Actualités

Les Serres du Verdet de Montans à l’honneur
jeudi 20 févr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Ces jours de février 2020, une publication n’est pas passée inaperçue dans le Montanais et sur les cantons voisins. Nous avons pu apercevoir sur les réseaux sociaux et la presse la dernière campagne de communication de "Sud de France", la marque de reconnaissance des produits d’Occitanie.

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Et sur ce visuel, on trouve tout à côté de Romain Ntamack (jeune rugbyman international prometteur), le jeune (et prometteur) Montanais Fabien Lacassagne.

Dernièrement il a en effet effectué un shooting photo pour alimenter les visuels de communication de la marque "Sud de France", déployée par la Région Occitanie.

Véronique et Fabien Lacassagne développent de plus en plus leurs "Serres du Verdet". Ils possèdent ainsi sur Montans une exploitation maraîchère et horticultrice, gérée dans une démarche d’agriculture raisonnée avec l’utilisation de systèmes de bio-contrôle, et dont les produits sont commercialisés en vente directe.

Ils proposent aussi depuis peu des chips artisanales, cuites au chaudron, qui séduisent. On peut les trouver directement sur l'exploitation, à la boulangerie Les Pains de Lissou ou à l’épicerie de Montans.

Leurs produits sont labellisés "Sud de France".

En cette période chargée, il est quand même possible d’acheter les légumes de l'exploitation, avec possibilité de réservation directement sur leur site internet.

L’été viendra avec bien sûr l’avènement d’autres légumes de saisons, les fameuses pêches, les frites "Mona Lisa" au marché du mardi soir de Gaillac.

Une belle dynamique au sein des Serres du Verdet, qui ont su se développer tout en conjuguant proximité et qualité des produits.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Fabien Lacassagne pose aux côtés de Romain Ntamack pour la marque Sud de France.

Reconnaissance pour les Délices de Nathan à Lisle sur Tarn
mercredi 19 févr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Une bien belle reconnaissance vient d’arriver pour la boulangerie-pâtisserie lisloise Les Délices de Nathan. Elle vient en effet d’être choisie numéro 1 sur le Département du Tarn et numéro 2 en Région Occitanie par le Gault et Millau (pour la partie artisanat gourmand).Un grand bravo !

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La boulangerie-pâtisserie Les Délices de Nathan se trouve ainsi récompensée suite au passage de clients mystères qui ont fait leurs sélections lors de tournées dans la catégorie boulangeries.

Les produits retenus sont la pipelette (baguette de terroir), un pain aveyronnais, ainsi que pour le poumpet.

Jérémy sélectionne localement des produits de qualité, une farine reconnue "label rouge" des moulins de Calvet de Rignac, dans l’Aveyron. Il travaille dans les règles de l’art, confectionne des pains, mais aussi des gâteaux qui ont beaucoup de succès. Ses gâteaux et pâtisseries sont faits maison sur place.

Cela fait maintenant 16 mois qu’il est installé avec son épouse Karine sous les couverts à l’angle de la place aux Arcades.

Cette reconnaissance est une vraie surprise pour tous les deux qui nous confient que la clientèle est de plus en plus fidèle, ce qui les conforte dans leur choix de qualité de produits utilisés. Comme le mentionne aussi Jérémy : "Certes, nous avons cette reconnaissance qui nous fait plaisir, mais nous sommes tout à fait conscients que nous avons encore beaucoup à apprendre dans ce métier, nous devons toujours tenir compte aussi des retours de nos clients qui sont aussi notre reconnaissance quotidienne".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Jérémy et son épouse Karine sont désormais reconnus par le Gault et Millau, pour la pipelette et le poumpet.

Pantuna : des tennis en cuir de thon made in Occitanie... et made in Graulhet aussi
samedi 15 févr. 2020
Nouveau

Les dirigeants de trois entreprises d’Occitanie se sont associés pour fabriquer des chaussures en cuir de thon. Une innovation éco-responsable qui a séduit le jury du concours Inn’Ovations d’Occitanie, dont la cérémonie a eu lieu le 6 février 2020 à Toulouse.

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Il existe parfois des rencontres improbables, qui donnent de belles pépites. Ainsi, si on avait dit à Hervé Barba, un industriel des produits de la mer basé dans l’Hérault, qu’il ferait un jour des baskets à base de cuir de thon, celui-ci ne l’aurait sans doute pas cru. C’est pourtant l’histoire de cette peau de poisson tannée et colorée, baptisée Pantuna.

"En 2016, nous cherchions à valoriser nos déchets dans le cadre de démarches éco-responsables", explique Hervé Barba, directeur général du groupe éponyme. Son entreprise est leader national sur le marché du thon issu de pêches durables, qu’elle vend ensuite aux grandes surfaces ou aux enseignes de restauration de type Sushi Shop. "Or, le thon est un poisson-cuir, comme l’espadon… Je me suis dit qu’avec une appellation comme cela, on devait pouvoir en faire quelque chose".

Partant de ce constat, Hervé Barba sollicite François Roques, le gérant de la mégisserie de La Molière, basée à Graulhet dans le Tarn, qui relève le défi.

"Nous avons commencé par lancer les premiers essais en usine, avec un processus de tannage qui prend deux à trois semaines", explique le tarnais, surtout spécialisé dans le tannage de peaux d’ovins et de bovins. De là intervient un troisième acteur, le designer Tommy Bernal, déjà créateur d’une marque d’espadrilles baptisée Le String. "Hervé m’appelle, je passe chez lui et il me montre des peaux… Cela ressemblait à du python, mais c’était du poisson", raconte-t-il à son tour.

Pantuna 

Une première collection en mai 2020

Les premières baskets confectionnées en cuir de thon sont quasi-prêtes. Elles seront lancées avec une collection inaugurale prévue début mai 2020.

En attendant, la démarche a séduit le jury des Trophées du concours Inn’Ovations, qui leur a décerné le prix coup de cœur le jeudi 6 février en soirée dans le cadre du salon Occitanie Innov. Les tarifs de ces chaussures varient de 170 euros à 300 euros la paire pour un positionnement dit "éco-premium".

Mais la philosophie est ailleurs. "Nous avons travaillé sur une démarche éco-responsable de valorisation de nos sous-produits : cela va de la traçabilité du poisson, mais aussi des ovins et des bovins qui constituent les autres cuirs. Le tannage est sans chrome et les semelles, produites au Portugal, sont en caoutchouc recyclés", énumèrent les trois associés. "La boîte aussi est en carton recyclé et les chaussures ne contiennent aucun plastique".

À noter que le Pantuna servira aussi à développer une gamme de petite maroquinerie et d’accessoires : étuis à lunettes, porte-cartes, portefeuilles, etc. Et bien malin celui qui verra que le cuir est celui d’un poisson.

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessus : Tommy Bernal, Hervé Barba et François Roques, les trois associés qui ont lancé les tennis en cuir de thon.

Illustration ci-dessous : une des autres innovations de la coopération entre l'entreprise Barba et la mégisserie de la Molière à Graulhet, aperçue lors du salon international Première Vision, qui se tientchaque automne à Paris.

Une entreprise fictive pour apprendre la vie économique
vendredi 14 févr. 2020
Nouveau

Les BTS technico-commerciaux d’Inéopole se sont engagés depuis 2016 dans le concours "Entreprendre pour apprendre", un dispositif qui permet à des collégiens, lycéens et étudiants d’entrer dans la vie économique par le biais d’une entreprise fictive. Ou comment se frotter au monde de l'entrepreneuriat.

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Ils décident du concept, des modalités juridiques, de l’activité, du produit, de sa commercialisation.

Un parcours initiatique complet, soutenu par un puissant mécénat venu du CAC 40. Les étudiants y travaillent toute l’année dans le cadre des cours de commerce-marketing et postulent d’abord au niveau régional.

En 2019, deux groupes de BTS où l’un des deux avait brillé en remportant la finale dans la catégorie "apprentissage" et un second prix "coup de cœur" pour Doggy Link, une entreprise concevant et réalisant un collier pour chien et un bracelet identique pour le maître. Le tout à partir de cordelettes naturelles et torsadées, offrant 400 possibilités de couleurs. Il y a eu même des promesses de vente au point qu’il a été décidé de passer de l’entreprise virtuelle à sa version réelle.

Table griffoir pour chats

Deux groupes de BTS de la promotion 2020 suivent le mouvement. Ils ont conçu et réalisé des objets ingénieux et pratiques pour les animaux de compagnie ou pour la récupération et réutilisation d’objets qui sont habituellement jetés.

Le premier groupe a conçu Chat Nova, une table de style scandinave avec deux modèles de plateau et dont les pieds sont doublés de cordes qui permettent au matou de se faire les griffes sans dégrader le mobilier.

Le deuxième groupe, d’une dizaine d’étudiants lui aussi, a fondé Cortiça. La mini-entreprise récupère des bouchons de liège, puis les associe pour créer des dessous de verre, des chemins de table aux formes différents. La difficulté technique à surmonter est la découpe, mais les BTS l’ont réglée. Ils visent le marché des cavistes, des restaurants et ont déjà acquis trois partenariats avec des animaleries.

Le Crédit agricole de Gaillac soutient ces projets que les deux groupes présenteront à Castres, le 6 mai 2020, lors de la finale régionale.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : quand les étudiants s'essayent à la création d'entreprises.

Le Made in France a désormais sa boutique à Graulhet et son nom : Bleu Blanc Rouge créations !
mercredi 12 févr. 2020
Du nouveau à Graulhet

L’ouverture est annoncée pour ce mercredi 12 février 2020. Mais depuis plusieurs jours, nombre de Graulhétois sont interpellés par cette enseigne tricolore de Made in France, rue Jean Jaurès, sur la devanture de l’ancienne bijouterie Salles.

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Ce sont Jérôme Magron et Laurent Arnal qui se sont associés au sein d'une société pour proposer du textile, des boîtes de jeu, des jouets, des bijoux, des reproductions de cartes et autres bougies parfumées disposant du label Made in France, pour l’instant.

Jérôme Magron créateur du Gaminet a ainsi trouvé une vitrine pour sa marque déposée de textiles personnalisés. "La France dispose d’un potentiel et d’un savoir-faire reconnus, dans de nombreux et multiples secteurs. Nous avons pratiquement tout ici, et en circuits courts" assure-t-il.

Laurent Arnal, albigeois, a, de son côté créé sa marque My City My World, qui personnalise des tee-shirts en coton. Toujours directeur consultant du réseau BNI, qui met en relation des entrepreneurs, il va s’activer dans la communication de l’enseigne.

"Surtout sur la promotion dans tout l’hexagone de nos deux marques, et les personnalisations possibles qui peuvent intéresser les boutiques de souvenirs, les musées, les offices du tourisme et autres sites visités".

L’atelier à l’arrière-boutique est désormais équipé de deux imprimantes couleur, une pour le textile, l’autre UV, pour tous les objets et supports.

"Nous avons fait le choix de ne proposer que des produits qui ne peuvent pas être concurrents avec ceux des commerçants et artisans du centre-ville. Nous venons en complément. Nous voulons éviter de faire partir sur Toulouse ou ailleurs des personnes sensibles à la philosophie du Made in France" envisage Jerome Magron.

"Cette ouverture nous a permis de découvrir aux quatre coins de France, des entreprises qui fabriquent souvent dans l’engagement éco-responsable de superbes objets".

Made In France - ou Bleu Blanc Rouge Créations - envisage de développer à court terme un rayon alimentaire. "Nous proposons les miels d’Arnaud de Montebourg, sous la marque Bleu Blanc Ruche. Prochainement du cidre bio" espère le duo qui pour la saison prochaine a déjà contacté le Gang de Grand-Mères, ces mamies qui tricotent à la main des bonnets très tendance.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Jérôme Magron et Laurent Arnal, ardents défenseurs du Made in France.

Pourquoi l’apprentissage dope l’emploi des jeunes
mardi 11 févr. 2020
Information

Longtemps mal considéré, l’apprentissage a le vent en poupe. La réforme en cours doit permettre aux entreprises de développer des formations sur les métiers dont elles ont besoin.

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Après l'annonce, le 27 janvier 2020, de la plus forte baisse du chômage depuis douze ans, 3,1% en 2019 en France métropolitaine, voici une autre bonne nouvelle sur le front de l'emploi. Qu'ils soient en CAP, bac pro, BTS ou master, les apprentis, ces jeunes qui alternent une formation théorique avec un travail en entreprise, n'ont jamais été aussi nombreux.

En juin 2019, on en dénombrait 458.000, un chiffre en hausse de 8,4% par rapport à 2018, qui était déjà un excellent cru. Depuis septembre 2018 et le vote de la loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel", le ministère du Travail a enregistré 554 nouvelles demandes de centres de formation (CFA) sur tout le territoire.

En parallèle d'un accès facilité à la formation, via la création d'une appli accessible au plus grand nombre, la réforme a, en effet, pour ambition de multiplier les entrées en apprentissage. La création de CFA par les entreprises a été facilitée et les diplômes qu'ils délivrent sont désormais définis par les branches professionnelles.

Artisanat, boulangerie, bâtiment…

L'objectif ? Mieux "coller" aux besoins du terrain alors que, de l'industrie aux services, les recruteurs pointent le manque de profils disponibles. "L'apprentissage constitue une bonne réponse, car il permet aux entreprises de former des jeunes et de les sensibiliser à la culture maison, avant de les recruter", décrypte Bertrand Martinot, le directeur du conseil en formation chez Siaci Saint Honoré.

Et pour les jeunes concernés, c'est la quasi garantie d'avoir, à terme, un emploi durable. Actuellement, 69% des apprentis ont un emploi dans les sept mois qui suivent leur sortie de formation, un chiffre en progression constante ces dernières années - ce taux d'emploi était de 55% en 2013, souligne l'Institut supérieur des métiers. Et ce taux d'emploi augmente avec le diplôme : il atteint 82% chez les Bacs pro, et même 88% après un BTS (bac + 2).

Les apprentis sont les bienvenus dans tous les secteurs. Dans l'artisanat, qui draine "environ la moitié des apprentis, nous en avons encore recruté 3 à 4% de plus en 2019", souligne Alain Griset, le président de l'U2P. Le pourcentage d'apprentis avoisine 13% des effectifs dans la boulangerie. Dans le bâtiment, après une baisse de 2012 à 2016, le nombre d'apprentis est reparti à la hausse.

En faire bénéficier les jeunes sans formation

Une évolution qui s'explique, selon Alain Griset, par "l'image de plus en plus positive" des apprentis. Le ministère met en avant le travail réalisé pour modifier les mentalités françaises sur cette question. Ainsi les vidéos réalisées partout en France par des apprentis eux-mêmes ont totalisé 16 millions de vues sur les réseaux sociaux.

Un - gros - bémol, toutefois, dans ce tableau plutôt riant : les jeunes les moins qualifiés, qui sont aussi les plus éloignés de l'emploi, sont ceux qui profitent le moins de ces dispositifs. "Alors que, depuis 2005, le nombre d'apprentis en master et grandes écoles a bondi de 10,6% par an, il a régressé de 1,5% par an chez les bacs pro et les CAP", résume Bertrand Martinot.

Et ce mouvement s'est encore accentué depuis deux ans : le nombre d'apprentis super-diplômés a bondi de 24% par an depuis 2015 ! Être rémunérés permet aux futurs ingénieurs et autres étudiants en école de commerce de financer des études souvent onéreuses.

"Ce dispositif devrait aller en priorité aux moins diplômés, touchés par un taux de chômage élevé", poursuit Bertrand Martinot, qui pointe le risque "que les inégalités entre les plus et les moins diplômés continuent à s'accroître".

S'il n'y a pas de recette miracle, une piste pourrait être de poursuivre les efforts faits sur l'image de l'apprentissage avant le bac : actuellement, seul un jeune sur 20 fait le choix de cette voie de formation à la fin du collège.

 

Source : Le Parisien - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : aux Compagnons du devoir à Pantin (Seine-Saint-Denis), les apprentis augmentent chaque année et de nouvelles formations sont proposées.

Face à la crise annoncée, le vignoble de Gaillac recense ses atouts
lundi 10 févr. 2020
Information

Si la crise annoncée a l’ampleur que lui prêtent les plus pessimistes, quels sont les atouts du vignoble gaillacois pour y faire face ? Cédric Carcenac, président de la Maison des Vins, en recense plusieurs, qui selon lui permettent de franchir le cap.

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Le taux de renouvellement des viticulteurs et la stabilité de la surface autour de 6.500 hectares seraient plutôt rassurants.

"Mais cette stabilité reste fragile" rappelle Cédric Carcenac. "La moitié des vignerons est âgée de plus de 55 ans, et on a toujours des difficultés à trouver de la main-d’œuvre et des repreneurs".

Ces cinq dernières années, beaucoup de jeunes ont repris des propriétés de petite taille (10 à 15 hectares), en se tournant vers la vente en bouteilles et une démarche environnementale (bio, biodynamie, culture raisonnée, etc).

" Ce qui nous manque, ce sont les investisseurs capables de reprendre des domaines de 40 ou 50 hectares. Mais rien ne dit que les derniers installés ne grandiront pas. On en voit qui réussissent déjà". C’est le cas du domaine Gayrard à Milhavet.

Cédric Carcenac énonce trois conditions à réunir pour s’adapter à la nouvelle donne. "Le domaine doit avoir une triple compétence : économique, environnementale et sociétale. Dès lors, on peut parler de durabilité".

La profession est plus unie

L’atout décisif pourrait venir de l’œnotourisme, même si d’autres régions viticoles le mettent aussi en musique.

"Nous écoulons plus de 25% de la production en vente directe. C’est très haut et intéressant, car cela ne coûte rien en communication".

Les évènementiels, comme le Festival des Lanternes, ont constitué une forte caisse de résonance au niveau national.

"Jamais, le nom de Gaillac n’a été aussi apparent sur les chaînes TV. Le patrimoine nous sert aussi. C’est bon pour l’étiquette".

Beaucoup de domaines se sont équipés pour accueillir des groupes et séminaires d’entreprises (salles connectées, gîtes…).

Cédric Carcenac en appelle aux collègues vignerons sur un mode combatif. "Il y a eu d’autres crises. Cette fois, nous sommes plus unis que nous ne l’avons jamais été. Ce sera dur, mais on a les armes pour résister".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le vignoble gaillacois a cessé de perdre de surfaces, mais l’âge moyen des vignerons reste élevé, les repreneurs et la main d’oeuvre sont difficiles à trouver.


L'apprentissage en plein boom
dimanche 9 févr. 2020
Emploi

Le nombre de jeunes entrés en apprentissage a progressé de 16% en 2019 pour atteindre un nouveau record de 353.000 apprentis. De leur côté, les régions dénoncent "les mensonges" de la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui s'approprie, selon elles, les bons résultats sur l'apprentissage obtenus grâce à leur action.

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Les voyants sont au vert pour l'apprentissage. Selon des chiffres communiqués par le ministère du Travail le mardi 4 février 2020, plus de 350.000 nouveaux contrats d'apprentissage ont été signés en 2019, soit une hausse de 16%. À la fin de l'année 2019, l'administration a recensé 485.000 apprentis sur le territoire français contre 437.000 un an plus tôt.

Cette hausse spectaculaire arrive après des années favorables entre 2016 et 2018 et négatives entre 2013 et 2015. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s'est félicitée de ces chiffres sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué, l'association des régions de France n'a pas tardé à réagir, dénonçant les "mensonges" de la ministre.

"La croissance à deux chiffres dont se prévaut à longueur d'interviews Mme Pénicaud, ce sont les régions qui en sont à l'origine ! Rappelons les chiffres que la ministre ne mentionne jamais : depuis 2015, le nombre d'apprentis a progressé de 10%. Les régions ont financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années, dont près d'un milliard d'investissements".

L'apprentissage retrouve des couleurs dans le secondaire

Les chiffres favorables de l'apprentissage s'expliquent en partie par une hausse dans le secondaire (CAP et bac pro) entre 2018 et 2019 (+ 8%), passant de 188.005 à 203.000. "En 2019, 70.949 jeunes ont formulé des vœux en faveur d'un apprentissage sur Affelnet (la procédure d'affectation), soit une augmentation supérieure à 40% en deux ans" expliquent les services de la rue de Grenelle.

Pendant longtemps, la dynamique des chiffres de l'apprentissage s'est principalement reposée sur la croissance des entrées dans l'enseignement supérieur. Dans un dossier réalisé par l'Insee en 2018, les auteurs affirmaient que : "La crise marque le début d'une phase de stabilité puis de reflux : entre 2008 et 2015, le nombre de nouveaux contrats a baissé de 9 %. Les entrées d'apprentis du second cycle du secondaire chutent de 24 %, alors que l'apprentissage dans le supérieur continue de se développer (+ 48 %)."

Ouvertures supplémentaires de CFA

La loi de septembre 2018 portant sur la liberté de choisir son avenir professionnel a libéralisé le marché des organismes de formation "qui souhaitent dispenser des actions de formation par apprentissage et pour lesquelles un niveau de financement pour chaque contrat est dorénavant assuré".

Suite à ces différentes mesures d'assouplissement, 965 centres de formation des apprentis (CFA) ont été recensés avant le passage de la loi contre 1.200 au 31 décembre 2019 d'après les chiffres du ministère. Enfin, l'apprentissage a été élargi. Il est désormais ouvert jusqu'à la veille des 30 ans.

Une hausse dans toutes les régions et tous les secteurs

Sur le plan géographique, toutes les régions ont bénéficié de cette hausse selon les statistiques du ministère du Travail. Les hausses les plus importantes concernent la Corse (+27,3%), l'Auvergne-Rhône-Alpes (+23,8%) et l'Occitanie (+21,6%). Parmi les moins dynamiques figurent la Nouvelle Aquitaine (+10,2%), l'Ile-de-France (+12,8%) et le Centre-Val de Loire (13,9%). L'ensemble des régions connaît une croissance à deux chiffres sauf dans quelques zones d'Outre-mer comme la Martinique (2,6%) ou la Réunion (+4,5%).

Au niveau des entreprises, cette hausse a profité à tous les secteurs. Dans le bâtiment par exemple, le nombre d'apprentis a progressé de 13% et dans l'industrie, les chiffres de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) indiquent une hausse de 11%. Plusieurs réseaux comme les maisons familiales rurales ou les chambres de métiers et de l'artisanat ont également noté une embellie des inscriptions.

Les régions tirent à boulets rouges

Le bilan du gouvernement est loin de faire l'unanimité. Pour l'association des régions de France, la transformation amorcée par l'exécutif "fait peser un risque majeur sur le système d'apprentissage. Les 554 intentions de création d'un CFA dont se prévaut Mme Pénicaud se heurteront à la réalité du terrain, avec des fermetures ou des restructurations de très nombreux CFA, en particulier les CFA interprofessionnels, ceux en zones rurales ou ceux qui forment aux métiers rares".

Les relations entre le gouvernement et les collectivités locales restent toujours aussi tendues.

 

Source : La Tribune - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : fin 2019, il y avait 485.800 apprentis contre 437.000 un an plus tôt, selon le ministère qui met en avant pour la première fois une progression à deux chiffres.

La Bouillaseb : Sébastien Brandin a été Meilleur Ouvrier de France
dimanche 2 févr. 2020
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Sébastien Brandin, le poissonnier de la "Bouillaseb" située Place d'Hautpoul à Gaillac, a la passion à fleur des lèvres et un cursus professionnel qui additionne les diplômes et les expériences. Pas étonnant pour un "Meilleur Ouvrier de France".

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Ce breton né en Normandie a accumulé d’abord les CAP (cuisinier, boulanger-pâtissier, boucher-charcutier) et les ancrages : Paris, avec des échappées belles, au Liban, USA, Angleterre, où l’expédiait son "papa professionnel", le chef parisien Gérard Idoux qui ouvrait des grandes tables un peu partout.

Le poisson, il y est arrivé en 1997, une nuit où il complétait son emploi du temps en achetant du demi-gros pour les restaurants. "Je suis passé par toutes les étapes : gros, demi-gros, import-export, atelier de filetage, puis la poissonnerie traditionnelle à Montpellier", où il s’est mis un peu à la pêche. Il a même été professeur eu CFA de Rungis.

Le poisson, il connaît sur la pointe du couteau. Quand l’occasion s’est présentée d’acheter à Gaillac, il a plongé, avec sa femme Nathalie, et a ouvert La Bouillaseb. Seb avait fait partie en 2015 des trois Meilleurs Ouvriers de France (MOF), avec Sophie Fernandez dont il a pris la suite. Lui comme Nathalie (qui développe le rayon traiteur), ne le regrettent pas.

Il pare un merlu "pêché à la canne à Saint-Jean-de-Luz". Le chalut, qui entraîne une décompression du poisson, il évite.

À la criée

Il n’achète qu’à la criée, en direct ou par "ses" acheteurs. "Il ne faut pas confondre la fraîcheur et la qualité". Pour Sébastien Brandin, les deux sont impératives. Tributaire des saisons, de la météo, il tient compte de tout : du stock des espèces ("essayons d’éviter le bar en ce moment, il se reproduit"), des prix ("je me refuse à dépasser certains seuils"), mais il faut toujours avoir du saumon, du merlu et du filet d’églefin "dans des prix presque constants".

Nathalie prépare des plats du jour : brandade, parmentier de thon, rouille de seiche, petites quiches, etc. Huit heures : le magasin va ouvrir, la table est nickel, Seb va passer ses ordres d’achat pour le lendemain.

Le vendredi et le samedi, la marée des clients monte. Mais avec les personnes âgées, Seb prendra tout son temps. "On est poissonnier, pas marchand de poissons".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : la petite équipe de La Bouillaseb, place d’Hautpoul, démarre à 5 heures. Sébastien achète à la criée avant 8 heures, en évitant les pêches au chalut.

Le centre-ville gaillacois dans l'optique de Clémence
samedi 1 févr. 2020
Du nouveau à Gaillac

Au cœur d'un marché des opticiens largement dominé par les franchises, l'indépendante Clémence Chaume, qui vient de s'installer en centre-ville de Gaillac, se démarque en proposant, à travers son "Atelier Loubin", des lunettes de créateurs.

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Si le Festival des lanternes illumine le rayonnement de Gaillac, la ville se distingue également par le dynamisme de son centre-ville en ce qui concerne les commerces. Et parmi les nouvelles têtes de commerçants gaillacois figure Clémence Chaume, qui a récemment ouvert L'Atelier Loubin en coeur de ville, au 18 de la rue des Frères-Delga.

"C'était pour moi une évidence de m'installer ici, souligne la jeune femme de 35 ans. Je ne me voyais pas aller ailleurs que sur cette commune car, ayant grandi à Cahuzac-sur-Vère, j'ai fait une grande partie de ma scolarité à Gaillac et revenir ici est un joli clin d'œil par rapport à mon histoire. Et pour le lieu, j'attendais une opportunité dans le centre-ville car je voulais absolument être dans ce quartier dynamique où il y a plein de nouveaux commerçants sur ces dernières années. Je ne me voyais pas m'installer en zone, où les bâtiments sont trop impersonnels".

Un magasin qui ne manque pas de personnalité

Et c'est certain que L'Atelier Loubin de Clémence Chaume ne manque pas de personnalité.

"J'ai vraiment voulu y mettre ma patte. D'abord par le nom, puisqu'il s'agit de la contraction de mes deux enfants Jean-Lou et Robin. Puis dans le style, avec une devanture qui attire le regard et un magasin aux grands espaces et lumineux".

Proximité avec les clients

Après avoir obtenu son BTS d'opticien lunettier, la trentenaire a travaillé sur Toulouse et au Séquestre dans des magasins appartenant à des chaînes, puis chez un opticien indépendant au centre-ville d'Albi.

"J'aime vraiment ce métier quand il y a cette proximité avec les clients. Ils viennent pour avoir un conseil, sur la qualité du verre pour bien y voir, mais aussi sur l'esthétique de la monture, ce qui rend le contact très important".

Alors pour proposer des montures esthétiques et originales, Clémence Chaume travaille avec des créateurs qui font de la fabrication artisanale. "J'en rencontre beaucoup sur des salons professionnels pour pouvoir partager leur engouement et l'histoire de la lunette qu'ils dessinent. Ils proposent des produits qui sortent de la fabrication classique".

Cette volonté de donner du choix aux clients, la jeune femme le tient de son expérience personnelle. "Je portais des lunettes quand j'étais petite et je me souviens qu'il n'y avait pas de choix. Donc je me fixe comme objectif de pouvoir proposer de nombreux modèles, que ce soit pour les enfants ou les adultes".

Un mauvais souvenir que les jeunes d'aujourd'hui éviteront grâce à Clémence.

 

Source : Le Journal d'Ici - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : l'opticienne Clémence Chaume participe au renouveau du centre-ville de Gaillac avec l'ouverture de son magasin de lunettes «L'atelier Loubin»
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