Actualités

Echéance municipale et enveloppe du gouvernement : les tiers-lieux ont la côte, plus que jamais
dimanche 7 juill. 2019
Information

C’est à Toulouse, à l’initiative de La Mêlée, qu’a été créé l’un des premiers "tiers-lieux" de France. Aujourd’hui, on compte plus de 100 tiers lieux en Occitanie, mais le rapport au gouvernement de Patrick Lévy-Waitz en dénombre déjà plus de 160 dans la région (et 1.800 au niveau national).

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Début 2020, après l’officialisation du budget débloqué par l’Etat (> 45 M€) et les élections municipales du printemps prochain, la région en comptera à minima 50 de plus.

La question centrale concerne le modèle économique d’un tiers-lieu, car deux logiques se confrontent.

D’un côté, on trouve des acteurs du secteur "privé", qui se concentrent sur les grandes villes afin d’optimiser le nombre de "coworkers" et de leur vendre des services en sus (conciergerie, boîte postale, accueil téléphonique, ouverture 24/24h et 7/7j, accès à des salles de réunion, espaces détente et restauration…). De fait, il n’existe pas véritablement un "prix du marché" pour un tiers-lieu : le prix varie en fonction de l’emplacement (par exemple au sommet de la Tour Montparnasse à Paris ou dans les faubourgs d’une petite ville de province), des services rendus ou du prestige du lieu. En résumé, ces tiers-lieux doivent être au moins "à l’équilibre", sinon rentables.

De l’autre côté, on compte de nombreuses collectivités ou territoires, souvent partenaires d’associations, qui considèrent que les tiers-lieux sont un "service public" et que leur rentabilité n’est pas la priorité (voir cette vidéo sur un tiers-lieu ardéchois).

Dans les deux cas, les investissements ont été concentrés sur les métropoles régionales : sur les 100 tiers lieux labellisés d’Occitanie, Montpellier et Toulouse en réunissent ainsi plus de la moitié ! Qui fréquentent ces endroits ? Principalement des porteurs de projet, des étudiants, des autoentrepreneurs, des startupers, des indépendants, etc.

Dans les faits, la plupart des tiers-lieux qui seront créés en Occitanie durant les mois qui viennent seront implantés dans des villes de taille moyenne (20.000 à 100.000 habitants). Ce sera le cas à Cahors, à Figeac, à Montauban, à Béziers, à Agde, à Nîmes, à Mende, à Albi, à Castres, à Gimont… Pourquoi autant de projejts ?

Parce que l’on voit poindre une troisième voie : le télétravail. Dans ce cas, le client du tiers-lieu n’est plus la personne qui vient là pour travailler, mais son entreprise. Les principaux employeurs d’Occitanie (dans l’aéronautique, le numérique, l’agroalimentaire, la logistique, l’administration…) savent que le temps passé par leurs salariés pour aller à leur lieu de travail habituel et revenir chez eux ne cesse d’augmenter et qu’ils sont moins productifs.

C’est dans ce contexte que le gouvernement (Ministères de la Ville et du logement – Julien Denormandie – et Ministère de la Cohésion des Territoires – Jacqueline Gourault) a annoncé que l’Etat allait investir dans 300 tiers-lieux (existants ou en projet) durant les 3 ans qui viennent, pour plus de 45 M€. Il a été suivi par Action Logement pour 50 M€ et par le fonds d’investissement Amundi pour 50 M€ de plus : près de 150 M€ sur 3 ans. 100 projets sur 300 vont être sélectionnés dès cette année 2019 (puis les 200 autres les deux années suivantes).

"De deux choses l’une : soit l’on continue à rapprocher les domiciles des lieux de travail, ce qui conduit au développement de mégapoles et de congestions difficilement gérables, soit on rapproche l’emploi des logements, explique Frédéric Carré, Président du Comité régional d’Action Logement pour l’Occitanie. Chez Action Logement, nous pensons que la seconde option est la plus pertinente, à la fois parce ce que cela permet de désencombrer les grandes villes et que cela conduit à revitaliser de nombreuses communes.

Dans cette perspective, il est évident que la couverture numérique des territoires doit être garantie.

La voie serait donc d’inciter les grands employeurs de la région à développer le télétravail. Encore faut-il que le gouvernement sorte des arguments "sonnants et trébuchants" pour les convaincre, ce qui semble être le cas aujourd’hui, et réadapte le code du travail, ce qui est moins simple.

 

Source : MID e-news - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : vue du tiers lieu de Gaillac | Graulhet agglomération "La grappe by Granilia".

L'imprimerie Escourbiac s’agrandit pour soutenir sa croissance
mardi 2 juill. 2019
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

L’entreprise familiale créée à Graulhet en 1963 s’apprête à doubler sa surface pour réintégrer l’ensemble de ses ateliers, améliorer ses conditions de travail et assurer son développement. Une voie toute tracée vers la poursuite du succès !

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Spécialisée dans les beaux-livres et l’impression publicitaire (de la carte de visite aux rapports d’activité), l’imprimerie Escourbiac à Graulhet s’est forgée depuis plusieurs années une réputation d’excellence, qui a rendu possible sa diversification.

"Grâce à notre atelier de façonnage d’exception ouvert en 2017, nous fabriquons aujourd’hui des étuis et des coffrets pour Alain et Philippe Escourbiacdes entreprises de luxe comme Vuitton ou Armani…", remarque Philippe Escourbiac, qui codirige l’entreprise avec son frère Alain, lui-même en charge de la partie commerciale (illustration ci-contre : les deux frères Escourbiac).

Face à ce développement, et se sentant "un peu à l’étroit" dans le bâtiment actuel de 1.200 m², la direction a investi 1,1 millions d’euros pour faire construire une extension de 1.000 m².

"L’objectif est justement de réintégrer dans nos locaux cet atelier de façonnage d’exception – il est aujourd’hui situé dans un local de 250 m² distant de quatre kilomètres – mais aussi d’améliorer les conditions de travail du personnel, et de nous donner les capacités d’expansion pour les années à venir".

Prévoir l’avenir

 Car l’horizon est plutôt dégagé pour l’entreprise tarnaise.

Le chiffre d’affaires est en constante progression ces dernières années : il est passé de 6,5 à 6,8 millions d’euros en deux ans et devrait "rapidement franchir la barre des 7 millions d’euros", projette le PDG Philippe Escourbiac.

Quant à l’effectif, il s’établit aujourd’hui à quarante-trois salariés, dont trois rattachés au bureau parisien de la société. "Ce nouveau bâtiment nous donne l’espace nécessaire pour acquérir du matériel, changer notre machine à imprimer d’ici trois ans, et être ainsi prêt à saisir les nouvelles opportunités", précise le chef d’entreprise.

Il permet également à l’entreprise de s’inscrire dans une démarche écologique, la direction ayant fait le choix d’une toiture recouverte de panneaux photovoltaïques. Le nouveau bâtiment sera livré avant la fin du mois de septembre 2019.

Mais déjà, les Graulhetois se tournent vers de nouveaux projets : le recrutement d’un commercial supplémentaire et, pourquoi pas, une opération de croissance externe via le rachat d’une imprimerie. "C’est un projet qui nous intéresse", reconnaît Philippe Escourbiac. 

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Philippe Escourbiac, dirigeant de l’imprimerie Escourbiac.

La 3e édition du festival des lanternes se veut encore plus grandiose
lundi 1 juill. 2019
Attractivité du territoire

250.000 visiteurs en 2017, 371.000 l'année suivante… Le festival des lanternes de Gaillac est sans conteste un succès. Cette année, à partir du 1er décembre 2019, le parc de Foucaud se farde à nouveau de mille lanternes. La formule reste la même, mais la mairie de Gaillac veut voir les choses encore en plus grand.

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46 tableaux seront ainsi proposés aux visiteurs, "tous plus grandioses les uns que les autres", promet-on du côté de l'organisation. Difficile de se faire une idée encore, les "tableaux" n'en sont qu'au stade d'esquisses.

Si la province du Sichuan a été mise à l'honneur lors des deux premiers festivals – elle sera toujours au centre de cette troisième édition – le festival des Lanternes de Gaillac s'ouvre également au reste du pays. La thématique choisie est "carnet de voyage vers les provinces de la Chine".

"L'idée, c'est de s'ouvrir sur toute la culture chinoise, ses grands lieux, ses grands monuments, explique le maire Patrice Gausserand. Nous voulons faire quelque chose de nouveau, d'innovant".

Objectif affiché : offrir un renouveau au visiteur et le faire partir à la découverte du reste de la Chine. "Nous avons donc essayé de rechercher les richesses culturelles de chaque province présentée, et de les mettre en avant dans les lanternes".

Ainsi, il sera possible de découvrir les merveilles du Zhejiang, du Shanxi, du Yunnan, du Tianfu et de Pékin.

Des nouveautés

Nouveauté cette année, le parc se divisera en trois parties et non plus en deux.

Le 1er palier sera toujours tourné vers la culture chinoise, le second autour de thématiques locales (le vin, le rugby…), et un 3ème palier fera son apparition.

En revanche, les organisateurs sont restés discrets sur ce nouveau lieu : "Nous en dirons plus à la rentrée".

Le traditionnel marché artisanal chinois du Sichuan sera à nouveau présent, ainsi que le marché de Noël. Pour cette édition, une boutique officielle fera son apparition, afin de permettre au public de repartir avec un souvenir. "C'est une demande récurrente des visiteurs, de pouvoir s'offrir un souvenir de Gaillac et du festival".

Des structures grandioses

90 ouvriers chinois viendront dès le mois de septembre 2019 pour l'élaboration des "tableaux". Et dès le mois d'octobre, les structures prendront forme dans le parc de Foucaud.

La porte d'entrée de 10 mètres de haut sur 20 de long représentant les masques du Sichuan mettra les visiteurs directement dans le bain. Les allées du parc se pareront de plafonds décoratifs, La Grande Muraille s'étalera sur 125 mètres de long, le dragon, cette fois entièrement fait en CD, sera à nouveau à l'honneur… Et autres surprises. "Ce festival sera encore plus grandiose, encore plus important, et proposera un voyage à travers toute la Chine", promet le maire Patrice Gausserand.

Le parc sera ouvert tous les jours du 1er décembre 2019 au 31 janvier 2020 de 18 heures à 23 heures.

Billetterie : de 13 € à 20 €, gratuit pour les moins de 11 ans.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : l'an passé, le festival avait accueilli près de 371.000 visiteurs.

Carrefour des métiers à Rabastens le 25 juin 2019 !
mardi 25 juin 2019
Emploi

Le Pôle emploi de Gaillac, en partenariat notamment avec Gaillac | Graulhet agglomération et l'Espace emploi de Rabastens,  organise une après-midi découverte des métiers du bâtiment, de l'automobile et des armées à Rabastens, le 25 juin 2019.

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Au cours de l'après-midi du 25 juin 2019, dans le cadre d'une opération partenariale de découverte des métiers du bâtiment, de l'automobile et des armées, des professionnels de ces secteurs d'activités seront sur place pour présenter leur entreprise, leur métier et échanger avec les participants à la recherche d'un emploi.

Des organismes de formation seront également présents, ainsi que la Région Occitanie.

Organisation et programme

L'organisation est prévue comme suit :

- 14h : échanges avec des professionnels de l'automobile.

- 15h : échanges avec des professionnels du bâtiment.

- Tout au long de l'après-midi : les corps d'armée seront disponibles.

Un stand concernant la mixité des emplois sera également mis en place à l'occasion du Carrefour des métiers du 25 juin.

Informations pratiques

Date : 25 juin 2019, de 13h45 à 16h30.

Lieu : Rabastens, Salle Beteille - 16 rue du moulin à vent.

 

Illustration ci-dessous : l'affiche de la journée du 25 juin.

Vignoble du Gaillac : une nouvelle stratégie pour l’AOP Gaillac
mardi 25 juin 2019
Attractivité du territoire

Les vignerons ont fait le choix d’investir dans la promotion de leur appellation en s’appuyant sur la valorisation des cépages autochtones , notamment au travers de l’oenotourisme.

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Intégrés depuis 2017 dans le cahier des charges de l’appellation, les cépages autochtones de l’AOP Gaillac sont aujourd’hui au cœur de la stratégie impulsée dernièrement par les vignerons.

"Nous souhaitons valoriser nos particularismes pour accompagner la montée en gamme de la production et dynamiser l’essor des circuits courts via l’oenotourisme, ainsi que le développement des marchés traditionnels. Nous n’oublions pas non plus le marché des grandes surfaces et l’export", souligne Alain Cazottes, président de la section Gaillac de l’Interprofession des Vins du Sud-Ouest.

Pour atteindre les objectifs fixés et donner plus de résonnance à l’appellation, près de 200.000 € vont être investis. Les derniers détails du plan d’actions défini devaient être réglés en cette fin juin 2019.

Depuis le printemps, une campagne de communication a été lancée au niveau régional et national. Sur les visuels, visibles notamment dans les rues d’Albi et Toulouse, le G de Gaillac est mis au premier plan. Les vignerons comptent également sur les relations d’influenceurs et une campagne médiatique dans les principaux titres vin et gastronomie (RVF, Terre de Vin, Saveurs, Cuisine et Vin de France, etc.) pour affirmer la nouvelle image de l’AOP.

L’année  2020 sera consacrée aux acheteurs, avec notamment des actions développées auprès des professionnels (cavistes, restaurateurs…).

Un nouveau site Internet

On sait aussi qu’un nouveau site Internet, "plus moderne", sera mis en ligne dès le mois de juillet 2019.

Celui-ci intégrera les dimensions oenotouristiques et patrimoniales, avec le recensement des activités à faire dans le Tarn et la promotion des animations et portes ouvertes organisées chez les vignerons.

L’appellation entend aussi progresser sur les réseaux sociaux (presque 15.000 "j’aime" sur Facebook), notamment sur Instagram.

Le vignoble de Gaillac, qui regroupe 300 vignerons et viticulteurs, appartient à la mosaïque des terroirs du Sud-Ouest. Ses vins blancs, secs ou doux, ainsi que ses vins effervescents, sont reconnus en appellation depuis 1938, ses vins rouges et rosés depuis 1970. Aujourd’hui, l’appellation, dont la superficie dépasse les 3.000 hectares, produit en moyenne quelques 125.000 hectolitres de vin par an, soit l’équivalent de 17 millions de bouteilles.

 

Source : le Tarn libre - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Gaillac, une appellation vouée à monter en gamme.

Bio : un retard à rattraper dans le Tarn
lundi 24 juin 2019
Information

L'Occitanie est la première région bio de France. Si l'on regarde département par département, le Tarn se retrouve en milieu de tableau.

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Avec 9.400 producteurs bio, l'Occitanie est la première région de France sur ce secteur de l'agriculture. En 2018, les surfaces en bio ou en conversion bio ont augmenté de 17% pour atteindre plus de 476.000 ha. Comme partout en France, on assiste à une forte croissance du bio dans tous les départements de la région. Le Tarn ne désobéit pas à la règle, mais il reste encore coincé au milieu du peloton.

Au début de l'année 2019, on comptait 584 fermes engagées en bio dans le Tarn, bien loin du nombre d'exploitations bio du Gers, du Gard, de l'Hérault ou de l'Aveyron. "On a connu une période de stagnation entre 2010 et 2015 avant une reprise et une croissance importante qui se poursuit en 2018-2019", indique la conseillère spécialisée en agriculture biologique de la Chambre d'Agriculture du Tarn

L'organisation professionnelle agricole a mis en place plusieurs outils pour accompagner les agriculteurs dans leur réflexion.

Si le bio se développe, il est difficile de rattraper le retard pris les années précédentes. Mais il progresse. À son rythme. Entre 2017 et 2018, il a évolué dans la moyenne de la région pour atteindre en début d'année, 9% de la surface agricole du département, quand l'Aveyron et le Gers étaient respectivement à plus de 12% et plus de 15% en 2017. La surface agricole augmente avec une conversion en bio des grandes cultures, mais le nombre d'exploitation concerné évolue de façon plus lente.

La coopérative a boosté le bio

BioLorsqu'on regarde la carte de localisation du bio dans le Tarn, on constate une concentration dans le secteur de Salvagnac où l'on trouve une coopérative bio. Sinon, les exploitants sont éclatés sur le territoire comme en témoigne Elodie Fabre, seule sur sa commune de Rozières, ou Jean-François Roques, installé à Lombers, qui salue l'arrivée d'un troisième bio parmi ses voisins. "Si je me souviens bien, la première technicienne bio à la chambre d'agriculture n'est arrivée qu'en 2000, se remémore l'agriculteur de Lombers. Elle a pu faire des actions et dynamiser le secteur. Mais cela avance petit à petit dans le Tarn. On augmente, mais doucement. Pour beaucoup, le bio reste une niche".

De son côté, Elodie Fabre y voit aussi des raisons géographiques. "Dans l'élevage, il faut bénéficier de prairies en lien direct avec la ferme comme en Aveyron".

Le Tarn est également marqué par une agriculture diversifiée qui n'a pas facilité les effets d'entraînement. Comme le souligne, l'historique de la bio, Jean-François Roques, c'est la société civile qui pousse vers le bio. Dans le Tarn, il faut encore faire évoluer les mentalités pour répondre à une demande grandissante d'une agriculture respectueuse de l'environnement mais qui doit aussi garantir les conditions de vie des agriculteurs.

Le chiffre : 584

Ce sont 584 fermes qui sont engagés en bio ou en conversion au début de l'année 2019, sur un total d'exploitation de 5.200 fermes.

Le chiffre : 26.856

26.856 ha. C'est la surface agricole recensée en bio sur un total de surface agricole de 297.000 ha. En 2019, la surface agricole engagée en bio représente 9% des terres agricoles tarnaises. La bio représente 75% de la production de fruits, 12% de la production de légumes, 10% de la production de vignes, 9% des surfaces fourragères et 5% des grandes cultures. Du côté des cheptels, la bio oscille entre 2 et 6% selon les filières.

Élodie Fabre, déjà bio avant la conversion

C'est bientôt l'heure de sortir les vaches. Le soleil est revenu sur ce territoire du Carmausin après un bel épisode pluvieux. Élodie Fabre va pouvoir conduire son troupeau dans les prairies voisines des bâtiments de son exploitation de Rosières. La jeune femme a le sourire. Avec son père, elle est à la tête de ce Gaec des Gaillards, un élevage bovin et lait sur une exploitation de 126 ha.

Sa conversion en bio, elle l'a envisagée dès 2010, lorsqu'elle a repris la ferme voisine de l'exploitation familiale. Mais ce n'est qu'en 2016 qu'elle va franchir le pas. "On avait immédiatement eu cette réflexion de passer en bio car on épousait déjà la démarche dans nos pratiques. On avait un système de conduite trait pâturage qui correspondait bien avec un troupeau tout l'été dehors, très peu de produits chimiques et une conduite de la production peu intensive (5.000 l / vache). Mais la sécheresse de 2011 nous a fait peur". Élodie décide d'attendre jusqu'en 2015. Date à laquelle la Sodiaal, coopérative laitière installée à Montauban, sollicite les producteurs pour répondre au marché du lait infantile à destination de la Chine. L'occasion de reprendre le chemin de la conversion en bio.

"J'ai d'abord réalisé une étude avec la chambre d'agriculture et une formation. Je voulais avoir une visibilité financière". Le Légumes biocahier des charges du bio est déjà mis en pratique. La conversion ne va pas poser trop de difficulté. "Pour passer en bio, il faut avoir des prairies à proximité. On avait cette chance. Il faut aussi passer outre l'historique qui nous a poussés vers l'élevage intensif et les préjugés sur les éleveurs bio qui existent encore. C'est parfois une querelle de génération. Ce n'était pas le cas avec mon père. Il me disait qu'il avait l'impression de retravailler comme mes grands-parents, de retrouver le plaisir d'être agriculteur".

Elodie a donné ses premiers litrages de lait bio en janvier 2018. Elle le vend aux alentours de 47 c / l en moyenne. C'est supérieur au prix du lait conventionnel. En bio, avec la suppression des entrants, les charges sont moindres. "On a peut-être un peu plus de frais de mécanisation, estime Elodie. On doit aussi gérer le sâlissement des parcelles qui nous servent à nourrir les bêtes".

Pour s'en sortir sur la bonne pratique des sols, Elodie peut compter sur le groupe d'éleveur laitier bio qui s'est monté. "On fait des visites d'exploitation, on échange, on compare nos connaissances sur les prairies, les semences". Si la jeune femme a un regret, c'est celui de ne pas être passé en bio plus tôt. Maintenant, elle regarde avec attention aussi ce qui se passe autour de la croissance du bio. Avec le souhait que cette évolution ne se fasse pas au détriment des prix et des pratiques.

Jean-Françoi Roques, l'historique du bio

60 ha sur les côteaux

Encore quelques coups de fourches de fourrage pour les vaches et Jean-François Roques sera disponible pour livrer sa vision de l'agriculture bio dans le Tarn.

Ce paysan, un terme qu'il revendique et préfère à exploitant agricole, est un des pionniers de l'agriculture biologique dans le département. Il s'est installé sur la ferme de Castelmusquet à Lombers en 1990. Natif du village et fils d'agriculteur, il a tout de suite adopté cette pratique agricole. "Il faut être convaincu avant de commencer", assure celui qui a été le trentième paysan en bio sur le Tarn. "À cette époque, on avait l'impression d'être missionné pour transformer l'agriculture, se remémore Jean-François Roques en souriant. Je suis un paysan du village mais j'ai toujours été vu comme un mouton noir. Pourtant, j'ai pris cette ferme en 1990. Je l'ai faite grandir et je suis toujours là avec quatre salariés en plus. Quand d'autres en conventionnel galèrent et sont tout seuls".

L'avenir c'est la bio

Bio mécanisationPour Jean-François Roques, le monde agricole sait qu'il va devoir évoluer et passer d'une pratique intensive à une agriculture plus respectueuse de l'environnement. "Avec la chimie, c'est magique. Ça marche mais maintenant, on connaît tous les dommages collatéraux de cette pratique agricole. Les techniques de désherbage mécanique et les nouvelles technologies vont tout changer. Quand vous avez une attaque d'insecte en conventionnel, pour 10 à 12 euros l'ha avec la chimie, vous réglez le problème. Nous, en bio on laisse faire. Et on peut tout perdre alors qu'avec 10 euros de chimie on aurait pu la sauver. C'est ce qui est difficile à perdre pour les paysans. Il faut être convaincu pour abandonner cette facilité. Je pense que les paysans bio ont une longueur d'avance sur le plan technique. Le glyphosate devrait déjà être proscrit mais ça va venir. D'ici 10 ou 15 ans, ce sont tous les herbicides qui seront interdits parce qu'avec les systèmes numériques, les GPS, on peut être précis de 2 cm. Donc les binages mécaniques à terme deviendront obligatoires. Maintenant, c'est pas gagné car l'agriculture biologique reste compliquée. On a la météo qu'il faut gérer. En bio, on n'a pas de béquille de sauvetage. C'est la raison pour laquelle elle demande plus de technicité".

Reste à vaincre les réticences et à ouvrir les yeux sur les risques pour la biodiversité et la santé humaine. Jean-François Roques reconnaît que le bio a souffert de l'image d'agriculteurs qui avaient des idées mais pas de technique ou n'étaient pas habitués au travail de la terre. "Malgré ces mauvais exemples, les pratiques utilisées pour le sol par les bio dans les années 1980 sont désormais utilisées par les agriculteurs conventionnels. Elles sont même rendues obligatoire par la PAC".

Alors Jean-François Roques veut être optimiste. "Dans le monde agricole, les bio restent encore des empêcheurs de tourner en rond. Heureusement qu'il y a la société civile pour faire bouger les choses".

Jean-François Roques exploite 60 ha dont 35 ha cultivables. "C'est une petite ferme. Je cultive chaque année 25 ha de céréale. Ensuite, pour les 30 ha qui ne sont pas cultivables car trop accidentés, j'ai quelques vaches. Elles permettent un bon équilibre avec l'agriculture biologique. Comme avoir du fumier, une bonne rotation des terres. La ferme marche bien parce qu'on fait les transformations sur place. Les consommateurs viennent et on voit qu'ils sont contents même si cela leur demande un effort".

Chez Jean-François Roques, vente directe de farines et pains, de bœuf et veau, d'huiles et vinaigre, de lentilles, le vendredi après midi de 14h à 19h.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : en 2019, 9% des surfaces agricoles tarnaises sont occupées par l'agriculture biologique.

La "boutique école", ou comment innover dans l'accompagnement à la création d'activités
vendredi 21 juin 2019
Evènement

Expérience unique et innovante en Occitanie, la "boutique école" de Graulhet a permis à six créatrices d'être accompagnées dans leur projet professionnel entre la fin de l'année 2018 et le début 2019. Avec notamment une mise en situation réelle de vente de leurs créations au sein d'une boutique de centre-ville, pour examiner la faisabilité de leurs ambitions. Ou comment adapter l'accompagnement à la création d'activités.

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Six créatrices motivées, un partenariat institutionnel qui fait sens, qui se cale au plus près des besoins des porteuses de projet et qui transcende les compétences des uns et des autres, voilà deux ingrédients majeurs de la réussite de cette expérimentation, qui devrait être appelée à se renouveler.

Bon bilan pour la première "boutique école"

Créations Boutique éphémèreAu final, un premier bilan positif pour Najat, Uschi, Sandrine, Sarah, Marie et Sophie, les 6 entrepreneuses qui, pendant trois mois, sont venues tester leur projet de création d'activités en situation réelle.

Elles ont pu bénéficier d'un accompagnement personnalisé sur les techniques de vente, la gestion, la relation client... et surtout tenir une boutique dans le centre-ville de Graulhet afin de découvrir l'univers d'un commerce de proximité et se frotter à la réalité du métier de chef d'entreprise.

Quelques 4 mois après la fin de l'expérience "boutique école", Uschi a ouvert une boutique de retouche couture dans le centre-ville de Graulhet, Najat est en réflexion pour immatriculer son activité de couturière et se lancer, Sandrine a ouvert un magasin de couture et de lithothérapie sur Lavaur, Marie développe son activité dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire autour de la couture et de la thématique de la réduction des déchets, Sarah a repris une activité salariée dans la confection - vente de bijoux et Sophie s'est lancée dans l'entrepreneuriat (création de poteries et de céramiques) sous couvert de la Coopérative d'activités et d'emploi Regate, un des partenaires de l'expérimentation.

La mobilisation des acteurs de l’insertion autour de la boutique école

L’expérimentation, conduite par les services politique de la ville et économie de la Communauté d’agglomération Gaillac | Graulhet, a été rendue possible grâce au soutien financier de l’Unité départementale de la Direccte du Tarn.

L'accompagnement des participantes, mis en oeuvre dans une logique de formation - action, a été réalisé par l’ADEFPAT ; la coopérative d’activité Régate a assuré le portage social et financier des bénéficiaires.

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Tarn, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat et l’association Midi-Pyrénées Active ont également été mobilisées pour répondre aux besoins spécifiques des porteuses de projet.

"Avec le volet collectif de l’accompagnement, elles ont pu préparer l’ouverture, travailler sur les gammes de produits, les quantités, les réassorts, l’organisation des horaires d’ouverture de la boutique. Il a aussi été question des techniques de vente, de la présentation des objets en vitrine ou de la relation aux clients", explique Pascal Bonnin, conseiller en formation Vue des créations - Boutique école Graulhetdéveloppement à l’ADEFPAT.

Une partie de formation individualisée a aussi été assurée avec chacune en fonction de son projet. Il y a d’ailleurs autant de cas de figure que de projets, certaines étant au moment de l'expérimentation à la recherche d’un complément de revenus, d’autres ayant pour objectif de s’établir à leur compte…

Une nouvelle session envisagée

L'action a ainsi permis d'accompagner les créatrices d'objets vers des créations d'entreprises, mais aussi d'éviter un échec annoncé en mettant en lumière des faiblesses pour, éventuellement, se donner du temps pour parfaire ou revoir leurs projets.

"Le comité de pilotage de suivi de l'expérimentation a mis en évidence que les objectifs ont été largement atteints", se félicite Marie-Laure Ricard-Goguery, chef de projet politique de la ville sur la commune de Graulhet. A noter que l'accompagnement s'est poursuivi au delà de la période d'ouverture de la boutique école, avec deux sessions de formation sur les différents statuts juridiques de l'entreprise et l'utilisation des réseaux sociaux.

À la lumière de cette première expérimentation réussie, une deuxième session d'accompagnement sur le même modèle est d'ores et déjà envisagée.

"C’est le seul projet de ce type en Occitanie. Nous engrangeons de l’information pour peut-être proposer ce dispositif ailleurs dans le Tarn, en Aveyron, dans le Lot, le Tarn-et-Garonne ou la Lozère", confie Pascal Bonnin de l'Adefpat.

 

Illustration ci-dessus : une partie des créations vendues au sein de la boutique école.

Illustration ci-dessous : les six créatrices dans la boutique école au centre-ville de Graulhet.

Rivières décroche le second Pavillon Bleu du Tarn
jeudi 20 juin 2019
Attractivité du territoire

Le Pavillon Bleu est un label environnemental et touristique international qui valorise les communes qui font des efforts en matière de gestion environnementale. Il récompense depuis 1985 les plages et les ports de plaisance les plus propres. 395 plages françaises figurent dans le palmarès 2019, dont 37 en région Occitanie, dont la commune de Rivières sur Gaillac | Graulhet Agglomération.

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Parmi les dernières communes récompensées donc, Rivières dans le Tarn, pour sa base de loisirs d'Aiguelèze.

Une fierté pour le maire Christophe Hérin, qui préside également le syndicat mixte de rivière Tarn. "Pour obtenir ce label, il y a de nombreuses exigences. C'est un cycle vertueux. Si la rivière est propre, je peux m'y baigner. Et si je peux m'y baigner, je la respecte", juge Christophe Hérin.

Créée en 2013, la baignade de Rivières sur la base de loisirs d'Aiguelèze attire de plus en plus de monde. "On a des personnes de Gaillac, d'Albi, des touristes etc. Ils sont nombreux à profiter de ce lieu".

Une labélisation par Teragir, qui délivre les pavillons bleus, qui devraient attirer encore plus de monde dès cet été 2019, espère le maire de la commune. Et ce n'est pas Ghiselaine Reugen, maire de Trébas-les-bains, qui le contredira.

Pendant six ans, la base de loisirs de Trébas a été la seule du département à détenir ce célèbre label. Et la seule tout au long des 380 kilomètres de la rivière Tarn, depuis la Lozère jusqu'au Tarn-et-Garonne. "Tous les ans, de nombreux touristes viennent passer leurs vacances chez nous. Notre petit village de 430 habitants voit sa population doubler voire tripler chaque été", résume la maire du village. "Dès la première année de l'obtention du label, nous avions comptabilisé 5.000 à 6.000 visiteurs dans l'été. Aujourd'hui on est bien au-delà. Les jours de grandes chaleurs, ils sont plusieurs centaines à la base de loisirs".

Quatre critères pour une labellisation

Quatre critères sont observés pour recevoir la labellisation tant recherchée. L'environnement général de la commune ; avoir une gestion exemplaire de l'eau ; bien gérer ses déchets ; mener des actions de sensibilisation et d'éducation à l'environnement.

"Nous serons contrôlés chaque année pour renouveler le Pavillon Bleu. On espère ainsi mettre à contribution tous les acteurs économiques de la commune. Que tout le monde s'implique pour continuer à préserver notre rivière", poursuit Christophe Hérin.

En tant que président du syndicat mixte de rivière Tarn, l'élu voit encore plus loin : "J'espère que d'ici 3 ou 4 ans, d'autres baignades vont naître et obtenir ce label. Car quand les collectivités se mettent en ordre de bataille, on peut faire des choses intéressantes", conclut-il.

Depuis le 22 mai 2019, la commune de Rivières et sa base de loisirs d'Aiguelèze ont obtenu le second Pavillon Bleu du Tarn, 6 ans après Trèbas-les-bains. Un label qui devrait mettre la commune un peu plus en avant.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Christophe Hérin, maire de Rivières, et Ghislaine Reugen, maire de Trébas-les-Bains, les deux communes du Tarn qui détiennent un pavillon bleu.

Une activité de médiation animale s'installe sur le territoire
mercredi 19 juin 2019
Du nouveau sur l'Agglo

Chloé Garcia créé "Les sens ciel médiation animale" à Montans, une activité de médiation animale sur le territoire de Gaillac | Graulhet Agglomération. Elle propose dans ce cadre différentes activités autour des animaux en génarl, et du cheval en particlier, à destination des enfants, des ados, des adultes comme des séniors.

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Chloé Garcia est intervenante en médiation par l'animal.

Cette activité est une spécialisation de ses compétences professionnelles (animation social et éducation spécialisée). Il s'agit d'intégrer l'animal dans la relation d'accompagnement des personnes. Elle s’adresse à tout individu (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées) ou institution souhaitant retrouver certaines facultés (motrices, sensorielle, sociale...) ou retrouver du lien avec l'animal.

Elle intervient chez les particuliers ou en institution (maisons de retraite, écoles, crèches, centres pénitentiaires, instituts médico spécialisés...).

A travers l'activité de Les sens ciel médiation animale, Chloé Garcia souhaite mettre en avant les valeurs d'équité et de liberté d'être soi. Ces deux grandes valeurs la guident dans ses choix et influencent sa relation à l'autre et donc son travail.

L'équité parce que Chloé considère que nous ne naissons pas tous égaux, mais que nous devrions avoir les même chances d'arriver au même endroit, et aussi parce que nous n'avons pas besoin des mêmes choses au même moment.

La liberté d'être soi parce que nous vivons dans un monde où le regard de l'autre et la peur du jugement sont très présents et qu'elle souhaite offrir un cadre ou être soi même est possible.

Chloé Garcia (illustration ci-dessous) travaille dans le respect des spécificités de chacun dans un cadre non jugeant et bienveillant.

Imprimerie Escourbiac : "C'est un pari sur l'avenir !"
mardi 18 juin 2019
Du nouveau à Graulhet

L'imprimerie Escourbiac, entreprise emblématique de Graulhet, s'agrandit pour regrouper ses différents locaux et améliorer le confort des salariés et clients. Un investissement à long terme de plus d'un million d'euros, qui passe notamment par un doublement de la surface des ateliers.

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Courant septembre 2019, après six mois de travaux, l'imprimerie Escourbiac, spécialisée dans les impressions haut de gamme, sera livrée de son nouveau bâtiment, actuellement en construction, en extension de ses ateliers actuels. L'entreprise, qui emploie une quarantaine de salariés, va ainsi se doter d'un bâtiment presque deux fois plus grand que l'actuel, en passant d'une surface de 1.200 à 2.100 m².

"Ce quasi-doublement de superficie permettra d'envisager sereinement de nouveaux investissements en matériels, de regrouper sur un même site notre atelier de façonnage d'exception, actuellement distant de 3km, certains stocks papiers et produits finis, de recevoir plus confortablement nos clients et d'améliorer les conditions de travail de l'ensemble de notre personnel" assurent Alain et Philippe Escourbiac, les deux frères à la tête de l'entreprise.

L'atelier de façonnage d'exception a été ouvert en juillet 2017. Dans cet espace de 300 m² sont fabriqués des coffrets prestigieux de livres et différents autres produits façonnés à courts tirages (lire par ailleurs Un atelier de façonnage d'exception à l'imprimerie Escourbiac).

L'imprimeur a également profité de ces travaux d'agrandissement pour améliorer l'impact environnemental de l'entreprise. Une partie de la toiture sera recouverte de panneaux photovoltaïques pour produire de l'électricité.

"Dans un environnement économique où tous les modèles existants doivent se remettre en question, nous sommes confiants dans nos choix. La qualité de l'accompagnement fourni par nos équipes tout au long du processus technique de fabrication et la qualité de ce que nous produisons sont de réels éléments différenciant, appréciés par nos clients".

Cet agrandissement représente un investissement de 1,1 million d'euros. "C'est un pari sur l'avenir !".

 

Sources : la Dépêche du Midi et GraphiLine.com - Lire les articles en ligne ici et .

Illustration ci-dessous : Philippe Escourbiac.