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Gaillac relance le commerce de centre-ville
mercredi 20 nov. 2019
Attractivité du territoire

Gaillac, en croissance démographique continue depuis plusieurs années, affiche 55 créations de commerces contre 20 fermetures en trois ans (2017 - 2019) dans le centre ville, grâce notamment à des mesures d'accompagnement prises au niveau communal ou communautaire. Le succès du festival des lanternes double par ailleurs l'activité de la restauration et de l'hébergement pendant deux mois.

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Les commerces semblent renaître à Gaillac, petite ville de briques roses entourée de vignoble. "Depuis la fin 2016, il y a eu 55 créations et 9 reprises dans le coeur de ville, contre 20 fermetures, et le taux de vacance commerciale est passé de 15 à 10%", affirme Francis Ruffel, adjoint au maire chargé du commerce.

Ont notamment ouvert deux réparateurs de téléphone, deux barbiers, des caves à vin, une librairie, dix petits restaurants… "ça change totalement la physionomie du centre-ville, car les dents creuses ont diminué", se félicite l'élu.

Plusieurs raisons expliquent la résistance de Gaillac à la déprise commerciale.

La ville bénéficie d'un essor démographique important (2,3% par an entre 2011 et 2016, à 15.254 habitants) grâce à l'installation de familles qui travaillent dans la métropole toulousaine, distante de 50 kilomètres, ou à Albi, située à 20 kilomètres, attirées par l'habitat moins cher et l'autoroute.

Ensuite, la communauté d'agglomération Gaillac-Graulhet a lancé un Plan d'Actions Commerce Territorial (PACTe) à la fin de l'année 2016 pour renforcer l'attractivité commerciale. Elle a recruté deux managers de centre-ville et de territoire, dont Valérie Poibeau, qui accompagne sur Gaillac ceux qui veulent ouvrir un magasin.

Parmi les actions du PACTe, les nouveaux commerçants reçoivent une subvention de 1.500 euros. "L'aide n'est pas le déclencheur de l'installation, souligne Valérie Poibeau. Les nouveaux veulent être accompagnés, car ce sont souvent des personnes en reconversion qui doivent être mises en relation pour trouver un local, connaître les normes et rechercher les financements."

370.000 visiteurs

Une quinzaine de commerces vacants ont été transformés en galeries d'artistes temporaires.

Surtout, l'extraordinaire succès des Fééries de Chine, le festival des lanternes du Sichuan lancé fin 2017 avec la société chinoise Lantern Group, a contribué à l'ouverture de restaurants et de boutiques éphémères. Ces illuminations ont attiré 370.000 visiteurs l'an dernier, et la troisième édition vise les 500.000 personnes.

"Le festival a donné de la visibilité à Gaillac et rayonne sur tout le territoire, dit Francis Ruffel. Il a rapporté 1 million d'euros à la ville en 2018, qui l'a réinvesti dans la voirie."

La fréquentation des restaurants et des hébergements autour de Gaillac et d'Albi double pendant deux mois.

"Mais les visiteurs ne sont pas des consommateurs, hormis dans les restaurants, et les chiffres d'affaires des commerces baissent depuis un an et le mouvement des gilets jaunes", prévient Didier Hautier, président de l'Association gaillacoise des artisans, commerçants, industriels et services (AGACI). Il y a indéniablement des ouvertures de magasins, mais est-ce qu'ils seront pérennes, j'en suis moins convaincu."

 

Source : les Echos - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Gaillac bénéficie d'un essor démographique important grâce à l'installation de familles qui travaillent dans la métropole toulousaine.

Oxygène en pleine croissance sur Graulhet
mardi 19 nov. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Jeudi 07 novembre 2019, l'agence graulhétoise Oxygène intérim organisait une réception pour fêter son déménagement rue Pasteur. Ce déménagement accompagne le développement de l'agence, en pleine croissance et qui vient d'embaucher une nouvelle personne.

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En quatre ans, l'agence graulhétoise Oxygène intérim a doublé ses effectifs, avec une moyenne de 90 intérimaires temps pleins et 250 entreprises clientes situées sur le bassin d'emploi de Graulhet, Lavaur et Réalmont.

"Nos clients sont fidèles. Par exemple, l'entreprise STPR a quitté le territoire mais continue de travailler avec nous. Au fil des années de liens se tissent" se félicite le responsable de l'agence depuis 2015.

Aujourd'hui, la principale difficulté est de trouver des candidats dans tous les secteurs, notamment ceux du bâtiment et des travaux publics. "Les Graulhétois vont souvent travailler ailleurs, ils ne savent pas que l'on recrute ici. On a des candidats qui pensent à s'inscrire à l'agence de Gaillac et pas à celle de Graulhet" souligne le responsable de l'agence qui cherche maçons, poseurs de canalisation, conducteurs de pelle et soudeurs.

Accompagnement et formations

"L'agence regroupe une ETT et une 1 ETTI (entreprise de travail temporaire et d'insertion) qui accompagne les candidats pendant deux ans en montant un projet de réinsertion par le travail qui on l'espère finira par une sortie positive, CDI ou CDD. Environ 20% de nos candidats ont signé une convention et sont accompagnés par notre chargé d'insertion professionnelle" explique le responsable de l'agence. 

Il souligne : "Nous sommes une passerelle. On met en relation les entreprises et des personnes qui n'aurait peut-être pas postulé en leur apportant un soutien grâce à une personne chargée de l'insertion professionnelle.

L'inauguration des locaux rue Pasteur a été l'occasion de présenter aux clients les nouveaux locaux et la nouvelle équipe, le futur ex-responsable de l'agence Oxygène intérim étant amené à en créer une nouvelle à Montauban.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : l'équipe d'Oxygène intérim dans ses nouveaux à Graulhet.

Laurent Hérail, un parcours professionnel à l'honneur
samedi 2 nov. 2019
Evènement

Laurent Hérail, le PDG du groupe Surplus environnement implanté sur le parc d'activités du Mas de Rest à Gaillac, spécialiste du recyclage et de la valorisation de tout type de véhicules, a reçu des mains du Premier ministre le 18 octobre 2019 l'insigne de la Légion d'honneur. La reconnaissance d'un travail acharné et d'une vision ambitieuse en phase avec son temps. Un grand bravo !

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Ce 18 octobre 2019, dans son discours, Laurent Hérail a rayé le mot "fierté" pour le remplacer par "honneur".

Le patron du groupe Surplus Environnement connaît la valeur des actes. "Je n'ai sauvé personne, mais j'ai tout misé sur ce que j'ai fait, sur le fruit de mon travail. Si je peux donner l'exemple à d'autres…".

Cet insigne de la Légion d'honneur remis par le Premier Ministre français en personne, Edouard Philippe, il l'apprécie et la partage avec sa famille, son équipe et son univers professionnel. "Le recyclage automobile est entré à Matignon. Il a bénéficié d'une écoute attentive du Premier ministre. J'espère que cela servira à la profession".

L'envie de faire du neuf avec du vieux

Légion d'honneur Laurent HérailUne profession souvent dénigrée par le passé, mais qui a profondément évolué.

Laurent Hérail n'est pas étranger à cette évolution des "casses auto" vers des unités de recyclage et de valorisation des pièces détachées, aussi appelées pièces de réemploi.

Il est devenu l'un des fers de lance de la filière avec son usine gaillacoise de recyclage de Véhicules Hors d'Usage (VHU), Surplus Autos, ou celle de recyclage de deux roues, Surplus Motos, les deux prises en exemple à l'échelon national.

Dès son enfance, du côté de Castres, Laurent Hérail s'amusait à fabriquer un vélo avec trois vieilles bicyclettes. "Jeune, j'avais déjà le goût pour le recyclage. C'était pareil pour les jouets ou les mobylettes. Pour moi, tout ce qui se jette peut avoir de la valeur. Quand on n'a pas d'argent, on se dit que cela peut encore servir".

Laurent Hérail vient d'un milieu très modeste. Lui, habituellement bavard, est plutôt resté discret sur son ascension sociale. Mais on sent, à travers ses hésitations lorsqu'il dévoile sa jeunesse, le désir fort de s'en sortir et une volonté d'aller de l'avant. Le jeune homme n'est pas fait pour les études. "Je n'étais pas le premier", dit-il en souriant. Il s'oriente vers un CAP de mécanique à Mazamet. Avant de suivre une formation en carrosserie à Valdurenque.

Leader du recyclage

"La carrosserie, c'est propre. Ma caisse à outils, je la nettoyai toujours. Je le dis toujours à mes salariés. C'est peut-être aussi le facteur de notre réussite".

Dès ses premiers pas dans la profession, il a envie de ranger, d'organiser ; l'idée de faire du neuf avec du vieux.

Mais en 1989, un accident l'amène à prendre un virage dans sa vie professionnelle. Il découvre l'univers de l'agroalimentaire. Le manuel a aussi le goût du commerce et le sens du contact. Il aurait pu faire carrière au sein du groupe Nestlé. "Mais j'avais envie de monter ma boîte". Une démission et c'est le début de l'aventure Surplus Environnement au début des années 2000. Épaulé par son épouse Nadine.

En quelques années, ils achètent plusieurs entreprises et son groupe devient l'un des leaders du recyclage des véhicules. Le site de Gaillac est le point d'orgue de la transformation de la filière.

Le site emploie 120 salariés et va poursuivre son développement. "Le réemploi, la valorisation, le recyclage des matières, voilà quelque chose de vertueux, c'est l'avenir".

Laurent Hérail a su anticiper les nouvelles réglementations. Désormais, comme pour le secteur de la moto, il les fait évoluer en lien avec les services de l'Etat. Et il a bien l'intention de continuer.

Naissance d'un groupe

Inauguration SM

En 2005, Laurent Hérail commence à racheter de petites entreprises et fait naître Surplus autos 81 à Castres. En 2008, c'est au tour de Surplus Autos à Toulouse, puis de Surplus motos en 2010, encore à Castres.

Laurent Hérail se développe également dans l'informatique. "Nous avons créé en interne la société Atemo, dédiée au développement de logiciels spécialisés dans le recyclage et la traçabilité des pièces".

L'unité de Toulouse était alors un site pilote, dans l'attente de ce qui est désormais le grand projet industriel d'envergure nationale du Groupe Surplus Environnement, implanté à Gaillac depuis 2015, et aujourd'hui en développement au sein du parc d'activités du Mas de Rest, avec les unités Surplus Autos, Surplus Motos et Surplus Industries.

Et même si cela ne s'est pas fait sans difficulté - "Ce projet a été un combat, mais j‘ai trouvé en Pascal Néel, le président de l'intercommunalité de l'époque, un précieux allié" - le résultat aujourd'hui est impressionnant et exceptionnel, et à priori, ce n'est pas fini...

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustrations ci-dessus : le Premier Ministre remet à Laurent Hérail l'insigne de Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur / inauguration en septembre 2019 de Surplus Motos, la dernière unité industrielle déployée par Laurent Hérail sur le site du Mas de Rest à Gaillac.

Illustration ci-dessous : Laurent Hérail fait Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur par le Premier ministre, le 18 octobre 2019 dans les salons de Matignon, avec son épouse et Edouard Philippe.

Graulhet le cuir : faire reconnaître la filière
samedi 2 nov. 2019
Attractivité du territoire

Dominique Picquier, gérante de la maroquinerie La Fabrique, est aussi la présidente de l'association d'entreprises Graulhet Le Cuir, qui ambitionne notamment de faire reconnaître au plan national l'ensemble de la filière cuir du bassin graulhétoise, représentée localement de A à Z, ainsi que la qualité du savoir-faire local. Rencontre.

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La Dépêche du Midi - Comment est née cette association d'entreprises ?

Dominique Picquier. Graulhet Le Cuir a vu le jour en 2017. Le marché du cuir et de la maroquinerie en France est en plein développement avec de plus en plus de demandes. Les maroquineries graulhétoises ne bénéficient peut-être pas d'une très bonne image auprès du public, mais elles sont très actives et réussissent. Cela concerne la maroquinerie mais aussi beaucoup d'autres entreprises de la filière.

La Dépêche du Midi - Combien sont-elles ?

Dominique Picquier. On compte aujourd'hui 80 entreprises sur le territoire. Elles emploient environ 800 personnes. La ville se développe énormément.

La Dépêche du Midi - Quel est le but de l'association ?

Dominique Picquier. Le but de l'association est de faire savoir et de faire connaître notre réseau graulhétois unique. Nous avons des métiers différents, certains font les outils, d'autres de la chimie, des accessoires… Nous voulons nous faire connaître localement et nous faire reconnaître professionnellement à Paris, capitale de la mode. Nous avons participé en septembre 2018 et en septembre 2019 au Salon Première Vision, évènement mondial des professionnels de la filière mode, pour présenter l'ensemble de la filière "Cuir de Graulhet", nos maroquineries et nos mégisseries.

La Dépêche du Midi - Quels sont les prochains événements de l'association ?

Dominique Picquier. Nous organisons une journée destinée aux professionnels autour du thème "Protection et valorisation des savoir-faire", le 12 décembre 2019 à Graulhet, avec des intervenants des Indications Géographiques, des entreprises labellisées Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV) et Métiers d'arts en Occitanie.

La Dépêche du Midi - Où acheter du cuir en ville ?

Dominique Picquier. Si la plupart des fabricants ont des commerciaux et de revendeurs, certains proposent toute l'année des ventes au public.

En centre-ville, l'Atelier de Rose-Marie fabrique des vêtements en cuir et peau sur mesure. Cuir Forever est une maroquinerie qui travaille elle aussi sur mesure proposant des pièces uniques et personnalisées. La marque Bandit Manchot propose des produits à Graulhet chez Stephanie's comme dans 350 points de vente en Europe. L'entreprise Cuir en stock, quant à elle, vend des peaux au public. L'usine Philippe Serre à Briatexte dispose d'un show-room avec des produits originaux. La maroquinerie Milhau propose aussi une boutique. Les ateliers Fourès, quant à eux, proposent des ventes à l'issue des visites qu'ils organisent le jeudi après-midi et sur réservation auprès de l'office de tourisme.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Dominique Picquier, Présidente de Graulhet Le Cuir.

Bandit Manchot donne une seconde vie aux peaux de cuir
jeudi 31 oct. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Créée dès 2009 à Graulhet, la capitale du cuir, la société Bandit Manchot utilise les peaux de cuir issues de grandes maisons et destinées au rebut pour créer des objets de maroquinerie. Un concept original, qui valorise le savoir-faire tarnais, et qui s'inscrit dans l'air du temps, ou quand des déchets deviennent des ressources.

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À l’heure où les ateliers du cuir graulhétois ouvrent leurs portes au grand public lors de l'opération "Graulhet, le cuir dans la peau" organisée par Gaillac | Graulhet Agglomération, la société Bandit Manchot illustre avec brio le renouveau de la filière.

Tout a commencé il y a dix ans grâce à l’idée originale de trois passionnées de mode et d’arts décoratifs : une Graulhétoise, Marie-Laure Biscond, et deux Parisiennes, Marie-Christine Frison et Anne Duquesnoy. "Je travaillais pour la maroquinerie familiale Biscond et mes deux futures associées étaient nos stylistes en freelance", explique Marie-Laure Biscond. "Quand l’entreprise a mis la clé sous la porte, on s’est dit qu’il fallait qu’on crée quelque chose ensemble".

L’entreprise démarre alors son activité avec la fabrication de cartes postales en cuir, bientôt suivies par des portefeuilles, des trousses, des cabas et autres objets de déco. Le tout porté par une idée astucieuse : "Nous sommes précurseures dans la réutilisation de peaux de cuir", précise-t-elle. "C’est-à-dire que nous rachetons des peaux non utilisées – des fins de série par exemple – auprès de grandes maisons de maroquinerie française (chausseurs, tanneurs, etc.) et nous les utilisons pour produire nos collections dans notre atelier tarnais".

Une croissance à deux chiffres

Chaussons Bandit manchotUne fois le cuir coupé, les produits sont alors directement confiés à des piqueuses graulhétoises.

Cette simplification des étapes permet à l’entreprise d’être compétitive – la croissance est à deux chiffres chaque année depuis trois ans – et surtout, de continuer à innover. "Notre objectif est de trouver toujours de nouvelles idées atypiques", remarque Marie-Laure Biscond. "Nous avons mis au point, par exemple, des étagères en cuir qui prennent la forme de l’objet que l’on met dans les sangles, et plus récemment des chaussons de fabrication 100% graulhétoise".

Aujourd’hui, les produits de Bandit Manchot sont présents dans plus de 300 points de vente en France (concept stores, boutiques déco, etc.) et commercialisés via le salon Maison & Objet, deux fois par an à Paris, ainsi que via une boutique en ligne.

Ils sont également distribués à l’étranger (Belgique, Suisse, Allemagne, Espagne), pour environ 10 à 15% de la production.

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessus : les chaussons en cuir 100% graulhétois, dotés d’une semelle en cuir végétal sont une des dernières créations de Bandit Manchot.

Illustration ci-dessous : Marie-Laure Biscond, Marie-Christine Frison et Anne Duquesnoy sont les trois associées à l’origine de la société graulhétoise.

L'apprentissage a le vent en poupe dans le Tarn
mercredi 30 oct. 2019
Info région

Mercredi 16 octobre 2019, la région Occitanie organisait une rencontre à l’université Champollion d’Albi visant à pourvoir 300 offres d’apprentissage. Les jeunes, comme les entreprises, sont toujours plus nombreux à être séduits par ce mode de formation.

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À l’université Champollion d’Albi, de nombreux centres de formation par apprentissage (CFA) s’étaient réunis mercredi 16 octobre 2019 pour communiquer sur leurs offres d’apprentissage encore disponibles.

Abdou vient s’asseoir à la table des Compagnons du Devoir. Le jeune homme de 19 ans avait un projet de service civique mais celui-ci est tombé à l’eau. Pour ne pas rester les bras croisés, il recherche un contrat d’apprentissage en maçonnerie. "On a des entreprises à Castres qui recherchent des apprentis", indique le prévôt des Compagnons du Devoir. Julie Rivière donne ensuite à Abdou la marche à suivre pour pouvoir le mettre en relation avec ces entreprises et éventuellement débuter une formation.

Aides aux entreprises élargies

C’est la deuxième année que la région Occitanie organise cette rencontre entre CFA et jeunes désireux de se former en travaillant.

Face au succès de 2018 – 150 offres d’apprentissages avaient été pourvues – l’opération a été réitérée mercredi 16 octobre avec 300 offres à la clé.

Les entreprises qui recherchent un apprenti ont jusqu’à fin décembre 2019 pour trouver un candidat via un CFA. De la carrosserie à la coiffure en passant par l’ébénisterie, de nombreux métiers étaient représentés à travers plusieurs établissements : les Compagnons du Devoir, les Maisons familiales rurales (MFR) Bel Aspect et Peyregoux, l’Unicem ou encore l’URMA.

L’Université régionale des métiers de l’artisanat avait plus de 200 offres à pourvoir. Devant leur stand s’est formée une file de jeunes, CV en main, prêts exposer leurs souhaits et leur motivation. Laurent Souques, développeur de l’apprentissage à l’URMA, les reçoit un par un: "On est là pour faire matcher les profils avec les entreprises", explique-t-il. Selon lui, le nombre d’établissements recherchant un apprenti est en hausse grâce à la nouvelle "Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel" : "le texte a élargi l’attribution des aides pour chaque contrat d’apprentissage à tous les profils et plus seulement aux 16-18 ans" détaille-t-il.

Un investissement

Jean-Louis Hormière, le président de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Tarn, n’est pas non plus étonné par cette évolution : "Les entreprises ont du mal à trouver une main-d’œuvre qualifiée car elle n’est pas formée. Elles préfèrent donc former elles-mêmes leur ouvrier qualifié". Le président a salué la réussite de cette rencontre organisée par la Maison de région d’Albi : déjà 55 candidats ont été mis en relation avec des entreprises et 23 sont en passe de signer un contrat.

À l’URMA, le taux d’embauche des apprentis dépasse les 80%, toutes formations confondues. "Quand on a vu le jeune évoluer et gagner en qualifications, on a envie de le recruter : pour une entreprise, l’apprentissage est un investissement", expose M. Hormière.

Il constate également que le nombre d’apprentis est lui aussi en hausse constante "depuis deux ou trois ans". Alors qu’en 2018, l’URMA a établi plus de 1.100 contrats, elle espère dépasser les 1.200 cette année 2019.

M. Hormière a de quoi se réjouir : "L’image de l’apprentissage commence à changer".

Le chiffre : 1.600

C'est le nombre d'apprentis dans le Tarn, chaque année, selon les estimations du président de la Chambre des métiers et de l’artisanat. Parmi eux, une grande partie est formée à l’URMA qui possède deux sites, un à Cunac et un à Sorèze.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : la Région organisait le 16 octobre 2019 une "Journée pour trouver son contrat d’apprentissage".

Noël à Graulhet : deux petits trains en centre-ville
lundi 28 oct. 2019
Attractivité du territoire

Si elle n'a pas réussi à mettre en route le défilé de mode, ni au printemps, ni à l'automne 2019, Nadège Roussel, la présidente de Parta'G, l'association des commerçants et artisans de Graulhet, est fière de pouvoir annoncer le programme de Noël qui animera la ville.

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"À raison de deux réunions par mois, nous avons travaillé à cinq ou six adhérents sur ce projet en tenant compte du succès du Noël 2018".

En 2018, le petit train qui avait sillonné la ville dans son centre et en périphérie avait fait le plein de voyageurs. "Il avait donné satisfaction à tous nos adhérents et offert aux enfants et parents de Graulhet une belle animation de fêtes. Le bémol du bilan réside dans le fait que beaucoup ont été déçus de ne pas pouvoir monter dans les wagons qui étaient complets".

120 places disponibles

Aussi, du 21 au 24 décembre 2019, ce sont deux petits trains – soit 120 places assises – qui assureront les voyages de gare en gare. "Nous en avons prévu cinq sur le parcours".

La première, celle du départ, sera matérialisée place Jean-Moulin avec manèges enfantins. Cette fois, le convoi fera escale sur le site du spectacle historique où l'ACPG prépare des animations spéciales, représentations et jeux pour les enfants. Les petits trains feront aussi une halte en bordure de rocade pour pouvoir profiter des structures gonflables.

Le cinéma Vertigo aura sa gare, agrémentée d'un petit marché de créateurs avec la participation de Volubilo. Enfin, la plus excentrée se trouvera à l'aérodrome, avec l'arrivée du Père Noël... en avion bien sûr.

"Il y aura aussi la maison du Père Noël sur un site qui n'est pas encore défini. Et le samedi 21 décembre, une fanfare sera dans un wagon pour animer les voyages".

Les passages seront alignés sur des horaires fixes, histoire de ne pas compliquer la tâche des chargés du trafic. Les commerçants distribueront les billets. De son côté, le comité des fêtes de la Trucarié proposera, mais pas sur les mêmes créneaux, des dégustations d'huîtres et autres spécialités le vendredi 20 décembre au soir, le samedi 21 midi et soir sur la place du hameau.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Ligne A ou B, les voyageurs auront le choix des horaires et des destinations.

Le Rouge Gorge, la cave du vin naturel à Gaillac
samedi 26 oct. 2019
Jeunes entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Depuis la rentrée de septembre 2019, la place du Griffoul à Gaillac accueille une nouvelle enseigne. Le rez-de-chaussée de l'immeuble à la façade ocre abrite en effet le bien nommé Rouge-Gorge. Une cave à vin qui fait aussi épicerie fine à l'atmosphère agréable.

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En quelques jours, le Rouge-Gorge a déjà su trouver sa clientèle, notamment les jours de marché où il est agréable de venir déguster un petit verre de vin entre deux emplettes.

Éric Djafour en est le maître des lieux. Ce sommelier de formation a de la bouteille dans la restauration. Il a notamment travaillé à l'Epicurien.

Des vins naturels

Mais ce que l'on doit retenir du lieu, c'est le souhait de mettre en avant les vins naturels. C'est la raison qui le pousse à préférer l'appellation d'échanson à celle de sommelier. "L'échanson était la personne chargée de servir à boire à un roi qui avait la crainte de s'empoisonner", précise Eric Djafour, qui revendique que tous les vins de sa cave sont sans intrants. "Il faut retrouver le goût".

Si le Gaillac est présent avec des Vignereuse, domaine de Brin, Cantalauze, on peut aussi découvrir les vins naturels de nombreux vignobles.

Éric Djafour est un passionné qui prend plaisir à vous parler de ces vignerons et leur vin.

On peut les accompagner d'un encas réalisé avec des produits locaux tout aussi savoureux pour réaliser quelques assiettes cochonnes ou végétariennes.

Un nouveau lieu à découvrir en centre-ville de Gaillac qui, bien qu'entouré d'un vignoble, ne compte que bien peu de cave à vin... Surtout de vins naturels.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Éric Djafour a déjà trouvé sa clientèle, place du Griffoul. Dans son enseigne, il propose plusieurs vins naturels du coin.

Ses couteaux haut de gamme ravissent les amateurs
vendredi 25 oct. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Il a déménagé cet été 2019, chemin de la Bressolle à Graulhet, et a installé son atelier de coutelier, au fond du jardin. Sébastien Soulier, mécano, maçon puis livreur dans sa jeunesse, s'est pris de passion pour les couteaux, dans leur version modèle unique.et pour une passion, c'est une passion !

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"J'ai appris chez un artisan ariégeois puis à Toulouse, chez Gilles Victores, durant quatre ans. Avec Laetitia, nous cherchions une ville moyenne, calme et sympathique. Nous nous sommes installés à Graulhet, et nous ne sommes pas déçus".

C'est ainsi que Sébastien Soulier, originaire de la région toulousaine, a poursuivi en solo, à 40 ans, ses activités de dessinateur et d'artisan, en créant la société La Forge du petit Soulier, avec pour emblème la silhouette d'un godillot.

Pliant ou droit, en acier carbone ou damassé, pour la plupart, il réalise de belles pièces pour des clients amateurs et fortunés (chaque couteau coûte entre 300 et 1.000 € pièce). "J'ai eu la chance de bénéficier de la confiance du restaurant étoilé parisien L'Ours, qui m'a commandé 80 pièces. Je les ai réalisées en plusieurs lots sur trois ans. Des clients de l'enseigne m'ont contacté. J'ai présenté mes couteaux sur plusieurs salons dont celui de Thiers. J'ai un carnet de clients dans toute l'Europe. Ils peuvent suivre les étapes de la fabrication de leur exemplaire, sur internet avant la livraison".

Il fond l'acier au creuset

Couteau Sébastien SoulierTrois jours minimum de travail pour un seul pliant, un Piémontais ou un plat de semelle, montage sur soi, ou cran forcé.

"Je suis un des rares couteliers en France à utiliser la technique Wootz, au creuset, pour fondre l'acier industriel ou le minerai".

Sébastien Soulier a ainsi équipé son atelier de forge, four, pilon, enclume et divers outils professionnels de détourage, d'ajustage et d'affûtage. Dans ses multiples tiroirs, des bois de toutes essences, de la corne et même de l'ivoire fossile de mammouth. Sans compter ses heures, le coutelier graulhétois imagine sans cesse de nouvelles formes, de nouveaux assemblages, d'inédits modèles. Au point désormais de faire référence. Le magazine Followed lui a d'ailleurs consacré très récemment quatre doubles pages richement illustrées sur ses fabrications.

"Je reçois aussi des amateurs, qui veulent fabriquer leur propre pièce. Ils passent trois ou quatre jours à l'atelier et repartent avec leur couteau personnalisé. Pour ceux qui veulent devenir professionnels, le stage est plus long".

Le coutelier envisage une fois bien installé de faire une opération portes ouvertes. Avis aux amateurs !

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Sébastien Soulier réalise des pièces uniques, de la conception à la livraison en passant par toutes les étapes de la fabrication.

Graulhet a bel et bien "Le cuir dans la peau"
jeudi 24 oct. 2019
Attractivité du territoire

Au fil des éditions, le succès ne se dément pas pour "Le cuir dans la peau". L'opération, organisée par Gaillac | Graulhet Agglomération, permet au grand public de visiter des entreprises de la filière du cuir. Gardienne de la fabrication à la main d'emporte-pièce jusqu'à la négociation avec les grandes marques en passant par le travail du cuir sur machine, la création ou la reconversion des industries, c'est tout un écosystème qui est constitué par cette filière.

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À l'heure où le "Made in France" est très tendance, la ville de Graulhet dévoile pour la troisième année d'affilée, et ce durant deux jours, les 23 et 24 octobre 2019, un savoir-faire unique.

Titulaire d'un héritage séculaire, la ville est le seul endroit de France où la filière est présente d'un bout à l'autre de la chaîne. On y transforme la peau en cuir dans les mégisseries puis ces peaux en sacs ou portefeuilles.

Ces visites d'entreprises permettent de découvrir toutes les étapes de fabrication des plus beaux articles en cuir, souvent réalisés pour le très haut de gamme, ainsi que tout l'univers qui gravite autour du cuir, de l'outillage à la chimie en passant par la création ou la dépollution.

Les reconversions à l'honneur

Cette année, pour la 3° édition du "Cuir dans la peau", l'opération met plus particulièrement l'accent sur la reconversion de ces industries.

Associations, entrepreneurs, artistes, œuvrent pour la mise en valeur de ce patrimoine unique. Ainsi ces deux journées sont aussi l'occasion de découvrir des bâtiments d'exception et les projets fabuleux qui accompagnent parfois leur devenir après l'activité industrielle. Si certains sites sont déjà connus depuis de nombreuses années du grand public, telles la médiathèque Marguerite-Yourcenar, la brasserie des Vignes ou l'usine de l'Emancipation des Plasticiens Volants, d'autres sont encore en devenir.

Ces visites proposent ainsi la découverte d'installations artistiques de l'Usine Gabriel ou la transformation de la mégisserie de la Maysou en centre socioculturel.

Pour l'édition 2018, 95% des visiteurs se déclaraient satisfaits auprès de l'Office du tourisme Bastides et Vignoble du Gaillac, qui organise l'événement.

Un savoir-faire unique (presque) dévoilé aux visiteurs

Ces deux journées de "portes ouvertes" sont l'occasion pour celles et ceux qui travaillent dans le secteur de dévoiler aux visiteurs leur savoir-faire.

D'un côté, on retrouve une très haute technicité qui fait appel aux dernières innovations aussi bien dans le domaine de la chimie que de la physique des matériaux.

D'un autre côté, on retrouve des gestes qui semblent immuables, dont le secret semble jalousement caché au fil des générations.

À cette occasion, les visiteurs peuvent approcher et discuter avec les détenteurs de ces connaissances, donnant lieu à de beaux échanges. À la fois industriel et artisanal (pour ne pas dire artistique), le domaine du cuir est celui de contraires apparents qui s'attirent et se mêlent pour donner à la filière une âme à nulle autre pareille.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : les partenaires ont découvert l'usine Rial 1957 dès mardi 22 octobre après-midi.