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2019 : une bonne année pour l’économie tarnaise
mercredi 26 févr. 2020
Information

Michel Bossi, président de la CCI du Tarn, Michel Menot, directeur départemental de la Banque de France et Jean-Michel Camps, président de la chambre de métiers et de l’artisanat du Tarn, ont présenté conjointement le bilan 2019 de l’activité des entreprises dans le Tarn et en Occitanie ainsi que les perspectives pour 2020.

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En synthèse

Globalement, le bilan est positif pour cette année 2019, malgré un premier trimestre compliqué, notamment dû à l’action des gilets jaunes qui a eu un impact important sur l’activité économique de la région. La tendance a commencé à s’inverser au printemps avec des progressions dans chaque secteur, mis à part le commerce.

L’activité des entreprises de la région est restée dynamique en 2019. En terme de chiffre d’affaires, les activités industrielles ont progressé de 4,1%, les services de 4,9% et le secteur du BTP de 5,2%. L’emploi a également progressé dans tous les secteurs malgré des difficultés de recrutement.

Principaux secteurs d'activités

Dans le Tarn, l’artisanat se porte particulièrement bien puisque le cap des 11.000 entreprises a été franchi en 2019 avec une progression de 12,23% du nombre d’établissements artisanaux sur deux ans. Selon Jean-Michel Camps, le principal enjeu de l’artisanat concerne la reprise. En effet, les créations d’entreprise concernent entre 80 et 90% des nouvelles immatriculations tandis que les reprises ne représentent qu’entre 10 et 20%.

Le secteur de bâtiment est lui aussi en pleine renaissance et comme il a été rappelé durant la conférence, "quand le bâtiment va, tout va !". Le BTP compte 5.000 salariés dans le département avec une progression de 4,15% sur deux ans, tout comme les contrats d’apprentissage qui ont eux progressé de 22% sur la même période. Le secteur enregistre aussi une forte hausse du nombre d’immatriculations (211 nouvelles entreprises en 2019).

Le tourisme a lui aussi contribué à la bonne santé économique du département et de la région : "La fréquentation touristique est restée bien orientée, portée par une belle arrière-saison et une bonne activité hivernale". Le taux d’occupation des hôtels est de 54,3% et revient ainsi à son niveau de 2012. Selon Michel Bossi, président de la CCI, le département a su profiter des nombreux événements organisés comme le Festival des Lanternes à Gaillac.

Le commerce est le seul secteur qui a du mal à récupérer. Il est celui où la création d’emplois et d’établissements est la plus faible par rapport aux autres secteurs. Le nombre de mètres carrés accordés en CDAC a gravement chuté, passant de 17.163 m² en 2018 à 5.767 m² en 2019. La grande distribution a montré des signes d’essoufflement et surtout, la fréquentation des commerces en centre-ville est en constante baisse. Parmi les solutions envisagées, la baisse du prix des loyers et des parkings, la volonté de ramener les habitants en centre-ville et la résistance au e-commerce et aux centres commerciaux en périphérie.

Perspectives 2020

Enfin, les perspectives pour 2020 s’annoncent légèrement moins bonnes qu’en 2019 mais toujours positives : "les entreprises observent une relative prudence quant aux perspectives d’évolution, qui s’explique par tout un faisceau d’interrogations et d’incertitudes" ont affirmé les trois responsables.

Ces incertitudes concernent notamment l’entrée dans une période d’électorale qui, généralement, freine l’activité.

Les chiffres marquants

  • 9% : le taux de chômage dans le Tarn au troisième trimestre 2019, en baisse par rapport à 2018 (9,6%) et en dessous du niveau régional (10,1%).
  • 11.011 établissements dans l’artisanat au 31 décembre 2019, et 12.100 dirigeants pour une moyenne d’âge de 48 ans.
  • 211 nouvelles entreprises créées en 2019 dans le BTP.
  • 5.767 m² accordés pour un aménagement commercial en 2019, contre 17.163 m² en 2018.

 

Source : le Tarn libre - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : l’artisanat et le BTP, les piliers du département du Tarn.

L’unique tanneur de cuir de thon au monde est du Tarn... de Graulhet pour être précis
lundi 24 févr. 2020
Du nouveau à Graulhet

François Roques, patron de la mégisserie de la Molière à Graulhet, vient de diversifier sa production. Par un concours de circonstances, il est devenu le premier et le seul tanneur de thon au monde.

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François Roques est la quatrième génération à la tête de la tannerie de la Molière, ouverte en 1930 par son arrière-grand-père. Si elle travaille en quasi-exclusivité, avec sa dizaine d’employés, les peaux d’agneau et d’ovins, elle vient de diversifier sa production en intégrant dans ses fabrications des peaux de thon.

C’est par un concours de circonstances que François Roques est devenu le premier, et pour l’instant le seul dans le monde à avoir la maîtrise de cette matière.

"J’ai rencontré par du relationnel Hervé Barba, dont la famille, dans la poissonnerie depuis cinq générations, possède une belle affaire de négoce et de transformation de thon de toutes provenances du côté de Béziers. Pour eux, la peau est un déchet et ils cherchaient depuis un moment à revaloriser cette matière. De notre côté, nous sommes intéressés pour travailler sur un écoproduit inédit, en partant de quelque chose qui se jette pour en faire un produit fini".

François Roques a donc, après de multiples essais, trouvé la formule qui permet sa revalorisation. "Un tannage sans chrome, pour un cuir aux fibres longues et au final très résistant auquel nous avons donné le nom commercial de Pantouna". 

Une ligne de chaussures

Le Graulhétois a aussi, avec Hervé Barba et le designer Tomy Bernal, créé une société pour assurer et promouvoir une ligne de chaussures en peau de thon, dont le nom a été déposé.

"Nous allons lancer la collection en mai 2020 prochain. Elle sera commercialisée en juin. Ces chaussures seront entièrement écolos, avec une semelle en caoutchouc recyclé. Les thons de toutes variétés que nous utilisons sont issus de la pêche modérée et responsable", garanti François Roques, qui a lancé la première passe de tannage mi-février 2020.

Pas étonnant de retrouver il y a quelques jours le Graulhétois à la soirée de l’Innovation à Labège. Le trio y a reçu de la part du Conseil régional d'Occitanie le prix "Coup de cœur" du jury, assorti d’un chèque de 20.000 €. Un encouragement pour une initiative innovante pour laquelle le savoir-faire graulhétois en matière de peaux est un élément de réussite essentiel.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : François Roques et quelques-unes de ses peaux de thon qu’il est pour le moment le seul à travailler.

Deux jeunes boulangers s'installent à Cadalen
dimanche 23 févr. 2020
Du nouveau sur l'Agglo

Alexandra Remolu et Medhi Moghraoui ont repris ensemble fin 2019 la boulangerie de Cadalen, en créant "Aux délices de Cadalen". Ou comment conserver un commerce de proximité en milieu rural.

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Alexandra et Medhi, jeunes boulangers, sont installés à Cadalen depuis le mois d’octobre 2019.

Lors de la cérémonie des vœux, Monique Corbière Fauvel, maire de la commune, s’est réjouie que le jeune couple prenne la relève et permette ainsi à la commune de conserver un commerce de bouche de proximité en milieu rural.

Parents de deux enfants, Ilyès et Younès, Alexandra et Medhi ont su conquérir la clientèle par leur dynamisme et leur gentillesse. Christelle, ancienne employée des prédécesseurs, est toujours à son poste, rejointe par Medhi.

"Nous fabriquons sur place le pain ainsi que la pâtisserie. En ce moment, c’est le poumpet qui a la cote ; il est très demandé", confient Alexandra et Medhi.

C’est leur premier commerce, et l’aventure semble prometteuse. Bonne chance et longue route Aux délices de Cadalen !

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Alexandra, Medhi et leurs deux enfants devant leur boulangerie à Cadalen.

Une boutique à Graulhet pour la star de la chanson
jeudi 20 févr. 2020
Du nouveau à Graulhet

Star de la chanson au Maroc, Amine Taieb vit une nouvelle vie à Graulhet dans la boutique qu'il vient d'ouvrir. Alors qu'il n'a que 33 ans, Amine Taieb a fait le choix de se lancer dans l'aventure du commerce en ouvrant sa boutique de vêtements et d'accessoires pour hommes dans la rue Jean-Jaurès, en plein cœur de cette ville de Graulhet, où il s'est installé il y a quelques mois.

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À Graulhet par amour

Une installation par amour puisqu'elle lui permet de vivre avec sa femme, propriétaire de la boutique L'écrin d'or sur la place du Mercadial.

"Avant de venir à Graulhet, j'étais à Toulouse où j'enchaînais les petits boulots, indique le jeune homme. J'ai travaillé dans la grande distribution comme employé dans des enseignes comme Leroy Merlin, Leclerc ou Lidl".

"Il y avait un manque concernant les hommes"

Mais l'idée de monter sa propre affaire grandissant dans sa tête, Amine Taieb a réalisé une étude de marché sur Graulhet.

"J'ai vu qu'il y avait un manque concernant les hommes qui voulaient s'habiller avec un style moderne. Après réflexion, je me suis lancé dans la recherche d'un local en privilégiant le centre-ville".

Depuis son ouverture, Maestro attire de nombreux hommes, mais aussi beaucoup de femmes à la recherche de cadeaux. "Mon premier ressenti est très bon, souligne Amine Taieb. Je ne m'attendais pas du tout que les clients soient satisfaits à ce point. C'est la preuve que la boutique répond à une attente. Et j'ai eu aussi un formidable accueil de la part des autres commerçants, heureux de voir un nouveau point d'attrait pour le centre-ville. Cela m'a fait très plaisir".

Télévision, radio et scènes au Maroc

Amine Taieb est donc en train de réussir son pari professionnel, et sa deuxième vie s'annonce sous les meilleurs auspices.

Deuxième vie car le jeune homme a déjà eu une première vie au Maroc où il est né. "Avant, j'étais chanteur compositeur sur du rap R'n'B, explique-t-il. Sous le nom de MC Aey, j'ai eu une carrière avec des passages à télévision et à la radio, et des spectacles sur scène. J'étais connu là-bas. J'ai commencé la musique quand j'étais petit. Sur mon premier passage à la télévision marocaine, j'avais 18 ans".

Quand il était adolescent, Amine Taieb voulait créer sa marque de vêtements. Ce rêve se concrétisera peut-être un jour. Mais en attendant, il vend les marques des autres. "C'est un bon équilibre pour moi. Et je peux compter sur les précieux conseils de ma femme sur le monde du commerce".

 

Source : Le Journal d'Ici - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Amine Taieb a vécu une première vie de chanteur sous le nom de MC Aey.

Les Serres du Verdet de Montans à l’honneur
jeudi 20 févr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Ces jours de février 2020, une publication n’est pas passée inaperçue dans le Montanais et sur les cantons voisins. Nous avons pu apercevoir sur les réseaux sociaux et la presse la dernière campagne de communication de "Sud de France", la marque de reconnaissance des produits d’Occitanie.

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Et sur ce visuel, on trouve tout à côté de Romain Ntamack (jeune rugbyman international prometteur), le jeune (et prometteur) Montanais Fabien Lacassagne.

Dernièrement il a en effet effectué un shooting photo pour alimenter les visuels de communication de la marque "Sud de France", déployée par la Région Occitanie.

Véronique et Fabien Lacassagne développent de plus en plus leurs "Serres du Verdet". Ils possèdent ainsi sur Montans une exploitation maraîchère et horticultrice, gérée dans une démarche d’agriculture raisonnée avec l’utilisation de systèmes de bio-contrôle, et dont les produits sont commercialisés en vente directe.

Ils proposent aussi depuis peu des chips artisanales, cuites au chaudron, qui séduisent. On peut les trouver directement sur l'exploitation, à la boulangerie Les Pains de Lissou ou à l’épicerie de Montans.

Leurs produits sont labellisés "Sud de France".

En cette période chargée, il est quand même possible d’acheter les légumes de l'exploitation, avec possibilité de réservation directement sur leur site internet.

L’été viendra avec bien sûr l’avènement d’autres légumes de saisons, les fameuses pêches, les frites "Mona Lisa" au marché du mardi soir de Gaillac.

Une belle dynamique au sein des Serres du Verdet, qui ont su se développer tout en conjuguant proximité et qualité des produits.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Fabien Lacassagne pose aux côtés de Romain Ntamack pour la marque Sud de France.

Reconnaissance pour les Délices de Nathan à Lisle sur Tarn
mercredi 19 févr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Une bien belle reconnaissance vient d’arriver pour la boulangerie-pâtisserie lisloise Les Délices de Nathan. Elle vient en effet d’être choisie numéro 1 sur le Département du Tarn et numéro 2 en Région Occitanie par le Gault et Millau (pour la partie artisanat gourmand).Un grand bravo !

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La boulangerie-pâtisserie Les Délices de Nathan se trouve ainsi récompensée suite au passage de clients mystères qui ont fait leurs sélections lors de tournées dans la catégorie boulangeries.

Les produits retenus sont la pipelette (baguette de terroir), un pain aveyronnais, ainsi que pour le poumpet.

Jérémy sélectionne localement des produits de qualité, une farine reconnue "label rouge" des moulins de Calvet de Rignac, dans l’Aveyron. Il travaille dans les règles de l’art, confectionne des pains, mais aussi des gâteaux qui ont beaucoup de succès. Ses gâteaux et pâtisseries sont faits maison sur place.

Cela fait maintenant 16 mois qu’il est installé avec son épouse Karine sous les couverts à l’angle de la place aux Arcades.

Cette reconnaissance est une vraie surprise pour tous les deux qui nous confient que la clientèle est de plus en plus fidèle, ce qui les conforte dans leur choix de qualité de produits utilisés. Comme le mentionne aussi Jérémy : "Certes, nous avons cette reconnaissance qui nous fait plaisir, mais nous sommes tout à fait conscients que nous avons encore beaucoup à apprendre dans ce métier, nous devons toujours tenir compte aussi des retours de nos clients qui sont aussi notre reconnaissance quotidienne".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Jérémy et son épouse Karine sont désormais reconnus par le Gault et Millau, pour la pipelette et le poumpet.

Pantuna : des tennis en cuir de thon made in Occitanie... et made in Graulhet aussi
samedi 15 févr. 2020
Nouveau

Les dirigeants de trois entreprises d’Occitanie se sont associés pour fabriquer des chaussures en cuir de thon. Une innovation éco-responsable qui a séduit le jury du concours Inn’Ovations d’Occitanie, dont la cérémonie a eu lieu le 6 février 2020 à Toulouse.

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Il existe parfois des rencontres improbables, qui donnent de belles pépites. Ainsi, si on avait dit à Hervé Barba, un industriel des produits de la mer basé dans l’Hérault, qu’il ferait un jour des baskets à base de cuir de thon, celui-ci ne l’aurait sans doute pas cru. C’est pourtant l’histoire de cette peau de poisson tannée et colorée, baptisée Pantuna.

"En 2016, nous cherchions à valoriser nos déchets dans le cadre de démarches éco-responsables", explique Hervé Barba, directeur général du groupe éponyme. Son entreprise est leader national sur le marché du thon issu de pêches durables, qu’elle vend ensuite aux grandes surfaces ou aux enseignes de restauration de type Sushi Shop. "Or, le thon est un poisson-cuir, comme l’espadon… Je me suis dit qu’avec une appellation comme cela, on devait pouvoir en faire quelque chose".

Partant de ce constat, Hervé Barba sollicite François Roques, le gérant de la mégisserie de La Molière, basée à Graulhet dans le Tarn, qui relève le défi.

"Nous avons commencé par lancer les premiers essais en usine, avec un processus de tannage qui prend deux à trois semaines", explique le tarnais, surtout spécialisé dans le tannage de peaux d’ovins et de bovins. De là intervient un troisième acteur, le designer Tommy Bernal, déjà créateur d’une marque d’espadrilles baptisée Le String. "Hervé m’appelle, je passe chez lui et il me montre des peaux… Cela ressemblait à du python, mais c’était du poisson", raconte-t-il à son tour.

Pantuna 

Une première collection en mai 2020

Les premières baskets confectionnées en cuir de thon sont quasi-prêtes. Elles seront lancées avec une collection inaugurale prévue début mai 2020.

En attendant, la démarche a séduit le jury des Trophées du concours Inn’Ovations, qui leur a décerné le prix coup de cœur le jeudi 6 février en soirée dans le cadre du salon Occitanie Innov. Les tarifs de ces chaussures varient de 170 euros à 300 euros la paire pour un positionnement dit "éco-premium".

Mais la philosophie est ailleurs. "Nous avons travaillé sur une démarche éco-responsable de valorisation de nos sous-produits : cela va de la traçabilité du poisson, mais aussi des ovins et des bovins qui constituent les autres cuirs. Le tannage est sans chrome et les semelles, produites au Portugal, sont en caoutchouc recyclés", énumèrent les trois associés. "La boîte aussi est en carton recyclé et les chaussures ne contiennent aucun plastique".

À noter que le Pantuna servira aussi à développer une gamme de petite maroquinerie et d’accessoires : étuis à lunettes, porte-cartes, portefeuilles, etc. Et bien malin celui qui verra que le cuir est celui d’un poisson.

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessus : Tommy Bernal, Hervé Barba et François Roques, les trois associés qui ont lancé les tennis en cuir de thon.

Illustration ci-dessous : une des autres innovations de la coopération entre l'entreprise Barba et la mégisserie de la Molière à Graulhet, aperçue lors du salon international Première Vision, qui se tientchaque automne à Paris.

Une entreprise fictive pour apprendre la vie économique
vendredi 14 févr. 2020
Nouveau

Les BTS technico-commerciaux d’Inéopole se sont engagés depuis 2016 dans le concours "Entreprendre pour apprendre", un dispositif qui permet à des collégiens, lycéens et étudiants d’entrer dans la vie économique par le biais d’une entreprise fictive. Ou comment se frotter au monde de l'entrepreneuriat.

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Ils décident du concept, des modalités juridiques, de l’activité, du produit, de sa commercialisation.

Un parcours initiatique complet, soutenu par un puissant mécénat venu du CAC 40. Les étudiants y travaillent toute l’année dans le cadre des cours de commerce-marketing et postulent d’abord au niveau régional.

En 2019, deux groupes de BTS où l’un des deux avait brillé en remportant la finale dans la catégorie "apprentissage" et un second prix "coup de cœur" pour Doggy Link, une entreprise concevant et réalisant un collier pour chien et un bracelet identique pour le maître. Le tout à partir de cordelettes naturelles et torsadées, offrant 400 possibilités de couleurs. Il y a eu même des promesses de vente au point qu’il a été décidé de passer de l’entreprise virtuelle à sa version réelle.

Table griffoir pour chats

Deux groupes de BTS de la promotion 2020 suivent le mouvement. Ils ont conçu et réalisé des objets ingénieux et pratiques pour les animaux de compagnie ou pour la récupération et réutilisation d’objets qui sont habituellement jetés.

Le premier groupe a conçu Chat Nova, une table de style scandinave avec deux modèles de plateau et dont les pieds sont doublés de cordes qui permettent au matou de se faire les griffes sans dégrader le mobilier.

Le deuxième groupe, d’une dizaine d’étudiants lui aussi, a fondé Cortiça. La mini-entreprise récupère des bouchons de liège, puis les associe pour créer des dessous de verre, des chemins de table aux formes différents. La difficulté technique à surmonter est la découpe, mais les BTS l’ont réglée. Ils visent le marché des cavistes, des restaurants et ont déjà acquis trois partenariats avec des animaleries.

Le Crédit agricole de Gaillac soutient ces projets que les deux groupes présenteront à Castres, le 6 mai 2020, lors de la finale régionale.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : quand les étudiants s'essayent à la création d'entreprises.

Le Made in France a désormais sa boutique à Graulhet et son nom : Bleu Blanc Rouge créations !
mercredi 12 févr. 2020
Du nouveau à Graulhet

L’ouverture est annoncée pour ce mercredi 12 février 2020. Mais depuis plusieurs jours, nombre de Graulhétois sont interpellés par cette enseigne tricolore de Made in France, rue Jean Jaurès, sur la devanture de l’ancienne bijouterie Salles.

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Ce sont Jérôme Magron et Laurent Arnal qui se sont associés au sein d'une société pour proposer du textile, des boîtes de jeu, des jouets, des bijoux, des reproductions de cartes et autres bougies parfumées disposant du label Made in France, pour l’instant.

Jérôme Magron créateur du Gaminet a ainsi trouvé une vitrine pour sa marque déposée de textiles personnalisés. "La France dispose d’un potentiel et d’un savoir-faire reconnus, dans de nombreux et multiples secteurs. Nous avons pratiquement tout ici, et en circuits courts" assure-t-il.

Laurent Arnal, albigeois, a, de son côté créé sa marque My City My World, qui personnalise des tee-shirts en coton. Toujours directeur consultant du réseau BNI, qui met en relation des entrepreneurs, il va s’activer dans la communication de l’enseigne.

"Surtout sur la promotion dans tout l’hexagone de nos deux marques, et les personnalisations possibles qui peuvent intéresser les boutiques de souvenirs, les musées, les offices du tourisme et autres sites visités".

L’atelier à l’arrière-boutique est désormais équipé de deux imprimantes couleur, une pour le textile, l’autre UV, pour tous les objets et supports.

"Nous avons fait le choix de ne proposer que des produits qui ne peuvent pas être concurrents avec ceux des commerçants et artisans du centre-ville. Nous venons en complément. Nous voulons éviter de faire partir sur Toulouse ou ailleurs des personnes sensibles à la philosophie du Made in France" envisage Jerome Magron.

"Cette ouverture nous a permis de découvrir aux quatre coins de France, des entreprises qui fabriquent souvent dans l’engagement éco-responsable de superbes objets".

Made In France - ou Bleu Blanc Rouge Créations - envisage de développer à court terme un rayon alimentaire. "Nous proposons les miels d’Arnaud de Montebourg, sous la marque Bleu Blanc Ruche. Prochainement du cidre bio" espère le duo qui pour la saison prochaine a déjà contacté le Gang de Grand-Mères, ces mamies qui tricotent à la main des bonnets très tendance.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Jérôme Magron et Laurent Arnal, ardents défenseurs du Made in France.

Pourquoi l’apprentissage dope l’emploi des jeunes
mardi 11 févr. 2020
Information

Longtemps mal considéré, l’apprentissage a le vent en poupe. La réforme en cours doit permettre aux entreprises de développer des formations sur les métiers dont elles ont besoin.

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Après l'annonce, le 27 janvier 2020, de la plus forte baisse du chômage depuis douze ans, 3,1% en 2019 en France métropolitaine, voici une autre bonne nouvelle sur le front de l'emploi. Qu'ils soient en CAP, bac pro, BTS ou master, les apprentis, ces jeunes qui alternent une formation théorique avec un travail en entreprise, n'ont jamais été aussi nombreux.

En juin 2019, on en dénombrait 458.000, un chiffre en hausse de 8,4% par rapport à 2018, qui était déjà un excellent cru. Depuis septembre 2018 et le vote de la loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel", le ministère du Travail a enregistré 554 nouvelles demandes de centres de formation (CFA) sur tout le territoire.

En parallèle d'un accès facilité à la formation, via la création d'une appli accessible au plus grand nombre, la réforme a, en effet, pour ambition de multiplier les entrées en apprentissage. La création de CFA par les entreprises a été facilitée et les diplômes qu'ils délivrent sont désormais définis par les branches professionnelles.

Artisanat, boulangerie, bâtiment…

L'objectif ? Mieux "coller" aux besoins du terrain alors que, de l'industrie aux services, les recruteurs pointent le manque de profils disponibles. "L'apprentissage constitue une bonne réponse, car il permet aux entreprises de former des jeunes et de les sensibiliser à la culture maison, avant de les recruter", décrypte Bertrand Martinot, le directeur du conseil en formation chez Siaci Saint Honoré.

Et pour les jeunes concernés, c'est la quasi garantie d'avoir, à terme, un emploi durable. Actuellement, 69% des apprentis ont un emploi dans les sept mois qui suivent leur sortie de formation, un chiffre en progression constante ces dernières années - ce taux d'emploi était de 55% en 2013, souligne l'Institut supérieur des métiers. Et ce taux d'emploi augmente avec le diplôme : il atteint 82% chez les Bacs pro, et même 88% après un BTS (bac + 2).

Les apprentis sont les bienvenus dans tous les secteurs. Dans l'artisanat, qui draine "environ la moitié des apprentis, nous en avons encore recruté 3 à 4% de plus en 2019", souligne Alain Griset, le président de l'U2P. Le pourcentage d'apprentis avoisine 13% des effectifs dans la boulangerie. Dans le bâtiment, après une baisse de 2012 à 2016, le nombre d'apprentis est reparti à la hausse.

En faire bénéficier les jeunes sans formation

Une évolution qui s'explique, selon Alain Griset, par "l'image de plus en plus positive" des apprentis. Le ministère met en avant le travail réalisé pour modifier les mentalités françaises sur cette question. Ainsi les vidéos réalisées partout en France par des apprentis eux-mêmes ont totalisé 16 millions de vues sur les réseaux sociaux.

Un - gros - bémol, toutefois, dans ce tableau plutôt riant : les jeunes les moins qualifiés, qui sont aussi les plus éloignés de l'emploi, sont ceux qui profitent le moins de ces dispositifs. "Alors que, depuis 2005, le nombre d'apprentis en master et grandes écoles a bondi de 10,6% par an, il a régressé de 1,5% par an chez les bacs pro et les CAP", résume Bertrand Martinot.

Et ce mouvement s'est encore accentué depuis deux ans : le nombre d'apprentis super-diplômés a bondi de 24% par an depuis 2015 ! Être rémunérés permet aux futurs ingénieurs et autres étudiants en école de commerce de financer des études souvent onéreuses.

"Ce dispositif devrait aller en priorité aux moins diplômés, touchés par un taux de chômage élevé", poursuit Bertrand Martinot, qui pointe le risque "que les inégalités entre les plus et les moins diplômés continuent à s'accroître".

S'il n'y a pas de recette miracle, une piste pourrait être de poursuivre les efforts faits sur l'image de l'apprentissage avant le bac : actuellement, seul un jeune sur 20 fait le choix de cette voie de formation à la fin du collège.

 

Source : Le Parisien - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : aux Compagnons du devoir à Pantin (Seine-Saint-Denis), les apprentis augmentent chaque année et de nouvelles formations sont proposées.