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Pour mieux accompagner les PME d’Occitanie, Bpifrance diversifie ses services
vendredi 5 avr. 2019
Accompagnement des entreprises

La Banque Publique d’Investissement veut s’investir au plus près des petites et moyennes entreprises. Elle propose désormais de nouveaux services à l’international et gère une nouvelle offre sous le pavillon BPI France Création.

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2018 a été une année record pour BPI France en Occitanie.

L’an dernier, la banque publique d’investissement a ainsi soutenu près de 7.000 entreprises pour un montant total de 1,7 milliard d’euros. Cela représente plus de 13% d’augmentation des fonds prêtés. Au total près de 3,7 milliards de financements publics et privées ont été levés. "La mission de la banque d’investissement est d’aider les entreprise de croissance à un passer des caps par nature compliqués à franchir", précise la directrice régionale Anne-Cécile Brigot-Abadie.

L’institution publique qui se veut être "un levier d’action pour les PME et TPE", revendique 76% de TPE parmi ses entreprises financées.

Parmi ses compétences les plus favorisées par les TPE, l’apport de garanties au risque bancaire est le plus plébiscité. En 2018 cette activité a permis de garantir 256 millions d’euros pour 573 millions de prêts. "Cela offre une vrai sécurité pour les chefs d’entreprises", poursuit Anne-Cécile Brigot-Abadie. "Il est dur d’emprunter 1,2 million sans garantie. Le rôle de Bpifrance est de rassurer les établissements bancaires", témoigne Romain Chollier, président de Malakoff & Cie.

"Tenter l’aventure à l’international"

"Nous avons la capacité d’offrir aux entreprises un continuum de financement pour aller à l’international", explique Anne-Cécile Brigot-Abadie. En plus des financements, la banque publique propose ainsi de nombreux services internationaux dont la traduction, la mise en réseau et un accompagnement personnalisé. Des services dont a également bénéficié Romain Chollier. "Cela permet aux entreprises artisanales de tenter l’aventure à l’international et d’être présent sur les salons notamment".

En complément de son activité de financement, l’établissement veut accompagner les entreprises vers la pérennité. "La grande force de BPI France Occitanie est d’avoir sur le terrain des chargés d’affaires qui vont directement voir les entreprises pour proposer notre accompagnement", se réjouit la directrice régionale.

Concernant ses perspectives, elle prévoit d’étendre l’influence de son programme industriel à la French Fab. Depuis le 1er janvier 2019, BPI France Occitanie a repris l’ensemble des missions de l’AFE, l’Agence France Entrepreneur, et celles dédiés à la création d’entreprises de la caisse des dépôts. Pour la banque publique d’investissement, l’année s’annonce déjà chargée.

 

Source : Touléco - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Anne-Cécile Brigot-Abadie, directrice régionale de BPI France Occitanie.

Cédric Villani à Albi : « L’intelligence artificielle est une manière de voir les choses »
vendredi 5 avr. 2019
Evènement

Cédric Villani, député Lrem et mathématicien lauréat de la médaille Fields, a passé la journée de jeudi 04 avril 2019 à Albi, où il a découvert l’excellence de la technologie tarnaise, et animé une conférence sur l'intelligence artificielle, retransmise en direct à Brens grâce au concours de Gaillac | Graulhet Agglomération.

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"L’intelligence artificielle, c’est une manière de voir les choses plutôt qu’une technique bien précise".

Cédric Villani, le député Lrem de Paris, auteur en 2018 d’un rapport sur l’intelligence artificielle, a passé la journée de ce jeudi 04 avril 2019 à Albi, où il a découvert les pépites de la technologie tarnaise accompagné par Marie-Christine Verdier-Jouclas et Jean-Marc Fouillade.

Pépites tarnaises

Le mathématicien lauréat de la médaille Fields, équivalent du prix Nobel pour les maths, est passé par l’université Champollion où il a visité le "serious game research lab", avant de faire un crochet par ENEDIS pour découvrir le produit développé par l’entreprise gaillacoise Numix, en passant par Ariane Network et le département d’intelligence artificielle de l’école des Mines d’Albi.

" Au fur et à mesure, des démonstrations sont venues s’inviter des problématiques identifiées dans mon rapport comme le rôle du tiers de confiance pour l’accès à ses données, l’aéronautique, la santé…", a expliqué Cédric Villani qui a "vu toute la panoplie des problèmes dans la chaîne : transmission d’information, connectique, stockage, exploitation, ou d’applications industrielles".

La découverte "des fleurons de la science et technologie locales a été remarquable", a-t-il souligné. Et Albi a tout sa place dans l’environnement du pôle toulousain, l’un des quatre centres labellisés institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle.

Un enjeu majeur

L’intelligence artificielle, Cédric Villani - en est persuadé - est un enjeu majeur pour la France. "Il faut démystifier" selon lui pour mieux se l’approprier. L’autre facteur déterminant est la réunion des bonnes énergies autour de cette thématique pour dépasser les difficultés et les résistances. Autant de messages qu’a notamment délivrés Cédric Villani lors de la conférence qu’il a animée dans le grand amphi, plein à craquer, de l’école des Mines d’Albi, conférence retransmise en direct à Brens où 50 personnes ont également pu suivre l'intervention du mathématicien grâce au concours technique de l'Agglomération Gaillac | Graulhet.

Un motif de satisfaction pour Fredy Ficarra, président d’Ecoter et l’une des chevilles ouvrières de la venue de Cédric Villani dans le Tarn. "On a vu des illustrations de ce que fait le territoire en matière numérique. Il y a beaucoup de richesses mais ce n’est pas suffisant. On a le terreau. Il faut maintenant cultiver et amplifier".

Contrôle qualité en réalité augmentée

Les applications de réalité augmentée développées au sein de l’école des Mines d’Albi avec la société Diota permettent notamment d’effectuer du contrôle qualité de pièces aéronautiques notamment en 2D de manière opérationnelle et en 3D, encore au stade recherche et développement.

Pour ce faire, des capteurs permettent à une caméra de capter des nuages de points ou des images qui sont superposées sur les pièces. L’application est capable de signaler une anomalie. De futurs développements, en ce qui concerne la 3D, qui permettront d’effectuer un certain nombre de contrôles qualité par des robots. Utile à l’heure de la montée en cadence des chaînes de montage des avionneurs. D’autres domaines industriels sont également concernés comme l’automobile par exemple.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : démonstration de contrôle d'une pièce mécanique en réalité augmentée. Cédric Villani, intéressé, prend des photos.

Tous aux 12 heures du coworking et du télétravail... à La grappe by Granilia !
jeudi 4 avr. 2019
Attractivité du territoire

Le 12 avril 2019, de l'aurore jusqu'à pas d'heure, se tient sur les sept sites du réseau Cowork'in Tarn la deuxième édition des 12h du coworking et du télétravail. Des portes ouvertes pour inviter les tarnais intéressés à découvrir peut-être leur nouveau lieu de travail. Dans ce cadre bien entendu, La grappe by Granilia, l'espace coworking de l'Agglomération Gaillac | Graulhet, ouvre ses portes et vous attend.

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"L'organisation du travail au sein des entreprises est en pleine mutation, indique Lilian Fourcadier, chargé de mission numérique à la Chambre de Commerce et d'Industrie du Tarn et animateur du réseau de tiers lieux de coworking et télétravail Cowork'in Tarn. Le coworking et le télétravail, on en parle beaucoup, mais peu de gens savent ce qu'on y fait concrètement".

C'est l'occasion rêvée pour les espaces membres du réseau Cowork'in Tarn de montrer leurs équipements, leurs bureaux, leurs cadres…

Lors de cette journée, ces espaces vous accueilleront pour des visites libres, pour travailler seul ou à plusieurs et tester les prestations gratuitement, mais également pour rencontrer les talents qui viennent déjà y travailler ou encore découvrir les ateliers programmés régulièrement comme le web, le commercial, le développement personnel et la gestion.

12h coworking"Dans le Tarn, ajoute Lilian Fourcadier, le coworking reste assez confidentiel. En revanche, ce sur quoi on travaille énormément, c'est le télétravail. On parle de plus aujourd'hui d'écologie, de non-mobilité. Il existe un énorme flux pendulaire avec Toulouse. Tout salarié tarnais aspire à se retrouver dans un cadre de vie professionnel agréable. On estime qu'il y a une vraie qualité de vie à récupérer dans une démarche gagnant / gagnant. Un salarié dans un tiers lieu représente son entreprise. Il peut y recevoir des clients et des fournisseurs".

En matière de télétravail, on ne dispose pas de statistiques connues à ce jour, mais on sait pertinemment que les tarnais susceptibles d'y accéder sont nombreux sur Cuq-Toulza, Gaillac, Lisle-sur-Tarn, Saint-Sulpice, devenus des banlieues toulousaines.

On citera encore les travailleurs nomades, pas automatiquement tarnais qui se servent du réseau tarnais et de ses moyens techniques comme point de chute. On espère être complet en vous disant que la région Occitanie est tout simplement la seconde après la région Île-de-France en nombre de tiers-lieux en France.

Sept sites dans le Tarn

Dans le Tarn, le réseau Cowork'in Tarn regroupe sept tiers lieux avec Etincelle Coworking et BuroClub à Albi, La grappe by Granilia à Gaillac, Le 22 et ITmédias 2 à Castres, La Cellule à Cuq-Toulza et Le C@pitole à Mazamet.

Le vendredi 12 avril 2019 dès 8h et jusqu'à… pas d'heure, ils accueilleront les "12 heures du coworking et du télétravail".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : vue de La grappe by Granilia, l'espace coworking de Gaillac | Graulhet Agglomération.

Le Pré Vert, nouvel espace de coworking à Rabastens, veut accueilli les salariés toulousains
mardi 2 avr. 2019
Nouveau

Lancé il y a moins d’un an en 2018, le projet d’espace de coworking Le Pré Vert est en passe d’être finalisé. Une quarantaine d’entrepreneurs devraient postuler pour occuper les lieux.

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Depuis le 5 mars 2019, les salles et les couloirs du Pré Vert, l’emblématique hôtel situé au bout des allées des Lices à Rabastens, ont repris vie.

Après plusieurs semaines de travaux menés par les bénévoles de La Locale, un collectif d’entrepreneurs du Rabastinois, le rez-de-chaussée de l’imposante bâtisse du XVIIIème siècle et laissé à l’abandon depuis une dizaine d’années, a accueilli ses premiers locataires. L’objectif de La Locale : faire du Pré Vert un espace de coworking et de bureaux partagés.

"On vise les travailleurs indépendants vivant à Albi ou Rabastens travaillant à Toulouse et devant faire une heure de trajet minimum", explique Nathalie Malaterre, animatrice du collectif. "A terme, nous souhaitons également contacter les entreprises toulousaines afin qu’elles louent des espaces pour leurs salariés vivants dans le Tarn", précise encore l’animatrice.

Car le Pré Vert est modulable et adaptable à l’envi : si le rez-de-chaussée sera réservé à terme aux coworkers désirant travailler une journée ou quelques semaines, les deux étages vont être aménagés en bureaux où les professionnels s’installeront durablement contre un loyer moyen de 80 euros par mois.

Un budget d’investissement de 50.000 euros

Une quarantaine de candidats se sont déjà positionnés pour occuper les locaux.

Les responsables de La Locale espèrent pouvoir accueillir leurs premiers locataires en mai 2019 dès que les travaux d’électricité et d’internet seront réalisés. C’est au premier étage que Bruno Picard, à la tête de Fluctus SAS, sa société créée en janvier 2019 et spécialisée dans le traitement des instruments dédiés à l’observation de l’atmosphère, va s’installer.

"Je comptais intégrer un espace de coworking à Toulouse, mais quand j’ai découvert le Pré Vert lors des journées du patrimoine en septembre 2018, je me suis inscrit dans ce projet. Il se situe à cinq minutes de chez moi, me fait gagner deux heures de trajet et me permet de travailler avec des personnes issus d’autres secteurs professionnels", se félicite-t-il.

Pour les porteurs du projet, il ne reste plus maintenant qu’à boucler le budget d’investissements de 50.000 euros grâce notamment à des opérations de crowndfunding et des dons.

 

En téléchargement ci-dessous : la grille tarifaire de l'espace coworking du Pré Vert.

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Nathalie Malaterre et Laure Baillo, animatrice et présidente du collectif la Locale. A l’arrière plan, Bruno Picard, dirigeant de Fluctus SAS.

Une nouvelle méthode de recrutement chez Pôle Emploi
lundi 1 avr. 2019
Accompagnement des entreprises

Dans le cadre de ses actions #VersUnMétier et sous la bannière de la Semaine de l'industrie, Pôle Emploi est en cours de recrutement pour Manpower au profit du client final KP1, entreprise spécialiste du béton précontraint installée à Graulhet et qui recherche une demi-douzaine de personnes.

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"Le recrutement dans ce secteur est tendu, nous devons élargir notre cible. Le mode de sélection des candidats est donc différent. Ils seront repérés grâce à la Méthode de Recrutement par Simulation (MRS)", explique Catherine Cabrit, la directrice de l'agence locale Pôle Emploi Graulhet.

Développée par Pôle Emploi, la Méthode de Recrutement par Simulation (MRS) permet aux entreprises de recruter des candidats adaptés au poste de travail, sans tenir compte de leur diplôme, de leur expérience ni de leur CV.

Les capacités de chacun mises en valeur

Fondée sur les habiletés nécessaires pour occuper un poste, elle a l'avantage pour l'entreprise d'élargir sa cible de candidats, de bénéficier d'un recrutement "sur mesure", de prévenir les risques de turnover et de lutter contre les discriminations à l'embauche.

"De leur côté, tous les candidats sont sélectionnés de la même manière, d'où l'égalité des chances. Ils sont mis en situation pour démontrer leurs habiletés. Pas de sélection préalable par le CV et un accès direct au poste ou à une formation qualifiante préalable à l'embauche".

La première journée s'est déroulée pour les 18 candidats au départ le 18 mars 2019 dans les locaux de la Pépinière d'entreprises Granilia à Graulhet.

Les intéressés ont ensuite été conviés à une série d'exercices où leurs habiletés ont été testées durant 3h30.

"Avec de la dextérité manuelle et des tests de vision spaciale pour des situations simples et des exercices par analogie", précise Laetitia Collonges, conseillère entreprise, qui a encadré ces deux séances.

Une méthode qui avait permis, il y a quelques semaines, de pourvoir 19 postes sur la maroquinerie locale.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : trois candidats et les encadrantes de la méthode.

L'enseigne Wadd poursuit son implantation à Couffouleux
vendredi 29 mars 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Wadd, c'est le hit du printemps. On se souvient de l'inauguration tonitruante en 2017 de la supérette-boucherie halal dans le quartier des nouveaux lotissements, un commerce de proximité plébiscité par les Couffoulésiens, au premier rang desquels le maire, Olivier Damez.

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Aujourd'hui, l'enseigne élargit son implantation en reprenant juste à côté de Wadd supérette la boulangerie L'Epi d'Or de la place d'Occitanie, à laquelle il adjoint une activité de restauration rôtisserie sur place ou à emporter.

La belle surprise, c'est la terrasse élégante et conviviale : à midi, les trente places trouvent preneurs et une grande variété de plats du jour est proposée sans compter les tacos, les pizzas. En vedette, le kebab, ce classique de la street food consommé en fin de soirée.

Ce point chaud a de quoi ravir les gourmands. Tout est fait maison à base de produits frais, locaux.

L'enseigne est dirigée par Abdel Kader Laadel, nouvellement élu président de l'Association des commerçants et artisans, professions libérales de Rabastens-Couffouleux (ACARC).

Cet homme affable et chaleureux fourmille de projets pour l'association et notamment multiplier les actions de promotion pour faire connaître les produits des uns et des autres, mieux faire connaître les métiers de nos territoires, monter une foire.

Cet entrepreneur distingué ne la ramène pas, n'a pas de certitude mais il observe et travaille dur. Il a du flair et il est tout à fait conscient de ce qui est dans l'air du temps et des attentes des clients.

Contacts

Wadd supérette / boucherie : 05 63 41 26 47.

Wadd Epi d'or / restaurant / rôtisserie / kebab : 05 63 42 02 29. Ouvert de 6 heures à 22 heures (fermé lundi) et de 14 heures à 16 heures.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Abdel Kader Laadel, à gauche sur la photo, sur la terrasse du Wadd Epi d'or en compagnie d'un fidèle client.

Chômage, industries... Les chiffres clés de l'économie dans le Tarn
mercredi 27 mars 2019
Information

Avec ses 394.474 habitants, le Tarn est un département qui compte en Occitanie. Mais la situation économique et sociale est loin d’être réjouissante. Chômage chronique, industrie en difficultés, appauvrissement d’une partie de la population, les feux ne sont pas au vert, même s’il y a de nombreuses raisons d’espérer.

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Il y a peu, le département du Tarn a sorti une enquête dans le cadre du grand débat national, accumulant des sources Insee et de Pôle Emploi.

La population active dans le département est de 166.537 personnes pour un taux de chômage de 10,6%. Ce chiffre doit être affiné pour comprendre les catégories socioprofessionnelles et les âges qui sont le plus durement touchés. Pôle Emploi a établi des statistiques sur une période de 10 ans (2007-2017) sur le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (catégorie A, B, C).

La progression pour le département est +68,4%. C’est énorme et pourtant, c’est le meilleur résultat d’Occitanie. Plus inquiétant, on note chez les seniors toujours dans les catégories A, B et C une hausse de 181% et de 129% pour les chômeurs de longue durée. La bonne nouvelle, c’est que les derniers chiffres 2018 montrent un affaissement de la courbe avec une hausse légère de +0,6% et une baisse significative chez les jeunes de –2,9%.

Une population vieillissante

Le Tarn a malheureusement une population vieillissante. 23% de Tarnais ont plus de 65 ans. Et les retraités représentent 28% de la population totale. Des chiffres qui ne font qu’augmenter d’année en année. Ne parlons pas des maisons de retraite qui frôlent la saturation.

Une industrie qui a subi de plein fouet la crise mais qui retrouve des couleurs

Entre 1990 et 2014, la baisse de l’activité industrielle est l’une des plus importantes de province. Seuls sept départements du nord-est de la France ont connu des pertes encore plus importantes. En 25 ans, l’industrie tarnaise a reculé de 2,5%, ce qui représente 12.000 emplois. Cette chute s’explique en grande partie par le déclin du textile et du cuir. Ces industries positionnées à Castres, Mazamet et Graulhet ont perdu 9.000 emplois en 25 ans.

Malgré cette crise sans précédent (l’industrie est passée de 23% à 14% de l’emploi total), elle continue d’avoir un poids important dans la région. Aujourd’hui, ce secteur de l’activité est porté par la chimie et la pharmacie avec la forte implantation du groupe Fabre autour de Castres. N’oublions pas l’agroalimentaire qui tire son épingle du jeu avec les salaisons du Lacaunais, l’ail rose de Lautrec, le vignoble gaillacois et le veau du Ségala…

Regardons maintenant les offres d’emploi sur trois gros bassins tarnais pour l’année 2018.

Sur Castres-Mazamet, les entreprises sont à la recherche de salariés dans la construction et travaux publics (+31,2%), les services à la personne (+29,4%) , les transports et logistique (+34,3%). Autre bonne nouvelle, les offres d’emploi dans l’industrie ont bondi de 19,7 %. A contrario, les secteurs de la banque, assurances et immobilier (-48,8%), les commerces et grande distribution (-10,7%) et les métiers du tourisme (-11%) sont en baisse.

Passons à la zone graulhétoise. Là aussi, l’industrie tire son épingle du jeu avec des offres qui progressent de (+22,9%), ainsi que dans l’agriculture (+22,1%). De l’autre côté de la courbe, les banques et assurances plongent de 37,5%.

Enfin, le bassin d’emploi Albi-Carmaux. C’est la seule zone où les offres d’emploi baissent dans l’industrie (-7,6%) ainsi que dans les travaux publics (-10,7%). Le positif, on le trouve dans le commerce, les grandes surfaces (+26,8%) et la santé (+16,5%).

Ces chiffres montrent qu’une reprise économique est là, même si le taux de chômage dans le Tarn reste élevé avec 10,6% de la population active. Un regain que l’on retrouve pour l’année 2018. Le nombre de chômeurs (catégorie A, B, C) n’a augmenté que de 0,6% et a baissé de 1,1% pour la seule catégorie A. Malheureusement, il continue d’augmenter chez les plus de 50 ans (+2,7%).

Le tourisme, ça fonctionne

Depuis quelques années et le classement d’Albi au Patrimoine mondial de l’Unesco, le tourisme a pris de l’ampleur dans le département. Aujourd’hui, ce sont 2,5 millions de visiteurs qui décident de venir dans le Tarn. Les deux sites les plus visités sont Albi et Cordes-sur-Ciel.

Voilà décrypté les chiffres clés d’un département vieillissant, assez pauvre, avec de nombreuses zones rurales en difficulté mais qui, après des années de chute de son économie industrielle, d’un tertiaire qui subit la proximité du monstre toulousain, semble retrouver de nouvelles couleurs qui espérons le seront les prémices d’une évolution structurelle.

Le département en chiffres

Solidarité - 5.990 places d'hébergement pour personnes âgées

Le  département compte 3.458 naissances par an.

Il possède 5.990 places d’hébergement pour les personnes âgées.

6.340 personnes bénéficient de l’APA à domicile et 4.000 en établissements.

1.800 personnes ont bénéficié de l’aide à l’hébergement.

Chômage - 10,6%

Le taux de chômage dans le département est de 10,6% (24e rang sur 88 départements de province).

34.090 demandeurs d’emploi en catégorie A, B et C (+0,6% sur un an).

10.824 foyers bénéficiaires du revenu de solidarité active.

Taux de pauvreté - 15,7%

Le taux de pauvreté dans le Tarn touche 15,7% de la population. Six agglomérations du Tarn (Albi, Castres, Mazamet, Gaillac, Carmaux et Grauhet) regroupent 11 quartiers prioritaires de la ville avec une précarité aiguë comme à Cantepau à Albi et Laden Petit Train à Castres. 5% des Tarnais vivent dans un quartier prioritaire.

Salaires - 19.315 €

Avec 19.315 euros par an en 2014, le niveau de vie des Tarnais est plutôt faible au regard des autres départements de province (61e), mais en position intermédiaire dans la région (6e).

Emploi - 78.300

Le département compte 78.300 salariés et 3.702 intérimaires.

il y a 6.500 salariés dans la construction, 15.980 dans l’industrie, 55.700 salariés dans le tertiaire dont 41.180 dans les services et 14.620 dans le commerce.

Tourisme - 2,5 millions

Le secteur du tourisme rescence 4.600 emplois dans le Tarn.

Le département accueille 2,5 millions de touristes par an, principalement à Albi et Cordes-sur-Ciel.

Education - 42 collèges

Le Tarn compte 42 collèges pour 18.002 élèves (public et privé).

Avec 7.500 étudiants, le département représente le 2e pôle étudiant de l’académie de Toulouse.

Aménagement du territoire - 4.152 km

Le Tarn compte 4.152 km de routes départementales.

Au niveau médical, le département compte 489 médecins généralistes et 7 maisons de santé.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le Tarn accueille 2,5 millions de touristes par an. C’est l’un des secteurs forts de l’économie du département.

Floryan Varennes ou l'art contemporain en entreprise
mardi 26 mars 2019
Attractivité du territoire

La résidence de territoire de Floryan Varennes se poursuit cette année avec "Amor Armada", qui sera visible du 5 avril au 27 juin 2019 à la Maison des Métiers du Cuir de Graulhet. Rencontre avec l'artiste.

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La Dépêche du Midi - En quoi la résidence est-elle différente cette année ?

Floryan Varennes. Les partenaires sont différents, à part la maroquinerie La Fabrique. L'an dernier, on a travaillé avec les cuirs Cathala. J'avais fait importer des cuirs de Chine, des cuirs iridescents. Une partie de la production graulhétoise a été vendue dans les années 1980 en Chine. Faire venir du cuir chinois et le faire travailler à Graulhet était une façon de terminer une boucle.

La Dépêche du Midi - Quels sont les autres partenaires ?

Floryan Varennes. FGM a fourni l'an dernier anneaux et rivets dans le cadre d'un mécénat, ils sont partenaires cette année. En local, j'ai fait une intervention au centre social avec des ateliers sur la broderie perlée et une conférence au cinéma Vertigo ; j'ai aussi travaillé avec le lycée Clément-de-Pémille. Ce travail avec plusieurs générations pour arriver à une œuvre finale est quelque chose d'important.

La Dépêche du Midi - Le travail en entreprise semble quelque chose d'important pour vous…

Floryan Varennes. J'ai découvert cela et j'ai adoré. Je travaille désormais avec d'autres entreprises assez renommées comme la Maison Viannay à Lyon ou le Centre international d'Art Verrier à Meisenthal.

La Dépêche du Midi - En quoi consiste votre retour à Graulhet cette année ?

Floryan Varennes. Cette année, je travaille avec Cuirs du futur, qui propose un cuir extensible et avec Philippe Serres, le gérant de la maroquinerie éponyme, qui fera une autre partie de l'installation. Je travaille aussi à nouveau avec la société Mavisa en Chine. Cuirs du futur a fourni 150 peaux en mécénat de compétence. Mais au-delà de tout cela, il y a un véritable échange. Je leur propose de l'art contemporain, la réalisation de pièces exceptionnelles qui sont des défis techniques pour nous. Les artistes de ma génération ont un rapport aux sens, aux concepts, mais aussi au savoir-faire.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Floryan Varennes.

Vidal Sport : la combinaison moto de trois générations
lundi 25 mars 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Il y a quelques jours, Franck Vidal a livré une combinaison moto au petit-fils d'un client à qui il en avait fabriqué une il y a quarante ans, vingt ans après avoir fourni celle de son père.

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Trois générations de motards qui ont fait confiance à l'atelier graulhétois Vidal Sport, le seul en France à proposer ce style d'équipement.

Une preuve de la longévité de l'enseigne Vidal Sport et du savoir-faire reconnu de celui qui, depuis 1994, a habillé pour la course les meilleurs guidons de la planète moto. Ex-pilote avec 25 ans de compétitions, ce fils de mégissier a débuté naturellement en combinant l'industrie locale et les besoins des passionnés de mécaniques et de circuits.

"Aujourd'hui, une partie seulement des cuirs de vache que j'utilise sont tannés ici. Ils doivent conjuguer les résistances à l'abrasion, à la déchirure et à la perforation". Avec son épouse Anne, habile et minutieuse derrière sa machine à coudre, ils montent entre 180 et 200 combinaisons par an.

"Chacune d'elles nécessite en moyenne une douzaine d'heures de travail. Nous proposons six modèles de base avec possibilité de les personnaliser via notre site qui propose un service de configuration. Nos modèles ont l'avantage d'être fabriqués sur mesure avec des peaux de qualité supérieure à celles de l'importation".

La moto représente 90% des fabrications. Le reste va à d'autres sports comme la luge sur route. Il a d'ailleurs livré sa tenue à la récente championne du monde, comme il avait livré celle de Thomas Chareyre, champion du monde supermotard en 2010.

"Nos clients sont en majorité des amateurs. Pour les Grand Prix, les pilotes reçoivent leurs combinaisons directement de chez leur marque".

Ce qui n'empêche pas le couple de Graulhétois de présenter leurs modèles originaux sur une quinzaine de circuits motos chaque année, au bord desquels ils se rendent en camping-car aménagé en show-room.

Plus de gros cube pour Franck Vidal. À 55 ans, comme les pilotes motos qu'il habille, il recherche désormais le confort. Et comme ses combis, la longévité bien sûr.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Franck Vidal, à gauche, avec un pilote 3e génération habillé par la marque graulhétoise.

A Graulhet, la maroquinerie Cordiz double superficie et production
dimanche 24 mars 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Quand on circule rue de l'Artisanat, impossible de ne pas remarquer une longue façade en cours d'aménagement. La maroquinerie Cordiz, de Flavien Dias, va passer des 400 m² existants à plus du double pour approcher les 1.000 m². Avec un investissement à la hauteur des enjeux.

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"Nous avons relié l'ancien et le plus récent atelier, acheté en 2003, en couvrant la séparation entre les deux".

Arrivé en 2000 sur cette artère qui réunit de nombreuses entreprises, notamment spécialisées dans la filière cuir, Flavien Dias a rassemblé ses deux sociétés, Baxo et Cordiz. La première, dont l'usine de fabrication est implantée à l'étranger, profite seulement d'un lieu de stockage.

La seconde est en pleine expansion et le maroquinier, profitant du prestige dont jouit le Made in France dans le secteur des produits de luxe, en l'associant au savoir-faire qu'il a développé depuis 1982, n'a pas hésité face à la demande croissante des grandes marques pour les sacs à main, tout en gardant un créneau pour sa propre marque.

"Notre objectif est de tripler notre production, en développant ce que nous savons faire. Notre atout, c'est la réactivité", assure-t-il, en citant Chanel, Vuitton et la maison de haute couture Schiapparelli, entre autres, parmi ses clients. D'ici fin 2019, Cordiz va passer de 24 employés à la quarantaine. En formant les nouveaux.

"Nous n'arrivons pas à trouver de personnel qualifié dans ce secteur. Nous formons et allons former des personnes qui ignorent tout du travail en maroquinerie. Pour aborder ces fabrications haut de gamme, nous devons pouvoir compter sur du personnel formé dans cette optique : peu de cuirs de Graulhet sont utilisés".

"Nous utilisons des cuirs d'une qualité particulièrement bien adaptés à la confection de ces produits de luxe, que personne ne travaille ici".

À l'approche de la soixantaine, Flavien Dias, qui a appris à intervenir si besoin à tous les stades de la fabrication, sait pouvoir désormais compter sur sa fille Marina, titulaire d'un Masters 2 de designer. C'est elle qui assure les créations de la marque. En ce mois de mars 2019, les deux travaillent déjà sur la collection été 2020.

De quoi envisager l'avenir de Cordiz et de la maroquinerie graulhétoise avec un peu plus de sérénité.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Flavien Dias devant l'entrée de son atelier et show-room, en cours de doublage.