). Même les restaurateurs rejoignent le mouvement en permettant des préréservations. Sabine Brosse affiche l'objectif : "Pour cette édition, nous visons plus large que le seul public local. Tous les Tarnais sont concernés".

L’expérience des visites dure généralement entre 45 minutes et 1 heure. Un cadeau, un porte-carte en cuir, fabriqué par les élèves de la section maroquinerie du lycée Riess de Mazamet, est offert à chaque participant. A noter que 33 de ces lycéens viendront en novembre 2018 visiter trois entreprises de la filière cuir et rencontrer les responsables de l'association Graulhet le Cuir, dans l'idée de nouer des liens entre actuels et futurs professionnels de la filière.

"Graulhet a inventé le cuir stretch pour des leggings très haut de gamme", précise Sabine Brosse, Directrice de l'office de tourisme Bastides et Vignobles du Gaillac. "Ce capital de savoir-faire, le public le découvre à travers les visite d'entreprises que nous proposons". L'office de tourisme assure l'accueil, le chef d'entreprise guide les visiteurs qui bénéficient de boutiques éphémères en centre-ville avec tarifs d'usine.

"Le Cuir dans la Peau" est aussi l’occasion pour les professionnels de nouer des liens. En octobre 2017, des représentants de grandes marques du luxe s’étaient rendus, incognito, sur place, pour prendre la température d’une filière qui semble désormais avoir trouvé un nouveau souffle.

"Graulhet reste une pépite dans les métiers du cuir conclue Sabine Brosse. C'est le seul site de France où tous les métiers de la filière sont représentés, de la mégisserie à la fabrication ou réparation d'outils spécifiques et à la revente". 650 salariés et 80 entreprises en font leur activité, valorisée ensuite par des maisons de luxe, comme Vuitton ou Chanel.

 

Sources : la Dépêche du Midi et le Tarn Libre - Lire les articles en ligne ici, ici, et .

Illustrations ci-dessus : les visites portent sur tous les métiers du cuir et ouvrent sur des boutiques éphémères avec des prix d'usine ; acteurs et partenaires de l'opération "Graulhet, Le Cuir dans la Peau", réunis à la Maison des Métiers du Cuir, le 9 octobre 2018.

Illustration ci-dessous : l'inauguration de l'édition 2018 de l'opération Cuir dans la peau a eu lieu cette année dans les ateliers de la maroquinerie Fourès.

Pôle Emploi et maroquiniers font bon ménage sur le bassin graulhétois
lundi 29 oct. 2018
Emploi

Dans le cadre des actions en faveur des métiers en tension, l'agence Pôle emploi de Graulhet se mobilise pour les métiers de la maroquinerie.

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Mercredi 24 octobre 2018, trois maroquineries ont accepté d'ouvrir leurs portes au recrutement, et 16 demandeurs d'emploi se sont succédé sur l'après-midi en disposant d'un quart d'heure pour présenter leur profil et démontrer leur envie de travailler dans ce secteur.

"Ils ont, avant de rencontrer les employeurs, été préparés par un conseiller à l'emploi afin de convaincre de leur motivation, de leur capacité à s'adapter et à apprendre, pour la plupart d'entre eux, un nouveau métier. En effet, tous ne sont pas issus du travail du cuir, mais ils ont des habiletés, des compétences qui pourront être transférées sur les différents postes proposés, piqueur-coupeur monteur", envisage Cathy Cabrit, la directrice de l'agence locale de Pôle Emploi, qui aidera les entreprises et les demandeurs d'emploi par la mise en place de périodes de formation en atelier ou/et en centre de formation.

"Pôle Emploi, qui aujourd'hui s'attache plus aux compétences développées qu'aux métiers occupés par le passé, a répertorié 14 profils intéressants et on sait que les employeurs sont très attachés à ces savoir-être professionnels et les demandeurs d'emploi en entretien y seront confrontés. Les savoir-faire restent bien sûr indispensables, ce sont aussi les connaissances pratiques, la maîtrise que l'on a d'un poste, d'un marché ou d'un produit spécifique".

Flavien Dias, le gérant de Baxo Maroquinerie, a donc reçu son quota de candidats mercredi 24 octobre 2018. Et le chef d'entreprise se veut optimiste quant aux capacités de cette action locale. "Nous avons pu sélectionner deux ou trois candidats qui semblent intéressants. Nous leur proposons un essai qui après un contrat de formation peut déboucher sur un CDI. Nous envisageons de former ces personnels sur place car chaque maroquinerie a ses techniques".

Sacs à main et petite maroquinerie, la plupart pour des grandes marques, sortent de l'atelier de la rue de l'Artisanat qui emploie actuellement 25 personnes.

"La minutie reste la plus grande qualité de notre personnel", assure Flavien Dias.

Pôle Emploi complète le profil en mettant en avant les capacités d'adaptation, la gestion du stress, la rigueur et la persévérance. Mais force est de reconnaître, d'un côté comme de l'autre, qu'aujourd'hui, une bonne piqueuse n'est plus aisée à recruter.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Laetitia en recherche d'emploi, reçue par Flavien Dias dans le hall-expo de Baxo.

Pôle Emploi cible les métiers "en tension"
lundi 29 oct. 2018
Accompagnement des entreprises

L'agence Pôle Emploi de Gaillac poursuit sa mobilisation dans la mise en œuvre d'actions sur les métiers en tension ; depuis septembre 2018, toutes les semaines, des demandeurs d'emploi et des recruteurs bénéficient d'actions ciblées : sessions de recrutement, informations collectives sur les métiers, visites d'entreprises…

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Et cela va se prolonger jusqu'en décembre 2018 dans le cadre de l'opération #versunmetier.

Le domaine du service à la personne est l'un des nombreux secteurs "en tension" : 340 offres déposées au cours des 12 derniers mois sur le bassin d'emploi de Gaillac et un taux de difficulté à recruter de plus de 90% (données internes à Pôle Emploi).

C'est pourquoi, depuis 3 ans, l'agence de Gaillac, autour de son équipe dédiée aux entreprises, organise des rencontres mensuelles avec les employeurs du secteur de l'aide à la personne. En octobre 2018, une action plus globale a été organisée : profilage de candidats par compétences, présentation collective du secteur et des métiers, Evaluations des Capacités et Compétences Professionnelles (ECCP), préparation à l'entretien d'embauche…

Toutes ces actions pour aboutir, jeudi 11 octobre 2018, à un job dating, en coopération avec la Maison Commune Emploi Formation (MCEF) de l'Ouest du Tarn : 5 entreprises (Ages sans frontières, ADMR, Coordination à domicile, Ménage Service, Promaid) et 30 demandeurs d'emploi ont répondu présent (26 femmes et 4 hommes).

Zoubida, Saliha, Geneviève, Blanca, Laetitia et Chantal, âgées de 32 à 60 ans, ont bénéficié de l'atelier "5 minutes pour convaincre" ; elles sont unanimes : "On a appris quelque chose de nouveau et ça a été intéressant pour nous. Ça a été enrichissant. Nous sommes contentes d'avoir suivi la préparation, on nous a dit d'être nous-mêmes pendant l'entretien ; ça, c'est très important".

Côté employeurs, la satisfaction est là aussi ; ils notent des profils en adéquation avec les besoins et des candidats bien préparés pour l'entretien. M. Gayral (Ages sans frontières) témoigne : "ils ont répondu du tac au tac, avec une posture plus assurée".

Cette action aura donné lieu à 62 entretiens (en moyenne 12 par structure) et plus de 30 intentions d'embauche.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : ici, un entretien avec Coordination à domicile. Le job dating du 11 octobre 2018 avait été longuement préparé en amont. Le résultat – 30 intentions d'embauche sur 62 entretiens – est probant.

Sur le Rabastinois, Intermarché se met en 4 pour son territoire
samedi 27 oct. 2018
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Le projet est toujours en cours, mais encore suspendu aux différentes institutions dont les compétences s’entrecroisent, et devrait voir le jour à l'entrée de la zone d'activités communautaires des Massiès à Couffouleux, où Gérard Mignot, propriétaire et dirigeant du magasin Intermarché de Rabastens, envisage d’ouvrir une station d’essence et de lavage.

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" L’endroit est intéressant, la zone d'activités se développe et c’est à proximité immédiate de l’autoroute" explique Gérard Mignot, propriétaire et dirigeant du magasin Intermarché de Rabastens.

Il se dit prêt, se tient prêt, tandis que le dossier s’attarde entre la commune, l’agglomération et le département pour une question d’accès routier.

Gérard Mignot a bon espoir de mener à son terme cette nouvelle implantation. Il a le temps. C’est en 2013 qu’il est arrivé sur le Rabastinois en rachetant la société Lavira, propriétaire du site et de l’enseigne des Mousquetaires. Illico, il investit dans un nouvel espace qu’il rapproche du village. 1.500 m² de commercial sortent ainsi de terre. Ce nouvel Intermarché, d’un tiers plus vaste, ouvre en février 2014. Depuis, le chiffre d’affaires a bondi de 2,5 points pour s’établir aujourd’hui à 7,5 millions d’euros annuels.

La grande distribution d’emplois et de dons

Le magasin a été doté de nombreux services, de la location de véhicules à la photocopieuse en passant par la laverie automatique "pour créer de l’attractivité car l’essentiel des résultats, c’est l’alimentaire !" précise Gérard Mignot.

Lequel tente aussi de développer sa gamme de produits issus de la production ou des savoir-faire locaux. Par souci des nouvelles aspirations de consommation et du territoire : "Mon entreprise n’a pas lieu d’être sans son territoire".

De fait, Intermarché se pose comme le plus gros pourvoyeur d’emplois pour les étudiants du coin, à l’année ou en remplacements des congés d’été. Des jeunes qui comptent parmi la trentaine de collaborateurs du magasin.

Le soutien aux associations, culturelles comme sportives, reste également un incontournable avec une originalité : "Nous ne donnons que nos produits, jamais d’argent. Pour 2017, le soutien à l’associatif local a ainsi représenté environ 10.000 euros".

Au-delà des dons, Gérard Mignot est ouvert à d’autres formes de partenariat ou d’interaction. Notamment avec les créatifs. 

 

Source : l'Echo de la locale.

Illustration ci-dessous : Gérard Mignot, dirigeant du magasin Intermarché de Rabastens (photo : Corentine Charier).