Actualités

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : la Tonnellerie du Sud-Ouest
lundi 13 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Un fabriquant de barriques implanté au coeur d'un vignoble, rien de très surprenant à ce stade. Il s'agit pourtant d'un véritable destin international pour la société gaillacoise Tonnellerie du Sud-Ouest, qui travaille avec plus de 25 pays dans le monde entier !

Lire la suite



Baudoin de Mongolfier est tombé dans la barrique par passion. "J'ai toujours été passionné par le bois et par le vin, c'était le seul moyen de concilier les deux", confie-t-il. Alors quand, en 1998, il a eu l'occasion d'acheter l'entreprise Tonnellerie du Sud-Ouest, il n'a pas hésité.

Et aujourd'hui – hormis en cette période confinement bien sûr –, il parcourt le monde pour rencontrer les clients qui se trouvent dans 25 pays différents. "Nous travaillons à 70% à l'exportation en vendant nos produits du Japon à l'Argentine en passant notamment par la Chine, l'Afrique du Sud ou les États-Unis".

Lors de ses rendez-vous, il vante le savoir-faire de la barrique gaillacoise. "Il s'appuie sur trois composantes importantes. La première est la provenance du bois que nous prenons des forêts françaises, dont la Grésigne. Ensuite, il y a le temps de séchage et enfin la chauffe".

Et si le savoir-faire de la Tonnellerie du Sud-Ouest, qui produit 3.000 barriques par an, a franchi les frontières et les océans, il est également connu dans le vignoble gaillacois. "Les vignerons d'ici font appel à nous pour les cuvées spéciales, précise le dirigeant. Nous sommes notamment leader mondial sur la barrique en acacia pour les blancs, grâce aux vins gaillacois".

 

Source : le Journal d'Ici - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Baudouin de Mongolfier dirige la Tonnellerie du Sud-Ouest depuis 1998.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : TEEPO
dimanche 12 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Comme partout en France, Tommy Raynal (27 ans) vit confiné dans son appartement atelier de Rabastens. Ce jeune graphiste a confié à la Dépêche du Midi n’avoir jamais cessé de "produire : "la création graphique est un travail au long cours avec des centaines de détails surgis de croquis préparatoires".Entre Tommy et l’art graphique, c'est une véritable histoire d’amour

Lire la suite



La grande fierté de Tommy c’est d’avoir "remanié", à la veille du confinement, le logo "Au Cinq" sur le Quai des Escoucières à Rabastens, à la demande de Michel Raynal, l’ancien architecte de renom et "grand-père par la même occasion".

Ce dernier reste discret sur l’avenir de la célèbre enseigne, certains évoquent un "refuge de la mémoire", qui doit permettre d’en dire autant sur le passé que sur le présent ou l’avenir. Malgré sa forme simple, le sigle "Au Cinq" est le fruit de technologies complexes.

"Nous les artistes contemporains on se sert de logiciels high-tech, mais ce sont des outils parmi d’autres", souligne notre jeune créateur. Il y a chez Tommy le souci de vulgariser un savoir-faire, d’anoblir des choses en apparence désuètes, la volonté de mettre en avant un style simple et raffiné. Tout cela nous rappelle que le graphisme, ce métier d’art aux confins de l’art et du design, est un monde secret.

Tommy Raynal a monté à Rabastens son atelier d’art graphique TEEPO : son point fort, c’est la création de logos, de visuels, la mise en page jusqu’à la réalisation/fabrication. Il réalise des décors sur véhicules, la signalétique pour les entreprises et tous supports de communication.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le 13 mars 2020, Tommy Raynal présentait le nouveau logo de "Au Cinq".

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : le primeur Bedel
samedi 11 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

En 2002, Patrick Bedel a pris la suite de "Nénette" et Jean-Claude Escourrou au bas de la rue Portal à Gaillac, sur une enseigne historique de vente de fruits et légumes en centre-ville. Trois fois par semaine, il part avec son camion s’approvisionner au Marche d’Intérêt National (MIN) de Toulouse. Pour lui, "les prix des légumes n’ont pas flambé" pendant la crise sanitaire liée au Covid-19.

Lire la suite



"Des produits, nous n’en manquerons pas, il y en a. Il peut survenir un problème logistique, un trou temporaire sur l’un d’entre eux, c’est arrivé pour l’asperge, mais il se résout très vite".

Patrick Bedel et ses quatre employés notent que les clients achètent un peu plus, car tout le monde est confiné à la maison : plus de cantine pour les enfants, de self d’entreprise ou de restaurant pour les parents à midi.

En fin de semaine, les achats augmentent légèrement, chez ceux qui planifient leur consommation hebdomadaire. Pour le reste, c’est plutôt la période qui influe sur le contenu panier. "On est à la charnière des produits d’hiver (pommes, poires, clémentines) et de ceux d’été, comme la fraise française et la cerise".

La clientèle s’est disciplinée, avec l’aide des employées : pas plus de cinq personnes dans le magasin.

Laver à l’eau claire

Les précautions sanitaires se voient : les caissières sont masquées et gantées, du gel est à disposition des clients à l’extérieur.

"Des clientes nous ont même confectionné des masques double épaisseur. C’est très sympa".

Patrick Bedel donne quelques conseils utiles et rassurants : laver les fruits et légumes à l’eau claire et abondante, puis à l’arrivée, jeter les emballages, se laver les mains, enfin, éplucher tout ce qui peut l’être.

Le vinaigre blanc comme désinfectant ? "C’est plutôt une recette de grand-mère contre les pucerons des salades. Contre le virus, je ne pense pas qu’il soit efficace."

Les prix ont-ils flambé ? "Non, sauf pour des produits venant du Nord, très touché par l’épidémie, comme l’endive et le chou-fleur. Il y a eu des problèmes de main-d’œuvre à la cueillette. Mais on trouve ici de la salade de pays très bonne et pas chère, en ce moment".

Patrick Bedel a toujours conseillé de suivre les produits de saison, et venus de pas loin.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le magasin est le rendez-vous de beaucoup de consommateurs gaillacois. Depuis le début du confinement, les réflexes de sécurité se sont imposés.

Et pendant ce temps... Le tiers lieu le Pré Vert à Rabastens labellisé par la Région Occitanie
vendredi 10 avr. 2020
Accompagnement des entreprises

Le Pré Vert, tiers lieu et espace coworking situé à Rabastens, vient d'être labellisé par la Région Occitanie ! L’objectif pour la Région consiste à accompagner des espaces de travail collaboratif proposant aux travailleurs nomades, aux start-up, aux indépendants... des bureaux équipés prêts à travailler, des ateliers et animations... Bref, des conditions leur permettant de travailler et de nouer des relations professionnelles. Cette reconnaissance est une très bonne nouvelle en ces temps troublés de confinement.

Lire la suite



Le Pré Vert s’inscrit donc désormais dans ce réseau régional des tiers lieux labellisés. Il est aussi membre du réseau des tiers lieux tarnais Cowork-in-Tarn.

Inauguré en septembre 2019, le Pré Vert abrite 32 professionnels dans des bureaux et ateliers à l’année, et compte une vingtaine d’abonnés réguliers à son espace de coworking.

Une grande variété d’activités sont accueillies au sein de ce tiers lieu protéiforme : cuisine, ingéniérie, édition, arts plastiques, bien-être, numérique etc. Autant de compétences et savoir-faire qui favorisent l’émulation et la créativité. Tous les résidents du Pré Vert bénéficient également d’un accompagnement au développement de leur activité assuré par des professionnels bénévoles de La Locale, association porteuse de ce projet de tiers lieu.

Le Pré Vert, c’est aussi des animations culturelles et de l’événementiel : concerts (notamment Dimanche au Pré au printemps et à la fin de l’été), théâtre, expositions, conférences, location de salles, team buildings, événements privés etc.

Depuis mars 2019, 1.762 personnes ont pris une carte d’adhésion pour entrer sur un site devenu structurant pour le territoire du rabastinois.

Pour information, dans le contexte actuel, le Pré Vert est fermé au public. Seuls les résidents à l’année peuvent y travailler.

Les initiatives des communes pendant le Covid-19 : Lisle sur Tarn
vendredi 10 avr. 2020
Information

Le marché hebdomadaire de Lisle sur Tarn ne peut plus se tenir dans les conditions habituelles au regard des mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation du Coronavirus. Du coup, la commune s'adapte et met en place deux stands de vente de produits frais le jeudi sur la place Paul Saissac.

Lire la suite



Compte tenu de l’arrêt momentané du marché dominical pour répondre aux mesures de sécurité publique liées au covid-19, deux stands de vente de produits frais (fruits et légumes, poissonnerie) habituellement sur le marché lislois seront présents le jeudi de 8h à 13h sur la place Paul-Saissac à Lisle sur Tarn.

Venant en complément de l’offre alimentaire proposée par la supérette de proximité SPAR, cette action est mise en place en collaboration avec l’association des Forains lislois.

Un arrêté municipal gère ces installations temporaires dans le respect des gestes dits "barrières" à la prévention du covid-19, encadrées par les services techniques de la ville et le policier municipal.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : des aménagements sont créés en cette période difficile.

Les initiatives des entreprises pendant le Covid-19 : entreprise Soulié
jeudi 9 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Si les mesures gouvernementales prises dans le cadre de la crise sanitaire en cours ont amené Christian Soulié, le gérant de Pro & Cie implanté sur la zone d'activités de la Bouyayo à Couffouleux, à fermer les portes du magasin, les activités liées au SAV et au remplacement des appareils de première nécessité sont toujours assurées.

Lire la suite



Devant les interrogations de nombreux clients sur les possibilités d’intervention lors des pannes d’appareils électroménagers, Christian Soulié, le gérant de la société Pro & Cie implantée sur la zone d'activités de la Bouyayo à Couffouleux, précise : "En application des mesures gouvernementales en lien avec la crise sanitaire, le magasin PRO ET Cie SARL Christian Soulié Et Fils est fermé physiquement jusqu’à nouvel ordre. Pour autant, les activités liées au Service Après-Vente ou au remplacement des appareils de première nécessité continue !".

Les clients ou personnes intéressées peuvent contacter l'entreprise soit par mail, soit par téléphone en composant le 05 63 33 75 76. Sur les messages, il est demandé de clairement nom, adresse, téléphone et motif de l'appel.

"Bien que l’activité soit compliquée en ce moment, nous essayons toujours de trouver une solution" pour reprendre les mots de Christian Soulié.

Bien entendu, il va de soi que les "gestes barrières" doivent être scrupuleusement respectés lors des interventions.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : à l’entreprise Soulié basée à Couffouleux, le remplacement des appareils de première nécessité est assuré.

Les initiatives des entreprises pendant le Covid-19 : la Maison Labastide
mardi 7 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

À la Maison Labastide, l’équipe autour du Directeur Michel Darles s’investit fortement pour fonctionner malgré le confinement. Des dispositions avaient été prises avant même la décision gouvernementale, notamment en vue de livrer les clients, ce qui appelle une organisation repensée.

Lire la suite



"Nous l’avions anticipée début mars en mettant en place un comité de pilotage. Sa première tâche a été de sensibiliser tout le personnel aux gestes barrières et à la sécurité", rappelle Michel Darles, le Directeur de la Maison Labastide, qui emploie 55 salariés en équivalent temps plein depuis son site de Labstide de Lévis.

"L’accueil a été réaménagé pour les chauffeurs livreurs, du gel hydroalcoolique est à disposition du personnel. Nous avons aussi modifié nos méthodes de travail, en reportant des rendez-vous, en utilisant skype pour des réunions à sept ou huit".

Quand est arrivée l’injonction de fermer les écoles, la coopérative a basculé sur la phase 2. Quelques postes sont passés en télétravail, mais il n’y a pas eu un seul droit de retrait.

Drive et livraison gratuite

La Maison Labastide est opérationnelle, assure le service aux coopérateurs, a ouvert un drive, puisque les particuliers n’entrent plus dans le magasin, et propose même une livraison gratuite à ses clients, qui ont été informés par courrier.

L’activité subit pourtant un coup de frein évident. L’œnotourisme est à l’arrêt. "Heureusement, nous avons fait un très bon début d’année grâce au festival des Lanternes. Mais le secteur des hôtels-restaurants est réduit à zéro. En revanche, pour l’instant, la grande distribution tient, nous avions pu finir aussi notre programme d’expéditions à l’export".

Des commandes continuent d’arriver venant des supérettes, à part pour les "bulles", vin de fête actuellement en berne.

Mais pour les vins tranquilles, le +1,6%, même s’il n’a rien de vertigineux, est un encouragement. "Il contraste avec la baisse de 4 points sur les 12 derniers mois".

Le comité de pilotage travaille déjà à la sortie de crise : les 55 employés et les 110 coopérateurs se retrousseront les manches.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le magasin est fermé, mais le drive y fonctionne et la cave propose à ses clients des livraisons gratuites.

Les commandes explosent sur le site de Locavor Gaillac
mardi 7 avr. 2020
Information

La crise sanitaire en cours fait exploser les inscriptions et les commandes sur le site de Locavor Gaillac. "Depuis le confinement, on a enregistré plus de 1.000 nouveaux membres" indique Noélie Joqueviel, responsable du point de vente de Gaillac.

Lire la suite



Une partie des "clients" se fait livrer à domicile, l’autre partie se retrouve pour la livraison des paniers, le mercredi entre 17h30 et 19h, sur le parking de la Cave de Gaillac, dont les propriétaires, Alain Gayrel et son fils Vincent, offrent l’hospitalité et restent ouverts pendant la distribution. Hervé Rolland, qui assure l’accueil de la Cave, donne même un coup de main à l’occasion pour installer les colis.

Le groupe Locavor Gaillac, qui existe depuis 2016, est bien rodé et n’a pas eu à subir les retards à l’allumage d’autres marchés de producteurs. "On tourne à 115, 120 commandes le mercredi, dix fois plus qu’avant".

Il suffit de passer commande par Internet le mercredi matin puis de payer en ligne. "En cette période, les premiers arrivés sur le site sont les premiers servis".

Noélie Joqueviel, devant la croissance de la demande, aurait même besoin d’un deuxième producteur d’oeufs et surtout de légumes pour compléter la nouvelle venue de l’Essor Maraîcher.

Le groupe s’étoffe, la gamme aussi, avec les asperges et le pain de la famille Ginestet (Cadalen), les chocolats d’Alice (O’Gourmandises, à Rabastens) et d’Annick Normand, les viandes et charcuteries de la Ferme de Cassar (94 produits et le camion frigo de Bruno), les volailles nature ou cuites d’Alexandre Ducros (Le petit fermier du Cérou), les farines, pois chiches, pois carrés, lentilles, huiles de colza et de tournesol de Lydie Fraysse (Gaec de Goudou à Villeneuve-sur-Vère), les thés Shentea, les produits laitiers de la Ferme du Buisson Blanc (Le Ségur).

Sur le parking, avenue Foch, toutes les distances sont respectées. "Plutôt 3 mètres qu’un" précise Noélie Joqueviel.

Pendant le confinement, la distribution s’effectue également à Marssac le jeudi de 11h à 11h30, rue de la Mairie.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : les paniers individualisés sont prêts sur le parking de la cave de Gaillac pour le mercredi à partir de 17h30. On peut aussi se faire livrer à domicile.

Les initiatives des entreprises pendant le Covid-19 : la jardinerie Lombard
lundi 6 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Les pépiniéristes et les jardineries souffrent particulièrement de la période de confinement actuel, leur activité étant nécessairement saisonnière. A Lisle-sur-Tarn, la jardinerie Lombard Nature s'adapte et lance son offre drive !

Lire la suite



En cette période de confinement, ce n’est pas évident de travailler et notamment ceux qui travaillent sous la forme de commerce en lien direct avec le public.

Parmi ceux-ci, on retrouve les pépinières, les horticulteurs, les maraîchers qui font une grosse partie de leurs chiffres d’affaires en cette période printanière, où bon nombre d’entre nous profitent de ces premiers beaux jours pour planter et organiser jardins et potagers.

À Lisle-sur-Tarn, la jardinerie Lombard Nature, comme tant d’autres, s'est adaptée et propose depuis quelques jours un drive afin de continuer la vente à destination de la population.

Le système de "drive" permet de récupérer sur rendez-vous les achats sur le parking de la jardinerie.

En vente, vous trouverez légumes, fraisiers, aromatiques, petits fruits, agrumes, fruitiers…

Pour tout ce qui est commande ou renseignements envoyez un mail à : lombardnature@orange.fr ou passez par la page Facebook de la jardinerie.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : la réception des végétaux se fait directement sur le parking-drive de la jardinerie Lombard nature.

La vie des entreprises pendant le Covid-19 : la Maison Chavanne
lundi 6 avr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Grégory Chavanne s’est installé il y a maintenant 7 ans sur la place de la Libération, en coeur de ville de Gaillac. Ce diplômé en informatique industrielle a vite pris les chemins de traverse : il voulait être indépendant. A 46 ans, il est à son compte depuis vingt-deux ans. Aujourd'hui, en ces temps troublés, il mise encore plus sur son équipe.

Lire la suite



Le démarrage gaillacois, où il prenait la suite d’un "point chaud", n’a pas été une sinécure. Mais le jeune patron, en remodelant son équipe sur de nouveaux principes de travail, a réussi à faire de la "Maison Chavanne" (15 salariés) une référence, avec un salon de thé et la terrasse en complément.

La crise sanitaire a imposé de réduire la voilure. "Lundi, par exemple, nous étions trois en boulangerie, moi compris. Un pâtissier vient 2 heures le matin car l’activité y est réduite. Les gens se détournent du superflu. Nous avons également réduit la gamme de pains".

La fréquentation a été irrégulière : une ruée les deux premiers jours du confinement, trois jours plus calme ensuite, puis une reprise le week-end pour refaire le plein. "On navigue à vue".

Du côté des précautions, Grégory Chavanne a placé la barre très haut : gants, masques et gel dès l’entrée du magasin pour les employés. Pour les clients, les distances de sécurité sont élargies à l’intérieur.

Il surveille par ailleurs la gestion à la loupe. "Je suis en lien tous les jours avec le comptable. Je ne pense pas que l’on ait droit au chômage partiel. Les employés qui avaient un reliquat de congés les prennent".

Dans le même bateau

Le boulanger avait une trésorerie saine : elle devrait permettre à l’entreprise de passer entre les gouttes.

Quand la crise sanitaire sera passée, le redémarrage du secteur de la boulangerie devrait faire partie des premiers à décoller. "Les consommateurs risquent de se recentrer sur l’essentiel, or le pain en fait partie. Mais il faudra sans doute quelques mois pour se refaire".

L’investissement prévu pour 2021, réaménager le magasin sur le principe d’une boulangerie "à la parisienne", mettant en exergue la vocation artisanale, risque d’être reporté de quelques mois.

La crise permet aussi de mesurer la solidité de l’équipe. "La mienne est formidable. Les employés m’ont dit : on est tous dans le même bateau. On fera ce qu’il faudra".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Grégory Chavanne (à gauche) met la main à la pâte chaque fois qu’il le faut. Le chef d’entreprise de 15 salariés sait qu’il peut compter sur ses collaborateurs, même au plus fort de la crise sanitaire.