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Pas de vacances pour le FabLab de Graulhet !
vendredi 27 déc. 2019
Attractivité du territoire

Le FabLab (laboratoire de fabrication) est un lieu ouvert au public où sont mis à sa disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur pour la conception et la réalisation d'objets. Et le Fablab de Graulhet, situé dans les locaux de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC), vous attend pendant toutes les vacances.

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A l'exception des deux jours fériés, cette structure reste ouverte aux mêmes horaires durant ces vacances de fin d'année 2019, pour que chacun puisse concrétiser ses envies de réalisations. Imprimantes 3D, machine à coudre et brodeuse numérique, découpeuse vinyle, scanners 3D, perceuse à colonne, fraiseuse numérique, découpe laser... Le site est une véritable caverne d'Ali Baba pour les bricoleurs et créateurs.

Il n'est cependant pas destiné qu'aux seuls orfèvres de la réalisation d'objets. Le FabLab est en effet un lieu où chacun peut venir découvrir ces technologies pour se les approprier. "En général, il vaut mieux téléphoner et prendre rendez-vous avec Matthieu qui se charge de montrer les machines et de donner une formation sur la machine choisie pour le projet", explique Corinne, animatrice multimédia de l'espace numérique et du Fab Lab. Elle ajoute : "Le but est d'accompagner la personne jusqu'à ce qu'elle soit en totale autonomie".

Projet d'éducation

Cette action s'inscrit naturellement dans le projet d'éducation de la Maison des Jeunes et de la Culture de Graulhet (MJC).

Pour prendre part à cette aventure de création d'objets, il suffit d'adhérer à la structure. Un temps du FabLab est consacré à un "libre-service" (ou open lab). Pour d'autres projets il est aussi possible de venir à des horaires différents.

Selon le projet, il est possible de prendre différents abonnements. Le plus court, d'une semaine, ne comprend pas l'adhésion à la MJC. Il est aussi possible de prendre un abonnement mensuel ou annuel. Il en coûtera alors 60 euros pour accéder à tout le matériel à l'envi. Bien loin du budget que représenterait l'achat de ces machines !

L'open lab est ouvert le lundi de 10 heures à 17 heures, le mardi de 13 heures à 17 heures, le mercredi de 13 heures à 20 heures et le vendredi de 10 heures à 17 heures.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le FabLab est ouvert durant toutes les vacances.

La Société Coopérative d’Intérêt Collectif prend forme dans le gaillacois
jeudi 26 déc. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), inaugurée le 12 septembre 2019, prend forme pour la Maison Labastide ; elle compte déjà 78 sociétaires qui ont apporté 216.000 euros au capital de la société. C'est encore loin de l’objectif fixé à 3 millions d’euros dans les 5 ans, mais ça progresse.

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L’intérêt suscité par cette démarche qualifiée de "sociale et solidaire" est toutefois tel que certains, qui avaient pris une part de 1.000 euros au lancement de la démarche, ont remis au pot.

Le but de la SCIC est de créer une réserve foncière de 300 hectares pour préserver ainsi le patrimoine foncier et la matière première de la cave coopérative, menacés par l’absence de vocations, l’âge élevé des vignerons et le coût de la terre (environ 10.000 € l’hectare).

La SCIC, qui n’est pas délocalisable selon les statuts, s’engage à n’acheter que des terres disponibles, en premier lieu celles des coopérateurs qui prendraient leur retraite.

Et la démarche ne se limite pas à des apports financiers. "Il s’agit de faire des sociétaires de vrais acteurs du projet, associés à toutes les étapes", indique Arnaud Elgoyhen, responsable du marketing de la Maison Labastide.

Plusieurs réunions ont déjà eu lieu, un repas de sociétaires et la visite d’exploitation à Donnazac.

Des sociétaires acteurs du projet

En janvier 2020, ces animations continueront avec un atelier de taille et petit-déjeuner sur site.

"Tous les deux mois, nous proposerons d’autres thématiques, des pique-niques, des randos gourmandes, etc. Des sociétaires viennent de l’extérieur, il faut leur donner l’envie de s’attacher au territoire", poursuit Arnaud Elgoyhen.

Tous les trois mois, une newsletter donnera les informations sur les acquisitions, les versements et tous les événements relatifs à la vie de la SCIC.

La part sociale de ce projet unique dans le Sud-Ouest est fixée à 1.000 € (ce qui correspond à environ 400 pieds de vigne), elle est ouverte aux particuliers, mais aussi aux collectivités et institutions (une mairie a pris une part).

Le sociétaire peut défiscaliser 18% de son apport, mais doit dans ce cas conserver sa part sociale pendant cinq ans.

La Maison Labastide table sur son réseau de clients pour créer son "réseau d’ambassadeurs". Elle en espère au moins mille dans une première étape.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Michel Darles (directeur), Magali Bayle (agence Capital Citoyen) et Alain Fonvieille (président du conseil d’administration de la Maiosn Labstide) lors de la constitution de la SCIC, en septembre 2019. L’objectif est de constituer une réserve foncière grâce à l’apport de sociétaires : particuliers, institutions ou collectivités.

A Gaillac, hébergeurs et restaurateurs capitalisent sur le Festival des Lanternes
mercredi 25 déc. 2019
Evènement

Hébergeurs et restaurateurs gaillacois, les principaux bénéficiaires de la manne amenée sur le territoire par le Festival des Lanternes, ont pris depuis des semaines leurs dispositions... pour en profiter et une troisième fois et "offrir" le gîte et le couvert aux festivaliers.

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Alain Bellardi, de la pizzeria du Griffoul, résume la situation générale : "On a tenu compte des éditions précédentes pour améliorer ce qui peut l'être en termes d'accueil et de proposition. On était prêt !". Idem pour Razik Aidou à la Bodega, qui s'attendait à faire plusieurs services dans la soirée comme l'année précédente.

La nouvelle des 88.000 ventes avant même l'ouverture officielle du Festival des Lanternes de Gaillac s'est répandue et laisse présager une affluence équivalente aux deux années précédentes.

A la Table du Sommelier, Mireille Pestre et son équipe ont conçu un menu supplémentaire où l'on croise les rouleaux de printemps, les nouilles chinoises aux gambas et la tartelette aux litchis. Mitoyen, Régis Combes, boucher en retraite, a repris du service et ouvert "La bouche rit", un restaurant éphémère pour dépoter du hamburger et des glaces. Au Lion d'Or, Didier Domenech ouvre le soir pour des grillades-frites. Rue Portal, la pâtisserie Normand prépare le chocolat chaud, le cochon praliné et le cake de Noël provençal aux treize fruits confits. Face au parc, "Aux berges du Tarn" a ouvert un stand de plein air.

Sous chapiteau chauffé

Place de la Libération, les restaurants éphémères sont tous réunis sous un grand chapiteau chauffé. Les clients sont moins exposés au froid et à l'humidité. Une critique pointe parfois sur la capacité insuffisante, mais les règles de sécurité s'imposaient. Le doute sur la ventilation - sa capacité pour que le client n'emporte pas sur ses vêtements de laine les arômes d'aligot, de paëlla ou de gratin dauphinois - a été levé.

Au fil des saisons, Easy Crêpes, La Verrerie, Ma grand-mère s'appellait Suzanne, Los Amigos, CinéCurien, Lou Cantoul, La Berlue et ses six bières ("gentilles" ou "méchantes"), dont une de Noël, le bar des vignerons attendent le chaland avec confiance.

La semaine est assez calme, les week-ends chargés. C'est "l'après" qui pose déjà question. Tous se disent preneurs d'une nouvelle édition - de Chine ou d'ailleurs - qui illumine la ville et muscle le chiffre d'affaires.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : en bordure du marché de Noël, les restaurants sont disposés cette année sous un chapiteau chauffé. Ils comptent, comme les autres établissements, sur un coup de feu à la veille des fêtes de Noël.

Gaillac. Les thés et infusions de fruits Shentéa invitent au voyage
mardi 24 déc. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Son chalet Shentéa se reconnaît facilement : un public à dominante féminin hume en fermant les yeux dans les boîtes de thés et d'infusions. Et les narines ont de quoi faire, avec quelques 80 références à respirer... et qui font parfois planer. Car ces senteurs sont une invitation au voyage, un visa pour l'Orient des moussons et les îles parfumées.

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Les vedettes de la gamme s'appellent "Impérial", un thé jaune rarissime aux goji et cranberry, "La Merveilleuse", un noir de chez noir à la groseille et à la mangue, qui ouvre la journée sur une note exotique. Plus acidulée, la version du thé à la rhubarbe, un réveil matin.

Avec Shentéa, Noélie Joqueviel (ingénieur agroalimentaire de formation) a imposé sa marque et son style dans toute la France via son réseau de conseillères. Elle concocte ses recettes et conditionne chez elle, à Brens, ses cocktails de thés ou d'infusions. "Les idées viennent en fin de journée. Je phosphore souvent après 23 heures".

Eté indien

Mais cette couche-tard à qui la nuit porte conseil ne manque pas d'intuitions. Ses infusions de fruits cartonnent. "Eté Indien" (mandarine - gingembre) et "Pop Tatin" (pomme caramélisée, cannelle, morceaux de pop corn, dans l'esprit fête foraine) font la course en tête. Noélie Joqueviel s'est associée avec une autre artisan de talent, Alice, une chocolatière de Rabastens, pour huit recettes de chocothés, en bonbons ou en tablettes.

On peut sentir, mais on peut aussi goûter ou plutôt "gou-thés" : 2€ la tasse, 5€ avec un en-cas artisanal au choix (biscuit, guimauve ou chocothé).

La chalet Shentéa reste sur le marché de Noël de Gaillac, Place de la Libération, jusqu'au 27 décembre.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Noélie Joqueviel confectionne ses recettes de thés et d’infusions de fruits chez elle, à Brens

Pas de perturbations dans les gares graulhétoises
lundi 23 déc. 2019
Evènement

Ce week-end de fin 2019 et les jours suivants – du 21 au 24 décembre 2019 – aucune perturbation n’est annoncée sur le trafic des trains graulhétois. Mises sur les rails par l’association Parta’G – commerçants et artisans graulhétois – les deux "lignes" vont sillonner la ville en faisant arrêt ludique ou buffet dans plusieurs "gares".

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Les deux convois partiront de la gare "centrale" de la place Jean-Moulin avec ses manèges et la fanfare du Père Noël tout le samedi 21 décembre 2019 à partir de 11 h. Ils feront une première escale au cinéma Vertigo dès le vendredi 20 à partir de 15 h. "Nous serons de permanence devant le cinéma aux horaires suivants : vendredi de 15h à 20h, samedi de 15h à 20h, dimanche de 13h à 20h, lundi de 15h à 20h, mardi de 15h à 18h", précise Nadège Roussel, la présidente de l’association Parta'G, l'association de commerçanst et d'artisans graulhétois, qui veillera sur les aiguillages.

Le cinéma Vertigo accueillera le marché de créateurs et un espace courts-métrages pour les plus petits. Il proposera du 21 au 24 décembre des séances de cinéma à 14h, 16h, 18h et 21h. Le dimanche 22 décembre, un spectacle sera présenté – avec traduction en live en langue des signes – "Le Miracle de Noël en Laponie", à 14h30, suivi d’un goûter offert – gratuit – à 16h. Il propose à la vente à tarif "spécial Noël" les affiches de cinéma.

La gare suivante sera ouverte au bord du terrain d’aviation, avec l’arrivée du Père Noël à 10h30 et des animations. Puis les trains descendront aux Voûtes dans l’espace de l’ACPG.

Concours de dessin

Les enfants pourront participer à un concours de dessin, parcourir la forêt du Père Noël – il sera proposé, le samedi 21, un spectacle "Crèche vivante, le mystère de la Nativité", à 10h – 11h15 – 15h et 16h15.

Arrêt suivant boulevard Georges-Ravari, avec mise à disposition de structures gonflables, animations foraines et petite restauration.

"Ce vendredi, nous avons accueilli quelques écoles et les résidents de la maison de retraite, pour faire profiter du Petit Train au plus grand nombre", tient à préciser Nadège Roussel, satisfaite de la qualité de cette animation Petit Train qui avait été très appréciée l’an dernier.

Les tickets sont disponibles chez les commerçants participant à l’animation.

Spectacle de Noël

En parallèle, il sera proposé par l’association Rues d’été une animation sur le marché le dimanche avec déambulation du Châ Mokeur et un spectacle de Noël vers 15h.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : énorme succès en 2018 pour le petit train en ville. Deux lignes sont mises en place cette année.

Coworking : les espaces de travail à la campagne, "c'est l'avenir"
dimanche 22 déc. 2019
Information

Plus de la moitié des espaces collaboratifs qui se créent aujourd'hui s'implantent loin des grandes villes. Et, selon Gerhard Krauss, c'est une chance pour l'économie locale. Rencontre.

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Coworkings, fab labs, hackerspaces, repair cafés ou ateliers partagés, les tiers-lieux colonisent désormais la campagne. Gerhard Krauss est maître de conférences en sociologie à l'université Rennes 2. Il a dirigé l'ouvrage "Tiers-lieux, travailler et entreprendre sur les territoires", pour lequel géographes, sociologues, gestionnaires et économistes ont étudié des espaces collaboratifs créés hors des centres-villes.

Gerhard Krauss a étudié ce phénomène émergeant en France, en Allemagne, en Belgique, au Canada et aux Etats-Unis. Pour lui, ces espaces, particulièrement adaptés à la redynamisation du territoire, favorisent de nouvelles solutions de mobilité et d’organisation du travail.

Capital : Avez-vous été surpris par le nombre de tiers-lieux installés hors des centres-villes ?

Gerhard Krauss - C’est encore une tendance minoritaire, mais elle prend de l'ampleur : aujourd'hui, la moitié des espaces collaboratifs qui se créent s'implantent en dehors des métropoles. Et c'est tant mieux, car c'est un thème très important pour l'avenir, qui concerne aussi bien les mobilités que l'écologie et le développement socio-économique des territoires. Il fait émerger de nouvelles formes d'organisation du travail.

Capital : Comme le télétravail par exemple ?

Gerhard KraussGerhard Krauss - Exactement. Avec l'émergence des tiers-lieux dans les territoires, les entreprises pourraient louer beaucoup plus de places de coworking à leurs salariés, ce qui leur éviterait des trajets quotidiens épuisants et polluants et développerait de nouvelles pratiques en matière de mobilité, par exemple. De nombreuses personnes habitent loin des métropoles parce que c'est la seule possibilité d'accéder à la propriété. Mais elles sont obligées d'utiliser leur voiture matin et soir, car elles continuent à travailler dans les centres-villes. Ce modèle ancien, hérité des années 1980, reste encore très courant. Le problème, c'est qu'il coûte cher en carburant, en émissions de CO2 et aussi en stress, du fait des bouchons. Les nouvelles mobilités font partie d’une démarche écologique qui pourrait parfaitement s'intégrer à la politique RSE des entreprises.

Capital : Quelles sont les caractéristiques principales des tiers-lieux "des champs" que vous avez étudiés ?

Gerhard Krauss - Ils sont très divers : coworking, fablabs, hacklabs… Certains sont plutôt à vocation culturelle, d'autres plus tournés vers l'artisanat ou liés aux métiers du numérique. Autant de profils étroitement liés à la personnalité des fondateurs. Dans les territoires, les espaces de coworking sont plus ouverts sur la vie locale, plus solidaires aussi. D'ailleurs ceux qui rencontrent le plus de succès sont ceux qui réussissent leur "ancrage social" sur leur territoire.

Capital : Qui travaille aujourd'hui dans ces tiers-lieux ?

Gerhard Krauss - Chez les coworkers des champs, le projet professionnel est très souvent subordonné au projet de vie. Il s'agit encore d'une toute petite élite, très qualifiée, qui, grâce au numérique, a la possibilité de travailler là où elle choisit de vivre. Dans les coworkings étudiés, aussi bien en Allemagne qu'en Bretagne, nous avons rencontré un public particulièrement hétérogène, plus âgé que dans les grandes villes, avec des trajectoires personnelles très marquées. Pour la plupart, ce sont des travailleurs indépendants qui évoluent dans le numérique. Mais on trouve aussi des salariés en télétravail avec des profils qualifiés, très spécifiques. Dans ce cas, ils ont négocié avec leur entreprise la possibilité de travailler à côté de chez eux. Elle a souvent accédé à leur demande à la condition qu'ils trouvent un tiers-lieu. Il est plus rassurant pour une société de savoir que ses cadres se trouvent dans un environnement de travail réservé plutôt qu'à la maison.

Capital : Que vient-on chercher dans un tiers-lieu ?

Gerhard Krauss - Evidemment la fibre et Internet… Mais surtout de la convivialité, des interactions sociales, un réseau amical et local. L'homme au travail est un être social : il a besoin d'échanges. En ce sens, on peut s'interroger sur les risques psycho-sociaux du home office. J'ai lu récemment une étude allemande qui révèle que les gens qui travaillent de chez eux sont très stressés. Ils ont du mal à séparer activités professionnelles et personnelles, travaillent tard la nuit, le week-end… L'étude conclut que le home office peut présenter un risque pour la santé. Elle montre parallèlement que le niveau de satisfaction est plus élevé quand les gens travaillent dans un cadre convivial avec d'autres personnes. Les tiers-lieux combinent cadre structuré et convivialité.

Capital : Favoriser l'émergence de ces espaces est-il un enjeu pour les territoires ?

Gerhard Krauss - Bien sûr ! Ils créent de l'activité sur les territoires et favorisent la relance des économies locales. Il existe d'ailleurs beaucoup plus d'espaces collaboratifs dans les territoires en restructuration ou économiquement moins prospères que dans ceux où l'économie est plus stable. Ce qui s'explique : dans les régions où il y a très peu de chômage, l'économie établie aspire quasiment toutes les ressources humaines qualifiées, donc il en reste peu pour les tiers-lieux. Mais, aujourd'hui, il semble que favoriser l'émergence des lieux soit une vraie préoccupation politique. L'Etat, les élus locaux et les régions se demandent comment faire pour les promouvoir et les aider.

Capital : Quelle serait selon vous la meilleure façon de booster leur développement ?

Gerhard Krauss - Les élus locaux peuvent mettre à disposition des locaux à loyer réduit, comme c'est le cas en Bretagne par exemple. Dans tous les cas, nous pensons qu'il vaut mieux accompagner les fondateurs et les aider, plutôt que d'essayer de mettre la main sur leur projet. Il ne faut pas oublier qu'à l'origine de ces espaces de coworking, il y a souvent l'idée d'une contre-culture avec une indépendance très forte des fondateurs... D'où l'esprit de liberté, de créativité et d'innovation qui y règne souvent et qui attire les entreprises. Mais il faut maintenir un équilibre, les soutenir plutôt que contrôler directement leur développement. Une entreprise ou une collectivité qui louerait par exemple 50 postes sur 70 risquerait de faire fuir les profils les plus atypiques.


Source : Capital - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessus : Gerhard Krauss.

Illustration ci-dessous : des coworkers.

L’alimentation saine et durable fait école
samedi 21 déc. 2019
Information

Des élus de Bretagne, des Alpes- Maritimes et de banlieue parisienne, engagés dans des démarches volontaristes en matière d’alimentation saine et de protection des populations, ont été entendus, hier, par une délégation sénatoriale.

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Autrefois cantonnées à une minorité, les questions liées à une alimentation saine et durable et à la protection des populations vis-à-vis de certaines pratiques agricoles se sont aujourd’hui invitées dans le débat national.

En mai 2019, l’arrêté du maire de Langouët, en Ille-et-Vilaine, interdisant l’usage de pesticides à moins de 150 mètres de toute habitation a mis en avant le rôle joué par les élus de proximité dans la gestion de ces défis. La Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales a voulu creuser cette question en organisant, le 19 décembre 2019 à Paris, une table ronde consacrée aux expériences de terrain. Outre le maire de Langouët, Daniel Cueff, ils ont ainsi pu entendre les témoignages de ceux qui œuvrent au quotidien pour ancrer les territoires dans une nouvelle exigence sanitaire et environnementale.

Parmi eux, Gilles Pérole, maire adjoint de Mouans-Sartoux et président de l’association Un plus bio, qui milite pour la généralisation des cantines bio en France, qui a présenté l’expérience conduite dans cette petite commune des Alpes-Maritimes : "Notre but, dès 2008, c’était de développer à l’échelle de la commune une alimentation bio et respectueuse de l’environnement", a-t-il rappelé. Aujourd’hui, dans les écoles de Mouans-Sartoux, les repas servis sont 100% bios, et les légumes utilisés viennent de terres rachetées par la mairie et cultivées par trois agriculteurs appointés par la municipalité. Un cercle vertueux qui a été rendu possible par "la construction d’une culture commune entre la population et les élus", a souligné l’élu.

A l’autre bout de la France, Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, a lui aussi engagé sa ville dans une démarche durable. Il a fait partie des villes qui se sont engouffrées à la suite de Langouët pour réglementer l‘usage des pesticides. Devant la délégation sénatoriale, il s’est toutefois étonné de "la différence de traitement d’une même problématique devant les tribunaux."

En effet, là où Daniel Cuff a été éconduit au prétexte que son combat était "légitime mais illégal", Patrice Leclerc a été entendu par la justice, qui a conclu à une carence de l’Etat dans son rôle de protection des populations. Une différence de traitement qui ne doit pas masquer le fait que ces élus agissent "dans le cadre d’une logique globale, analyse le sénateur du Morbihan Joël Labbé, qui s’inscrit elle-même dans une révolution culturelle, car les populations sont aujourd’hui extrêmement sensibilisées."

Mais alors, "comment expliquer cette difficulté à gérer cette transition pourtant nécessaire vers une alimentation saine et durable ?", s’est interrogé le président de la délégation sénatoriale, Jean-Marie Bockel.

Pour Daniel Cueff, la difficulté est à chercher du côté du message envoyé par les autorités, illustré par les atermoiements autour de l’interdiction du glyphosate : "En hésitant, en repoussant les mesures nécessaires, on a du mal à convaincre les agriculteurs de la nécessité de la transition."

Au-delà d’un message mieux harmonisé, Gilles Pérole, lui, parie sur le local : pour réussir la transformation, "il est indispensable que les territoires s’emparent de leur souveraineté alimentaire."

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : une cantine scolaire.

La coopérative Régate se réorganise pour mieux répondre aux besoins des entrepreneurs
samedi 21 déc. 2019
Accompagnement des entreprises

Alors qu’elle vient de fêter ses 20 ans d’existence, la coopérative d’activités et d’emplois Régate – qui accompagne des entrepreneurs dans le développement de leur projet – se réorganise. Elle devient un regroupement coopératif autour de six antennes métiers.

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Lorsqu’elle voit le jour dans le Tarn en 1999, Régate est la deuxième coopérative d’activités et d’emplois (au format Scop) créée sur le sol français. "Un format qui préserve l’intérêt des entrepreneurs en faisant en sorte que l’entreprise appartienne à ceux qui la déploient", précise Félicie Domène, l’une des cinq co-fondateurs, et aujourd’hui unique directrice.

Le principe : en rejoignant Régate, l’entrepreneur-salarié bénéfice des avantages d’un CDI et de l’autonomie professionnelle d’un entrepreneur.

Puis, au terme de deux années d’accompagnement, il peut lancer son entreprise ou, s’il le souhaite, devenir entrepreneur-associé de la coopérative. Un cadre sécurisant qui a permis d’accompagner, en 20 ans, plus de 2.800 projets, fait naître 700 entreprises sur le territoire et généré 49 millions d’euros de chiffres d’affaires.

Simplifier la vie des pluriactifs

Du haut de ses 20 ans, Régate continue pourtant de se transformer pour être en phase avec l’évolution du marché du travail.

"Le nombre de pluriactifs qui ont plusieurs sources de revenus (un maçon / maraîcher / guitariste par exemple) est en augmentation, explique Félicie Domène. Aussi, nous avons eu l’idée de créer des antennes métiers afin de faciliter la vie de ces entrepreneurs. L’objectif : leur permettre de déployer leurs compétences au sein d’une seule et même structure avec un seul et même interlocuteur". Sur le modèle de Régabât (née en 2007 et destinée aux métiers du bâtiment), Régate a ainsi développé de nouvelles marques (Régactif, Régaculture, Régazen, Régagri) dans les domaines de la culture, du bien-être, de l’agriculture.

Une coopérative "inclusive"

Autre innovation : le dernier né – Régaservices – qui prend la forme d’une entreprise d’insertion pour les travailleurs indépendants (EITI), sur le modèle de Lulu dans ma rue.

"Il s’agit d’une plateforme de mise en relation entre un client et un entrepreneur pour différents types de services (bricolage, informatique, ménage, etc.), explique Félicie Domène. L’idée est de s’adresser à tous les entrepreneurs qui peinent à boucler leur fin de mois et qui ont besoin d’un revenu complémentaire".

La phase d’expérimentation débute en janvier 2020 et le lancement officiel devrait avoir lieu au mois de juin 2020.

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Félicie Domène, gérante de la CAE Régate-Régabât, a été lauréate, en juin 2019, du Trophée de l’entrepreneuriat au féminin dans la catégorie Économie sociale et solidaire.

Fêves sur la ville pour les 10 ans de présence de la boulangerie patisserie Faivre à Graulhet
mardi 17 déc. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Il y a eu dix ans en octobre 2019 que Christophe Faivre a repris la boulangerie-pâtisserie de l’avenue de l’Europe à Graulhet, face au LP, dans le quartier de Crins.

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Des débuts difficiles pour le lorrain qui a bien failli tout arrêter, mais au fil des ans, un redressement spectaculaire, et une belle clientèle de proximité, qui salue toujours son engagement dans la profession et la qualité des productions de la boulangerie patisserie Faivre.

"C’est celà la réputation. Il faut être cohérent d’un bout à l’autre de la chaîne de production" assure-t-il.

Aujourd’hui, c’est lui qui oeuvre dans le labo de pâtisserie et qui emploie deux boulangers, deux serveuses et un jeune pâtissier en formation. "L’artisanat, c’est beaucoup de contraintes. Mais notre profession est garante d’un patrimoine national, et nous devons transmettre ce savoir, pour que ce métier reste debout !".

Pour marquer sa décennie sur Graulhet, il va complètement refaire les façades et les devantures en début d’année 2020. Mais c’est pour une autre raison que les graulhétois risquent fort de franchir l’entrée de la boutique.

Pour fêter l’événement des 10 ans, l’artisan a fait fabriquer chez un manufacturier de Saint Ismie, neuf fèves en porcelaine à l’image d’autant de sites emblématiques de la ville.

"Je lui ai fourni neuf cartes postales anciennes de la rue Saint Projet, du Mercadial, du Pont Vieux, de la gare ou de mégisseries. Les clients pourront les trouver dans les galettes et les fouaces en tout début d’année 2020. J’avais réfélchi à quelques chose d’original, d’accrocheur, de tendance, et qui se démarque d’avec la concurence" assure Christophe Faivre, qui sait aussi que cette initiatove risque de surout toucher une clientèle d’un certain âge.

"Peu importe. Car ces fèves inédites marquent mes dix années d’implication - il est aussi actif en associati f- sur Graulhet".

Il y a trois ans, Christophe Faivre avait remporté un joli succès avec les fèves aux armoiries de la ville, du Sporting et autres groupement de mégissiers. "Depuis, la demande est croissante et cette année, nous allons tabler sur 1.700 pièces de galettes et fouaces".

Et donc autant de fèves. Avis aux fabophiles!

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Christophe Faivre dans son fournil avec sa collection de 9 fèves sur Graulhet.

A Gaillac, Lewis Martin et Estilo voient plus grand rue Portal
lundi 16 déc. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

En 2017, Lewis Martin – six années passées chez Armani à Paris et à Saint-Tropez – a lancé sa boutique de prêt-à-porter masculin, en plein centre-ville de Gaillac, place d’Hautpoul, avec l’enseigne Estilo. Un acte courageux, d’autres pensaient à voix haute "risqué", pour ce "fou de mode" (c’est lui qui parle).

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Au premier bilan, la tendance le confirmait plutôt dans ses choix.

Mais la place d’Hautpoul reste plus administrative que commerçante, et les quelques vitrines donnent parfois l’impression de tourner le dos à la ville.

Quand s’est libéré un espace au 9 rue Portal (ex Délices Lamarque), Lewis a bondi : plus d’espace, plus de visibilité, plus de passage. Le 1er octobre 2019, le temps de reconditionner le local et de créer quatre "univers", il a ouvert son nouvel Estilo rue Portal, toujours en plein centre-ville de Gaillac.

"J’ai doublé le passage en un mois. Je continue de croire au centre-ville et aux villes moyennes".

Entre concept et expérinece à vivre

Lewis Martin a opté pour un mur dans le style Brooklyn ou loft industriel, avec ses portants de blousons, vestes, chemises et petits pardessus. Il a aussi développé un "corner jeans", puis installé au fond de la boutique la ligne toulousaine "Religion Rugby", qui permet d’habiller des secondes lignes format Botha ou Etzebeth (5XL).

Enfin – c’est la grande curiosité pour les clients – un "bar à parfum". Neuf bouteilles tête en bas qui pourraient être des single malt, mais qui contiennent Délice de Fève, Bois Légendaire, ou Babylone, son best seller, un cocktail de citron, de rose et vanille. Des ambrés, des musqués, des fruités. "Deux parfums très féminins, les autres mixtes. On choisit son style et son flacon de 10, 30 ou 50 centilitres, que l’on pourra recharger". Lewis se chargera d’y apposer l’étiquette.

Avec son sens de la synthèse, Lewis Martin fixe son cap. "Ouvrir un magasin, c’est définir un concept. Et pour le client, c’est vivre une expérience".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Lewis Martin a une expérience confirmée dans le monde de la mode.