Actualités

Après 20 ans de toiletteuse canine, elle déménage et ouvre un centre de formation à Graulhet
vendredi 9 oct. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Début 2021, Isabelle Lechevalier fêtera ses 20 ans d’installation sur Graulhet. La toiletteuse canine maintes fois sur les podiums des épreuves nationales et internationales, vainqueur des Ciseaux d’Or, a d’abord ouvert son salon rue Verdaussou, aujourd'hui devenu trop exigu pour accueillir les multiples activités de cette spécialiste reconnue par ses pairs.

Lire la suite



Depuis ce mois d’octobre 2020, Isabelle Lechevalier vient d’installer sa société "A l'eau les chiens" dans un ancien cabinet de kinés puis atelier d’artiste peintre, rue du docteur Bastié à Graulhet.

Un déménagement qui lui a autorisé l’aménagement de son nouvel outil de travail sur 250 m². Les locaux abritent désormais douze postes de travail, huit postes de lavage, autant de séchage, une salle de cours de vingt pupitres, une salle de repos, un hall d’accueil et des dépendances.

En effet, Isabelle Lechevalier a aussi rapatrié ses activités toulousaines de formation au métier. "Je suis partagée entre trois activités : le toilettage canin, la formation initiale des élèves futurs toiletteurs et la formation de perfectionnement pour ceux qui sont déjà installés".

Plus d’aller-retour Graulhet-Blagnac, comme elle les faisait depuis 12 ans. Et les élèves de toute la France ont appris à situer Graulhet sur la carte.

Telles Florine qui envisage de monter son salon dans la région lyonnaise, Noémie de Montauban, ou Nadège de Lacrouzette qui ont l’intention de faire de-même. Toutes trois assidues. Les cours avec intervenants abordent le toilettage ciseaux, le toilettage terriers, la coupe-ciseaux spéciale poils lisses, le massage, les gestes et postures et même le toilettage de concours ou commercial des chats, pour ce qui est des thèmes de cette fin d’année.

"C’est vrai que ce déménagement m’a permis de regrouper mes activités, et d’accueillir plus confortablement les clients et leurs chiens ou chats".

Ne pensez pas Isabelle Lechevalier, toiletteuse et professeur, endormie sur quelques lauriers. Non, la quinquagénaire est en cours d’accession au titre de juge national, après avoir été nommée membre de jurys pour les concours de meilleurs apprentis de France. Une notoriété qui largement dépasse le cadre départemental, régional et même national.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Isabelle Lechevalier avec trois de ses stagiaires et un joli Bouvier Bernois passé par leurs mains expertes.

Relance du café Saint-Louis à Lisle-sur-Tarn
jeudi 8 oct. 2020
Du nouveau sur l'Agglo

Cela faisait déjà quelques jours que le bruit circulait au cœur de la bastide Lisloise. C'est désormais officiel : François Raposo a repris les destinées du café-PMU "le Saint-Louis", situé sous les couverts lislois en plein coeur de la Bastide.

Lire la suite



Après près de 20 ans dans le bâtiment, François Raposo se lance dans une nouvelle aventure, un nouveau défi.

Il n’a jamais eu les 2 pieds dans le même sabot et sa tonicité est légendaire. Il a toujours rêvé de s’occuper d’un tel établissement, il avait même lorgné sur d’autres affaires de la sorte sans que cela puisse se concrétiser. Dans ses projets, il avait même eu l’idée de monter un bowling, mais ça, c’était il y a quelques années.

Il a saisi cette opportunité sur la place aux arcades de la Bastide Lisloise.

Comme il le dit : "j’ai toujours aimé l’âme de ce village, toujours animé et ce que j’aime aussi, c’est avant tout le contact avec les gens, cet esprit de convivialité. Le soleil est de bonne heure sur la terrasse du Saint-Louis, un bien pour l’hiver. Mon but est aussi de faire évoluer cette affaire et j’ai prévu quelques travaux de "rajeunissement" au printemps. Je souhaite amener une touche snacking, apéro-tapas en travaillant avec les locaux et peut-être plus tard des soirées musicales…".

Bien que d’origine peyrolaise, il a joué de très nombreuses années au club de foot loisirs local. En bon latéral qu’il était, il affectionnait particulièrement les relances.

On sent François déjà bien chez lui au sein du Saint-Louis où il continuera toujours le point PMU et Française des Jeux. Bienvenue à François sous les couverts lislois et une bonne retraite méritée à José et Marie-Claire.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : François Raposo aux destinées du bar-PMU Saint-Louis.

Ils créent depuis Graulhet des porte-masques anti-Covid en cuir
lundi 5 oct. 2020
Du nouveau à Graulhet

Spécialisée dans la maroquinerie et les accessoires en cuir fabriqués localement, l’entreprise Rue des artisans a été inspirée par la crise sanitaire. Elle crée aujourd’hui des… porte-masques !

Lire la suite



Le cuir peut être à la mode, mais il peut aussi être dans l’actualité avec les étuis à masques de la Rue des artisans. L’entreprise propose en effet de commercialiser, via Internet, des produits réalisés par des artisans locaux.

La Rue des artisans a été créée en 2008, un an avant le lancement du site. "L’idée était d’utiliser la modernité d’internet pour promouvoir le savoir-faire local et artisanal et le goût du travail bien fait", rappelle Cédric Donnaint, créateur et gérant.

Si au début, le projet était de s’adresser à toutes les formes d’artisanat, la complexité de la tâche a conduit l’équipe à changer son fusil d’épaule assez vite pour se consacrer à un seul type de produits. Le site ne propose ainsi que de la maroquinerie fabriquée localement.

En parallèle à cette activité, l’entreprise a aussi créé sa propre marque, toujours en travaillant en circuit court pour maîtriser la qualité, les coûts, et donc… les prix. L’entreprise compte trois salariés et une centaine d’artisans dans son réseau.

Des porte-masques

"C’est une idée perso. Quand il a fallu porter le masque, il a aussi fallu l’enlever. On se retrouvait en ville ou en voiture sans savoir où le poser. On fait des portefeuilles, des porte-cartes, des porte-monnaie… On fait des porte-masques", explique Cédric Donnaint.

Tout a commencé par un travail avec le prototypiste pour que cela soit confortable, facile à mettre dans la poche et simple à fabriquer pour ne pas avoir de coûts rédhibitoires.

Depuis la fin du confinement, les accessoires sont fabriqués dans l’usine située juste à côté de l'entreprise de Cédric Donnaint.

"Ça marche bien au point qu’on a des entreprises qui, des produits cosmétiques au jet privés, nous ont contactés pour en faire un produit de promotion", confie Cédric Donnaint. Il souligne : "Ils sont toujours vendus par deux. À chaque étui acheté vous pouvez en offrir un à un personnel soignant ou à une personne que vous avez envie de soutenir". 

500 commandes ont été passées pour un millier d’exemplaires écoulés à ce jour.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Cédric Donnaint, créateur et gérant de la Rue des artisans.

Bernard Plageoles, vigneron vendange tardive
samedi 3 oct. 2020
Attractivité du territoire

S'il n'a lui-même rejoint le vignoble familial qu'à la trentaine, Bernard Plageoles a transmis le domaine à ses deux fils, Romain et Florent, tout en s'y impliquant au quotidien.

Lire la suite



Sur les hauteurs de Cahuzac-sur-Vère, il n'est pas rare de croiser la mine enjouée de Bernard Plageoles. Dans le domaine de trente hectares qu'il a transmis depuis cinq ans à ses deux fils, Romain et Florent, le sexagénaire n'est jamais bien loin. Lui qui a grandi sur le site ne peut totalement se détacher d'un cadre qui l'a vu pousser en tant qu'homme et viticulteur. "Je reste impliqué car je suis un passionné de vin", avoue-t-il tout en reconnaissant qu'il évite, autant que possible, de mettre son nez dans les affaires gérées désormais par sa descendance.

Baroudeur durant sa jeunesse

Il faut dire que l'intéressé a de qui tenir. Fils de Robert, historien et ampélographe du domaine tarnais, à l'origine du retour de cépages ancestraux, Bernard a d'abord voulu se démarquer de cette famille présente sur le site de Cahuzac depuis sept générations.

Baroudeur dans l'âme, le vigneron a attendu sa majorité pour prendre son baluchon et voler de ses propres ailes. "C'était un choix, je faisais partie des anti-Tanguy, de cette génération qui ne demandait rien aux parents, explique le Cahuzacois. Pendant un temps, j'ai récupéré des vieux papiers, j'ai également taillé des arbres du côté de la région d'Agen".

Mais les racines et le vignoble gaillacois ont eu raison de ses envies d'ailleurs.

Revenu en 1983, à l'âge de 30 ans, il accompagne son père dans le développement du patrimoine familial et œuvre pour en faire un site propre. "La vie est faite de rencontres. Et celles que j'ai pu faire au cours de ma carrière m'ont permis de voir qu'il était possible de faire du vin sans sulfites".

Petit à petit, il accompagne le passage du domaine au zéro produit chimique jusqu'à son exécution, en 1995, date à laquelle les Plageoles abandonnent les produits de synthèse. "J'ai réappris à faire les gestes que font les vignerons depuis la nuit des temps. J'ai observé et transmis ce que je savais".

Revoir le modèle du domaine familial

Dans cette quête d'évolution perpétuelle, Bernard se nourrit de nouvelles connaissances, bichonne les cépages étudiés par son père et plantés dans le domaine. Le Duras tout d'abord, l'Ondenc par la suite, le Prunelart dès 1992, le Mauzac noir trois ans plus tard ou encore le Verdanel à la fin des années 1990.

"Aujourd'hui, il faut s'arrêter et réfléchir. Il ne faut pas se contenter de vendre et de prendre le chèque à la sortie. Certes, la question économique est à prendre en considération. Mais avec la période que nous venons de traverser, il doit y avoir une remise en question. Je sais que mes fils vont étudier la question du fonctionnement du domaine, revoir peut-être sa taille à la baisse, réfléchir à l'apport de bras supplémentaire ou encore revoir leur système de vente".

Bernard, lui, ne sera jamais très loin pour apporter ses conseils. Notamment si de nouveaux cépages doivent voir le jour comme le géant de Palestine ou le Pipoul noir "qui était implanté dans les domaines de Cahuzac auparavant".

 

Source : Le Journal d'Ici - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Bernard Plageoles, viticulteur à la retraite mais toujours passionné de vin.

Un Ecopole médical s’installe place Bosquet à Graulhet
vendredi 2 oct. 2020
Du nouveau à Graulhet

En présentant son projet, Jérôme Montbroussous, le pharmacien de la place Bosquet à Graulhet tient à lever toute ambiguïté. "Je suis autant investi dans la recherche de praticiens pour la Maison de santé que dans le projet d’Ecopole que je porte. L’un va avec l’autre. Il en va d’une certaine complémentarité et d’un besoin sur la ville".

Lire la suite



Un Ecopole médical dont il annonce l’ouverture dans sa version définitive en début d’année 2021 et qu’il envisage dans sa conception, accueillante et végétalisée.

Un complexe de 1.000 m²

C’est un complexe qui s’étalera sur 1.000 m², riverain de la place Bosquet en centre-ville de Graulhet, incluant l’ancien BMS, un ex-cabinet dentaire, plusieurs dépendances et des parcelles amenées à accueillir des modules bâtis suivant les orientations.

C’est la société locale Malié, spécialisée dans ce genre de construction, qui sera chargée d’aménager les lieux, en modules simples ou à étages.

Déjà, trois médecins généralistes et un orthopédiste se sont installés. À terme, un psychologue, un orthoptiste, une sage-femme, un hypnothérapeute et deux infirmières ont réservé leur place.

"Le complexe pluridisciplinaire pourra s’agrandir et se développer avec les médecins et des para-médicaux suivant les circonstances. Les extensions en rez-de-chaussée et étages sont envisagées" assure Jérôme Montbroussous, qui a déjà reçu trois modules actuellement aménagés en hall d’accueil, salles d’attente et bureaux de consultations.

L’ancien local de BMS abrite déjà une structure dédiée au secteur oncologie, avec confection de prothèses mammaires et capillaires. Juste à côté, Jérôme Montbroussous s’est réservé un bureau destiné à abriter ses consultations sur le thème qui lui est cher – il a écrit un livre sur le sujet – de santé et diététique du sportif.

"Ce projet est le fruit du travail réalisé avec des personnes indépendantes. Il est né d’une réflexion sur la situation médicale de la ville. Mais je le répète, l’Ecopole comme la Maison de santé sont complémentaires et sont à même de satisfaire les besoins sur le bassin".

Les Graulhétois en crainte d’un "désert médical" devraient apprécier la démarche.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Jérôme Montbroussous devant le terrain à l’arrière du complexe, destiné à accueillir d’autres cabinets de consultation.

A Gaillac, Main d’Afrik porte l’artisanat et les cultures africaines
jeudi 1 oct. 2020
Du nouveau à Gaillac

Le 15 septembre 2020, après plusieurs semaines de travaux, Juliette Bousquet à ouvert Main d’Afrik, au bas de la rue Portal au coeur du centre-ville commerçant de Gaillac, sur le site de l’ancien magasin de chaussures Barthe-Lugan. D’emblée, elle précise le contenu et les orientations de ce projet qu’elle porte depuis longtemps.

Lire la suite



"La culture africaine se perd. Mon objectif est de la faire découvrir dans sa diversité".

Juliette Bousquet ajoute qu’elle ne vend pas "des babioles africaines", mais bien des produits et objets issus d‘un authentique artisanat, menacé par les contrefaçons asiatiques.

Elle s’approvisionne exclusivement en Afrique et ne veut pas réduire les masques, bancs, et autres poupées à des éléments de décoration, même s’ils méritent l’appellation de "beaux objets".

Elle a posé beaucoup d’étiquettes expliquant leur origine, leur place dans les cultures locales, leur fonction dans le quotidien ou dans les rites de la vie et de la mort.

Les objets véhiculent une histoire

Un banc de circoncision porte les souffrances des enfants, les petits masques colorés sont des "passeports". "Avant la colonisation, ils servaient aux voyageurs à identifier leur provenance quand ils entraient dans le territoire d’une autre ethnie".

Un tableau des dignitaires bamiléké, sculpté dans la masse, avec le visage du chef au centre et, en couronne, ceux des sages. Des statues funéraires punu, des chapeaux - corolles aux tons vifs - que les chefs bamiléké arboraient lors des grandes fêtes, des poupées namji, longilignes ou callipyges, recouvertes de perles et coiffées de cauris, qui donnaient aux jeunes femmes la fertilité, un piquet de lit touareg…

Main d’Afrik porte le continent dans la longue durée, où, n’en déplaise à un ex-président, l’homme noir était déjà dans l’Histoire.

La boutique propose des objets de tous les jours : coussins, sacs à main ou à provisions. D’autres vont arriver.

L’artisanat africain est assez riche pour donner à Juliette Bousquet l’occasion de surprendre et de poursuivre, au-delà de l’acte commercial, le but qu’elle s’est fixé : faire connaître ces cultures immémoriales toujours vivantes que la mondialisation menace pourtant de passer au laminoir.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Juliette Bousquet compte faire connaître les cultures africaines à travers leur artisanat, loin des clichés sur les "babioles africaines" et des contrefaçons.

Visite départementale dans le Vignoble gaillacois
lundi 21 sept. 2020
Accompagnement des entreprises

Dernièrement, Christophe Ramond, président du conseil départemental, est venu à la rencontre de vignerons de Lisle sur Tarn durant ces vendanges 2020 dans le Gaillacois, accompagné de Didier Houlès, vice-président du Département et d’Agropoint Saveurs du Tarn, et de Maryline Lherm, conseillère départementale et Maire de Lisle sur Tarn. Ce fut l’occasion de réaffirmer le soutien départemental pour les vignerons.

Lire la suite



Les élus se sont rendus sur les Domaines de Long Pech, le Château Clément Termes et le Domaine Sarrabelle.

La filière viticole sur le département représente 6.500 ha, 330 viticulteurs dont plus d’une centaine en vigneron indépendant.

Cette rencontre a permis des échanges intéressants, comme lors de la visite de cave au Château Clément Termes. Olivier David a présenté la situation au sein même de la cave où les premiers jus de l’année ont été goûtés, une belle Muscadelle au futur prometteur. Pour ces vendanges, il a noté une récolte correcte et qualitative malgré la sécheresse, "le vent d’Autan de ces jours-ci n’arrange rien et enlève du jus aux grappes, il faudra tout".

Lors de ces discussions, Christophe Ramond a rappelé les nombreux soutiens départementaux pour le monde viticole, l’aide aux vignerons dans le cadre de la lutte contre la tordeuse de la grappe, le partenariat passé avec l’association Les Fandouzils dans le cadre de la promotion de l’AOC, sans oublier le laboratoire départemental œnologique qui assure un conseil technique quotidien et qui était représenté lors de cette visite par Sandrine Garda et Fabio Marengo œnologue.

Ce fut aussi l’occasion aussi de revenir sur cet été après Covid, où les touristes sont venus en nombre dans la Tarn et dans le Gaillacois ; ils ont su pousser les portes des caveaux où les vignerons pouvaient être fiers de présenter leurs cuvées, leurs produits et de partager leur passion pour leur métier de vigneron.

Le vin de Gaillac est symbole de convivialité surtout lorsqu’il est accompagné de Jambon de Lacaune, d’Ail de Lautrec ou autres produits locaux comme foie gras ou fromages.

Christophe Ramond concluait "Je suis fier du vignoble Gaillacois, des vignerons. Nous continuerons à les accompagner, ils ont une image forte et qualitative de notre département".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : les vignerons ont pu échanger avec les acteurs départementaux.

"La Ruche qui dit Oui" a doublé son nombre de paniers
dimanche 20 sept. 2020
Information

"La Ruche qui dit Oui" de Graulhet, qui propose la fourniture de produits agricoles en circuit court en privilégiant la proximité de production et la saisonnalité, tire un bilan positif de son action.

Lire la suite



Six mois après le début du confinement, Marie Rechou, créatrice et responsable de l’antenne graulhétoise de la Ruche qui dit Oui, tire un bilan positif de l’évolution de son volume de distribution.

"Nous sommes passés de 25 paniers avant le Covid à 45 aujourd’hui, avec des pics à 120 sur certaines semaines" consent-elle. Rappelons que la Ruche qui dit Oui, encore faiblement implantée dans le Tarn, propose la fourniture de denrées alimentaires en circuit court en privilégiant la proximité de production et la saisonnalité.

Les retraits des paniers commandés sur Internet se font tous les jeudis en fin d’après-midi sur le parking de la boutique Stephanie’s en bordure du Boulevard Georges Rivari. "Nous nous sommes stabilisés aujourd’hui à 40% de clients en plus sur des paniers hebdomadaires allant de 35 à 50€. Avec de plus en plus de familles complètes et de personnes qui font la totalité de leurs courses, sauf les produits d’entretien bien sûr. Les gens ont eu recours à la Ruche par le bouche-à-oreille, et surtout par la qualité et la variété des produits proposés".

Ils sont actuellement 25 producteurs, en moyenne, à alimenter le stand de distribution, et trois fois plus le catalogue de la Ruche. Des légumes, des fruits, de la viande rouge, blanche, du vin, du lait mais aussi des produits dérivés de l’agriculture ou des articles de l’artisanat.

Autant que cette capacité à répondre à la demande, Marie Rechou privilégie la philosophie de l’enseigne. "Durant les semaines de confinement, cinq de nos clients sont venus nous aider sur les distributions que nous avons organisées en drive. Nous œuvrons dans un esprit solidaire. Nous sommes en relation avec la Chambre d’Agriculture qui nous informe de producteurs en difficulté que nous tâchons d’intégrer à notre fonctionnement".

Et de conclure. "Nous ne sommes pas un magasin, mais nous sommes désormais en mesure de proposer une vraie gamme".

Après avoir doucement bruissé durant trois ans, la Ruche qui dit Oui bourdonne désormais. Et Marie Rechou, qui met toute son énergie à la faire fonctionner, en est l’emblématique reine.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : distribution, un jeudi de septembre 2020, au bord du boulevard Georges Ravari, sur le parking de la boutique Stephanie’s.

"Le Tarn a vocation à devenir une vraie destination de vacances"
vendredi 18 sept. 2020
Attractivité du territoire

Pour faire face à la crise sanitaire du Covid-19, le département du Tarn a multiplié les initiatives de soutien à l’économie. Un focus particulier a été mis sur le tourisme, avec une stratégie de communication que détaillent ci-après le Président du Comité Départemental du Tourisme Paul Salvador et sa directrice, Valérie Escande. Interview croisée.

Lire la suite



Touléco Tarn - L’activité touristique a toujours existé dans le département du Tarn. Néanmoins, elle a quand même pris beaucoup d’importance ces dernières années, notamment depuis le classement Unesco d’Albi. Quel est votre regard sur le tourisme tarnais ?

Paul Salvador - Le tourisme, c’est un peu l’industrie des pauvres. Mais ça ne veut pas dire qu’après, on ne devient pas riche. Le Tarn n’entrait pas dans ce cas de figure. Nous avons eu une industrie forte, avons été le deuxième département industriel de Midi-Pyrénées. Dans l’Aveyron et le Gers, le tourisme a démarré très tôt. Mais chez nous, cela a mis un peu plus de temps. Il a fallu attendre malheureusement qu’une part de l’activité industrielle disparaisse pour que l’on sente la nécessité d’un accompagnement économique avec le tourisme. Cela a commencé au milieu des années quatre-vingts. Et cette activité a augmenté et a pris des galons. Certes, le tourisme existait avant : Albi, le Sidobre, Lacaune, les bastides du Nord du département, le Lauragais aussi avec Lavaur qui est une ville magnifique issue de la richesse du pastel... Petit à petit, l’activité d’hébergement, corolaire de toute activité touristique, s’est développée. Le département a accompagné ce développement par des aides à la création de gîtes et de chambres d’hôtes. Les communes, voyant arriver cet élan touristique, s’en sont emparées à leur tour. Et au final, nous sommes tous convaincus que le tourisme a amené un fort développement global et général dans le Tarn.

Valérie Escande - On a la capacité dans le Tarn à devenir une vraie destination de vacances. C’est une réflexion basée sur des études factuelles qui relèvent que la destination se différencie par sa diversité. Nous sommes un département très riche grâce à une offre culturelle, naturelle, patrimoine, vingt-deux entités paysagères... C’est la grande force du département.

Touléco Tarn - L’époque est aujourd’hui différente, avec un premier semestre 2020 marqué par la crise du Covid-19.

Paul Salvador - Globalement, l’accompagnement institutionnel du tourisme prend toute sa mesure dans le Tarn. Que ce soit au niveau du conseil départemental, des offices de tourisme, de la chambre de commerce... Tout le monde est au rendez-vous pour accompagner cette activité économique, de l’hôtellerie, qui est le volet le plus professionnalisé, jusqu’à l’hébergement d’opportunité comme les gîtes ou les Airbnb. Le Département a fait le choix, avec son Comité Départemental du Tourisme, d’accompagner cette activité économique. On a un budget relativement important, de l’ordre d’un peu plus de 2 millions d’euros, dont 60 % alloués à des actions de communication. Quand est arrivée la crise du Covid-19, nous avons très tôt imaginé une campagne de communication pour rappeler aux Occitans que, s’ils ne pouvaient pas partir loin, ils pourraient quand même faire du tourisme chez eux, que les départements étaient capables de les accueillir, et parmi eux, le Tarn. Rapidement, nous avons ciblé Toulouse et Montpellier. Mais la difficulté, c’était de savoir si on démarrait et quand on démarrait. Nous avons souhaité être incisifs et originaux. Et on a donc demandé aux prestataires qui le souhaitaient de nous faire des propositions promotionnelles. Pas forcément sur des réductions tarifaires, mais des petits déjeuners offerts par exemple. Et ils ont joué le jeu.

Valérie Escande - Par rapport à cette campagne de communication, il fallait de la puissance et de la répétition. Nous avons donc investi sur les culs de bus et abribus à Toulouse et Montpellier, avec un dispositif très fort sur le social média. Car avec plus de 150.000 fans sur Facebook, nous avons une des plus grosses communautés touristiques d’Occitanie. Cette campagne, nous l’avons renforcée avec un dispositif physique qui est un triporteur qui s’est baladé dans les rues toulousaine avec l’accroche « Le Tarn vous veut du bien », avec un nouveau magazine et une carte d’activités pleine nature. Donc, une très forte campagne avec quatre temps forts : fin mai, fin juin, mi-juillet et en septembre pour assurer l’arrière-saison. La notion de « bien » n’est pas nouvelle : c’est un travail de fond que l’on mène depuis quatre ans en communication, en développant les notions de bien manger, de bien vivre, des balades du département.

Touléco Tarn - Quels sont vos premiers retours ?

Paul Salvador - Je précise qu’au-delà des moyens financiers, nous avons aussi mobilisé nos équipes, avec plus de quinze personnes mobilisées sur deux mois, sans oublier la sortie du site internet.

Valérie Escande - Nous avons en effet créé un mini-site internet, accroché à notre site institutionnel, avec un état d’esprit commercial. Car nous avons eu 350 prestataires et professionnels du tourisme qui ont adhéré à notre démarche et ont proposé des offres à prix doux et autres offres privilège. Ce site est sorti le 20 mai 2020, trois jours avant la campagne de communication, dès que nous avons connu les mesures post-confinement.

Paul Salvador - C’est compliqué d’avoir un bilan chiffré dans l’été. Une année touristique, cela s’évalue au 31 décembre. Mais on voit bien que notamment dans les réservations de dernière minute, le dispositif a bien marché. Nous avons rencontré un problème d’offres. Nous manquons de capacité sur un certain type de produits : celui de l’hébergement isolé ou protégé, proposant une distraction autour de l’eau ou de la baignade.

Valérie Escande - Tous les gîtes avec piscine affichent complet : il y a eu un engouement pour cette recherche de sécurité et de tranquillité. P.S. : On a du mal à quantifier les retours pour l’instant, mais on a eu pas mal de réservations en direct. Tout cela a bien fonctionné et ce que l’on voit, in fine, c’est que les réservations ont été faites. On a tellement matraqué que les retours ont été concrets.

Touléco Tarn - Au final, que vous a enseigné cette crise du Covid-19 ?

Paul Salvador - Tout d’abord, que l’on a été obligés de faire attention à la cohérence de tout ce que l’on propose. Il est clair qu’au début, les professionnels ne se bousculaient pas sur la procédure d’offres promotionnelles, et puis c’est venu petit à petit. Nous avons même un prestataire, le camping Albi-Rondac, qui propose des bons d’achats chez les commerçants pour chaque réservation ! D’autres proposaient des produits... un dîner offert... Nous avons laissé de la liberté et pour moi, c’est une réussite. Nous allons désormais avoir besoin de qualifier cette opération.

Valérie Escande - Ce que je retiendrai, c’est l’agilité. Il faut vraiment être à l’écoute et savoir s’adapter très rapidement. Les fondamentaux sont restés. Le premier critère des Français en vacances, c’est le budget. Nous nous sommes adaptés à leurs besoins. Nous avons aussi connu une hausse de réservation de 150 % sur les hébergements de type Airbnb. Ensuite, la crise a un peu changé le relationnel avec les autres départements. D’ordinaire, nous jouons collectifs, avec des opérations communes à Paris par exemple. Mais là, pour séduire les Occitans, Toulousains et Montpelliérains, nous avons tous été concurrents les uns des autres. Cela reste bon enfant mais qu’on ne se leurre pas : pour certains, 2020 sera une bonne année touristique.

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Paul Salvador, le Président du Comité Départemental du Tourisme et Valérie Escande, sa directrice.

À Gaillac, la Maison Chavanne a retrouvé son activité tout en "travaillant autrement"
lundi 14 sept. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Grégory Chavanne, à la tête avec son épouse Clémence d’une boulangerie-pâtisserie de quinze salariés - la Maison Chavanne -, a été l’un des plus réactifs au coup de massue du confinement. Les adaptations techniques aux règles sanitaires (caisse acceptant carte, pièces et billets) ont été immédiates, le dispositif d’accueil des clients repensé, le laboratoire adapté.

Lire la suite



Dans son ensemble, l’équipe de la Maison Chavanne a tenu. "Nous avons eu quelques départs : des personnes qui ont souhaité changer de vie, qui voulaient sans doute avoir plus de temps libre. Dans notre métier, nous faisons beaucoup d’heures, mais je précise qu’elles sont toutes payées à la minute près. Je ne crois pas au discours de rattrapage des heures. On sait que dans beaucoup de cas, elles ne seront jamais rattrapées".

La période a été l’occasion d’une réflexion collective : la gamme a été réduite de 30% pour se concentrer sur la qualité (moins de sucre, pas de colorants) et l’humain. "On avait un rythme qui mettait parfois l’équipe sous pression, on courait après le temps. Aujourd’hui, on travaille autrement".

Le recrutement n’a pas été facile pour compenser les départs. "J’ai reçu 3 CV pour un poste de boulanger et 2 pour un de vendeuse. Il y a dix ans, j’en recevais 40".

Grégory Chavanne a retrouvé trois apprentis qui étaient déjà passés dans l’entreprise. L’objectif de formation sera une priorité. Dans le magasin, le bois a remplacé les composites. Les travaux prévus puis ajournés ont été réalisés.

"J’ai trouvé un menuisier local, Monsieur Cailhol. Je l’appelle : 2 heures après, il était là. Il a fabriqué en 15 jours et posé en 3. Il a été d’une efficacité exceptionnelle".

Grégory Chavanne joue la carte artisanale : dans le décor, mais aussi dans le label "Boulanger de France" qu’il a obtenu. La charte est rigoureuse : pas de congelé, de mix, et "travailler local".

Deux audits par mois valident le respect des engagements. Le résultat est tangible : malgré la disparition du marché des traiteurs, événementiels et mariages, l’entreprise a retrouvé son chiffre d’affaires (dont 25% avec le salon de thé et la terrasse).

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Grégory et Clémence Chavanne ont profité du confinement pour réaménager la boutique et adopter une autre forme du travail.