"Trésors du Musée d'art de Pékin" : une exposition exceptionnelle au Musée des Beaux-Arts de Gaillac à compter du 07 juillet 2018

Lieu :
Gaillac

"Trésors du Musée d'art de Pékin", tel est le nom de cette exposition, à caractère exceptionnel, qui réunit quelques 140 peintures et objets allant du XVIIème au début du XXe siècle, et dont la plupart sortent de Chine pour la première fois. Un des grand rendez-vous culturels et économiques de l’été 2018, un événement qui met en lumière le territoire, dont l'attractivité grandit !

C'est un des grand rendez-vous de l’été 2018 en Occitanie ! Ce sont en effet des chefs d’œuvres de l’art chinois qui seront présentés à Gaillac du 07 juillet au 31 octobre 2018, dans un musée ayant entièrement fait peau neuve pour l’occasion. Qu’il s’agisse des calligraphies, des peintures, ou des objets d’art exceptionnels par leur rareté et leurs dimensions, ces œuvres ont toutes été réalisées par des peintres de grande renommée, tels les empereurs eux-mêmes.

Cet événement trouve naturellement ses racines dans la cité millénaire de Gaillac  grâce à la personnalité éminente Oeuvre Chined’Antoine Gaubil, qui rappelle les liens que Gaillac a entretenus avec la Chine depuis le XVIIIème siècle. Antoine Gaubil, né à Gaillac en 1689, fut ainsi l’un des grands scientifiques français au service de la Chine au XVIIIème siècle. Jésuite, mathématicien, géographe, astronome, linguiste, il fut l’un des premiers sinologues et laissa de très nombreux ouvrages sur l’histoire des peuples et des dynasties chinoises qui firent connaître cette civilisation en Occident. Familier des princes et des empereurs à la cour impériale, curieux de toutes les sciences et de tous les arts de la Chine, il fréquenta de nombreux artistes et lettrés durant son long séjour à Pékin, où il s’éteint en 1759.

140 oeuvres sur 10.000 disponibles

Le choix, parmi 10.000 œuvres disponibles, s'est centré sur la période comprise entre la présence en Chine du jésuite gaillacois Antoine Gaubil (XVIIème siècle) et le XXème siècle.

Le thème fédérateur de l'exposition est "L'art des lettrés de la dynastie des Qing".

Calligraphie, peinture, céramique, soie, papier… Toutes les techniques et supports retraceront cet univers raffiné qui vénérait les paysages, "la montagne et l'eau", où naissent et vivent les nuages, les sources et les dieux. Les artistes, venus des élites mandarinales, ne vendaient pas : ils avaient "la culture de soi", faite de rigueur dans le trait et de sobriété.

"Leur propos était de rendre l'ambiance avec un minimum de moyens : l'encre, l'eau, le pinceau", explique Bertrand de Viviès, le conservateur des musées et du patrimoine de Gaillac.

Scènes de pavillons, de lecture, de pêche, bambous et rochers, grenadiers, pruniers et cerisiers en fleurs ou dénudés, animaux que les principes taoistes associent à la préservation de la vie… Tout y est légèreté, délicatesse. Y compris ces figures féminines que l'Empire du Milieu appelait "les beautés".

L’exposition, à travers les thématiques de la calligraphie, des paysages, de la présence humaine dans le paysage et de l’évocation de l’univers de la nature… s’attache à montrer comment cet art s’inscrivait dans un univers intellectuel très riche où la philosophie, la religion et la culture occupaient une place essentielle.

Ainsi, "Trésors du Musée d’art de Pékin" se veut une évocation de la peinture et de l’art de ces artistes au travers d’œuvres et d’objets qui peuplaient leurs ateliers et qui étaient en eux-mêmes plutôt des supports de réflexion que de représentation.

Une exposition diversifiée, technique... et fragile

Le programme de l'exposition a fait l'objet d'une présentation par Bertrand de Viviès.

Une exposition qualifiée dde Viviers'exceptionnelle par son volume (140 œuvres), sa diversité (laques, jades, pierre, ébène, rouleaux de papiers et de soie, certains jusqu'à 17m de longueur), la plupart des oeuvres présentées sortant de Chine pour la première fois.

L'opportunité s'est présentée grâce à la médiation d'Alain Jouffrey, spécialiste de l'art chinois, notamment du campanaire.

Le Musée d'Art de Pékin fermant pour au moins deux ans pour cause de travaux, il était prêt à prêter des oeuvres parmi les 10.000 qui y sont exposés pour une exposition temporaire et à les faire voyager !

Mais une telle exposition nécessite une logistique et surtout des exigences environnementales que Patrice Gausserand, le Maire de Gaillac, a présenté lors du conseil municipal du 12 avril 2018. Les salles du Musée des Beaux-Arts qui accueilleront l’exposition devront être équipées d’un contrôle de la température, température qui devra être maintenue à 20° C, et la fluctuation journalière de cette température ne devra pas dépasser 2° C. En outre, un dispositif de contrôle de l’humidité devra assurer une humidité relative entre 40 et 65% selon les différentes oeuvres.

Pour ce qui concerne l’illumination de l’exposition, une source de lumière froide devra être utilisée, avec des variations selon la catégorie des oeuvres, certaines étant particulièrement sensibles à la lumière et d’autres totalement insensibles...

Enfin, en ce qui concerne les limites de concentration de la fumée et des gaz dangereux comme notamment le monoxyde de carbone ou encore le dioxyde de soufre, les salles devront être équipées d’un système de ventilation ou de climatisation, afin de filtrer et de purifier l’air ambiant.

Un nouveau partenariat sino-gaillacois

Le contrat de l’exposition passé entre le Musée d’Art de Pékin et le Musée des Beaux-Arts de Gaillac stipule que cette Oeuvre Chine 2exposition nécessitera une superficie de 447 mètres carrés et 180 mètres linéaires. La scénographie de l’exposition et son montage seront confiés au Musée des Beaux-Arts de Gaillac et les deux musées effectueront un constat d’état de départ des œuvres à Pékin entre le 1er et le 7 juin 2018. Une délégation chinoise de montage et de démontage effectuera également le déplacement, tandis qu’un officiel et un conservateur ou vice-conservateur assisteront à l’inauguration de l’exposition, à Gaillac.

A signaler que des produits dérivés de l’exposition (théières, tasses, sceaux, marque-pages en bois, foulards, cartes postales, anneaux de portables...) seront mis en vente durant l’exposition et que le produit de ces ventes sera réparti de la façon suivante : 70% pour la partie chinoise et 30% pour la partie française. Un catalogue d’exposition sera également imprimé pour l’occasion par le Musée des Beaux-Arts de Gaillac et vendu. 30% des bénéfices générés iront à la partie chinoise et 70% à la partie française !

Gageons qu’à l’instar du succès du Festival des Lanternes et au vu de la grande richesse des oeuvres et de ses exigences environnementales, cette exposition exceptionnelle attirera de nombreux Gaillacois, mais aussi des Tarnais et des passionnés d’art chinois, venus d’ailleurs, et parfois même de très loin...

Informations pratiques

Coordonnées et contact

Mairie de Gaillac service du Patrimoine - Avenue Dom Vayssette - Musées des Beaux-Arts - Gaillac.

Téléphone : 05 63 81 20 26.

Ouverture

Du 07 juillet au 30 septembre 2018, de 10h à 19h (fermé le lundi) - Nocturne le jeudi jusqu'à 22h.

Du 01 au 31 octobre 2018, de 14h à 18h (fermé le lundi).

Tarifs

  • Plein tarif : 9€.
  • Tarif réduit : 7€.
  • Gratuit pour les moins de 12 ans.

 

Sources : notamment la Dépêche du Midi et le Tarn Libre - Lire les articles en ligne ici et .

Illustration ci-dessus : le conservateur des musées et du patrimoine de Gaillac, Bertrand de Viviès, et des oeuvres qui seront présentées au cours de l'exposition.

Illustration ci-dessous : l'affiche de l'exposition "Trésors du Musée d'art de Pékin".





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samedi, 12 mai 2018
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