Actualités

Le retour des Lundis Numériques : 2° saison du Programme d'Appui Numérique
lundi 13 déc. 2021
Accompagnement des entreprises

Fort du succès de la 1ère édition, la Communauté d'Agglomération Gaillac-Graulhet propose un nouveau Programme d’Appui Numérique "Les Lundis Numériques" à destination des entrepreneurs du territoire. Avec une nouvelle programmation et de nouvelles thématiques, "Les Lundis Numériques", organisés et financés à 100% par l'Agglomération, se dérouleront tous les lundis matin du 27 septembre au 13 décembre 2021.

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Entreprises rentrée 2021 : Nouveau Programme d’Appui Numérique

Entrepreneurs, commerçants, artisans, salariés et dirigeants des TPE/PME, venez assister à la présentation des nouveaux ateliers le jeudi 23 septembre 2021 autour de la thématique "Pour une embauche réussie", qui sera animée par le CBE du Net.

Inscrivez-vous à la présentation du 23 septembre en cliquant ici : https://bit.ly/inscription23septembre.

"Les Lundis Numériques" est le nouveau Programme d’Appui Numérique de Gaillac Graulhet Agglomération, qui se décline en 16 ateliers, gratuits, organisés et financés à 100% par l'agglomération.

Animés par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Tarn, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Tarn, le CBE du Net ou la Communauté d'Agglomération, ce sont 16 thèmes différents qui seront abordés. Un animateur numérique référent est mis à disposition des entreprises locales pour les orienter et les accompagner dans leurs actions numériques.

Zoom sur les thématiques proposées

  • La Cybersécurité
  • Comment utiliser le numérique pour faire venir les clients en boutique
  • Ressources Humaines : j'étudie un projet d'embauche
  • Les outils de Google
  • La publicité sur Facebook
  • Ressources Humaines : je décide d'embaucher
  • Suivi de l'atelier Jimdo
  • La gestion relation client par le mail
  • Photo et vidéo
  • Quels dispositifs ou aides pour digitaliser mon activité ?
  • Développer son activité en dehors des réseaux sociaux
  • Envoi en nombre avec Sendinblue
  • Boite à outils/ bureautique
  • Ecrire pour le Web
  • Google Analytics
  • Quels dispositifs et aides pour digitaliser mon entreprise ?
  • Facebook et Linkedin débutant, les réseaux sociaux au service de mon activité.

Le programme et les inscriptions aux ateliers sont à retrouver en cliquant ici.

Attention, places limitées !

Pour plus d'informations, contactez nous par mail ou par téléphone au 06 74 51 14 35.

"Les Lundis Numériques" sont soutenus par

Logo financeurs

En téléchargement ci-dessous : le flyer "Les Lundis Numériques" du 2° semestre 2021.

Bandit Manchot, ou la nouvelle vie du cuir recyclé à Graulhet
lundi 20 sept. 2021
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Doucement mais sûrement, l’atelier Bandit Manchot à Graulhet est devenu une valeur (très) sûre auprès des revendeurs de produits cuir. Le concept a été imaginé par trois femmes créatives et passionnées par le cuir, qui n’ont pas attendu la vague "green" pour créer leur marque éco-responsable, favoriser le développement durable et s'inscrire dans l'économie circulaire. Leur force : recycler les plus belles chutes de cuir des grandes marques de luxe. Une belle idée qui a du sens... et de l'avenir !

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Il était une fois trois filles "tombées dans la marmite" du design, de la mode et fortement attachées au département du Tarn et au bassin industriel du graulhétois.

Anne Duquesnoy et Marie-Christine Frison exerçaient toutes deux le métier de styliste en freelance pour de grandes marques internationales de couture. Elles travaillaient très régulièrement avec Marie-Laure Biscond à la tête d’un atelier familial de maroquinerie à Graulhet : l’Atelier Biscond. En 2009, la crise du textile passe par là, Marie-Laure Biscond doit fermer son entreprise et licencier 30 personnes. J’ai été contrainte de tourner la page.

De leur côté, les deux stylistes cherchaient un nouveau positionnement et s’interrogeaient sur les échantillons inutilisés des maisons de couture. Elles imaginent alors une carte postale et un marque-page en cuir et l’envoient à Marie-Laure Biscond. "J’ai tout de suite été séduite, seul hic, à 5 € la carte postale, il fallait en coudre des millions pour pouvoir faire tourner l’entreprise".

La décision a été rapidement prise : "Nous devions faire renaître l’atelier, mais pas comme avant". C’est ainsi qu’est né l’atelier Bandit Manchot. "Le nom fait écho aux machines à sous, ajoute Marie-Christine Frison. Nous voulions créer des porte-monnaie d’où le lien avec le casino".

C’est aujourd’hui le plus gros succès de l’entreprise : "On vend 55.000 siamoises (bourses) par an". L’atelier de Marie-Laure Biscond a repris du service, mais de manière différente. Anne Duquesnoy et Marie-Christine Frison dessinent, Marie-Laure Biscond découpe. "Je ne voulais pas créer une start-up avec des objectifs inatteignables, ajoute-t-elle. Nous avons éliminé de nombreux postes de travail qui existaient dans un atelier traditionnel".  Le trio fait appel à des piqueuses professionnelles qui travaillent à domicile.

Chez Bandit Manchot, c’est la matière qui crée l’objet

MC Frison"Nous fabriquons des objets uniques, si on fait 40 pièces dans cinq coloris, c’est déjà beaucoup, explique Marie- Christine Frison. Notre signe de reconnaissance, c’est la couleur. Nous avons voulu sortir des cuirs noirs trop traditionnels. Nous trouvions cela trop triste".

Les cuirs achetés auprès de grandes maisons de couture française sont des échantillons de cuirs d’exception. Il y a quelques années encore, ils finissaient à la poubelle, faute de leur trouver une utilisation.

"Nous nous adaptons, explique Marie-Laure Biscond. Lorsque nous recevons les cartons envoyés par nos fournisseurs, nous ne savons jamais ce qu’ils contiennent. On travaille à l’envers, c’est le produit qui nous guide".

Un cuir coûte en moyenne 60 € le m², prix de départ chez un tanneur. Bandit Manchot l’achète bien moins cher, mais Marie-Laure Biscond reste toutefois discrète sur le montant. L’atelier récupère aussi des fins de stock des Cuirs du Futur, un tanneur qui fabrique des produits en cuir stretch (cuir extensible), une spécialité de Graulhet.

Des pistes pour se développer

L’atelier Bandit Manchot, qui travaille en B2B, affiche une progression à deux chiffres.

Le chiffre d'affaires de l’entreprise est estimé à 500.000 €. Comme premiers clients, figurent des concept-stores, suivis de boutiques de décoration et de quelques librairies haut de gamme. L’entreprise personnalise aussi des produits pour d’autres marques telles que des hôtels.

"Ça ne représente que 10% du chiffre d’affaires". Même ratio pour l’international dont l’Europe essentiellement. Les entrepreneuses s’attachent notamment à développer ce canal. Elles comptent également beaucoup sur les retombées du Salon Maison et Objet, qui se tient en septembre 2021 et en janvier 2022 à Paris.

Quant aux ventes en ligne, elles ne sont pas significatives : "Comme nous fabriquons des pièces uniques, il faudrait shooter les produits en permanence mais nous manquons de temps", pointe Marie-Laure Biscond.

Fières de relancer tout un écosystème autour du cuir qui a connu son apogée dans les années 1970, les entrepreneuses collaborent avec l’association Graulhet Le Cuir, qui regroupe les entreprises de la plus grande filière d’Occitanie (maroquinier, peaux, fourniture, machine, etc.,) sur la mise en place de formations. "On en parle très peu, mais il y a 650 emplois dans le cuir à Graulhet, entre tanneurs et couturiers", ajoute-t-elle.

À l’heure où la tendance du "Made in France" s’impose, les professionnels organisent les 18 et 19 octobre 2021 des journées portes ouvertes "Graulhet, Le cuir dans la peau", pour permettre aux consommateurs de mieux appréhender cet univers.

 

Source : la Gazette du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessus : Anne Duquesnoy, styliste.

Illustration ci-dessous : Marie-Christine Frison, Marie-Laure Biscond et Anne Duquesnoy, co-fondatrices de l’atelier Bandit Manchot.

Portrait de territoire - Rencontre avec Maxime Valax, Président de Solutech industrie
dimanche 19 sept. 2021
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Maxime Valax a travaillé plus de 10 ans dans le milieu de l’industrie et du secteur spatial, où il a occupé divers postes. Son rêve étant de devenir entrepreneur, il cherchait à avoir assez d’expérience et de souplesse financière pour se lancer. Le dirigeant avait à coeur de revenir dans le Tarn, proche de ses racines. C’est en 2014 qu’il trouve l’entreprise à reprendre, et en 2016 qu’il la rachète.

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Résilience grâce à la diversification

Trois ans après le rachat de la société, il change de nom pour coller à sa nouvelle image.

Historiquement structurée sur le secteur de l’aéronautique, Solutech industries avait l’expertise et le savoir faire sur la plasturgie, mais ne l’exploitait pas. C’est pourquoi son repreneur a voulu placer ses cartes sur la diversifcation des métiers, afin de toucher plusieurs secteurs. Il a renforcé le bureau d’études, fait de la recherche en innovation et propose des services d’ingénierie ou de conseils.

Au départ spécialisé dans la mécanique de précision et la création de moules pour l’injection plastique, Solutech industries est devenu une société de services riches et variés. Grâce à son expertise industrielle sur plusieurs domaines, elle a su se démarquer pendant la crise sanitaire.

Vision humaine à long terme

Maxime Valax nous dit que "dans l’industrie, les cycles sont récurrents et qu’il faut toujours les anticiper pour s’adapter". C’est avec bienveillance qu’il a su s’allier à de nouveaux partenaires qui lui ont fait confiance pendant la crise que nous vivons. "Remettre l’humain au centre de tout" semble être le leitmotiv du dirigeant.

HandlessCe condensé d’approche humaine dans l’entreprise s’est retrouvé dans le projet "Handless".

Développé au début de la crise sanitaire, cette pièce qui permet d’ouvrir une porte avec son coude ou l’avant bras, fut un révélateur pour l’entreprise et pour les clients qui ont pu se rendre compte de la capacité à innover, à créer et gérer des projets de grande ampleur.

Les employés de Solutech industries, au nombre de 17 aujourd’hui, ont pu se sentir valorisés et porteurs d’espoir dans une période floue.

Soutenu par France relance

Cette résilience a su être récompensée, puisque la société est lauréate de France Relance. Maxime Valax se dit porteur d’une entreprise "innovante en terme de gestion humaine et par sa capacité à se diversifer".

Son approche long termiste lui permet aujourd’hui de sécuriser les emplois de ses salariés en CDI, tout en offrant une souplesse mutuelle quant à la charge de travail, en cette période de crise. Grâce à France Relance, Solutech industries espère investir dans le foncier, afin de créer de nouveaux bureaux pour de futures emblauches.

L’aide publique moblilisée va permettre de moderniser l’outil de production et d’adresser de nouveaux marchés (pénétration du marché spécifque à la Défense par exemple, qui demande beaucoup de ressources). 

Les donneurs d’ordre historiques sont rassurés, Maxime Valax et son équipe devraient encore avoir de beaux jours devant eux.

Portrait de territoire - Amarenco : l’ambition du photovoltaïque
samedi 18 sept. 2021
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Fort d’une levée de fonds de 150 millions d’euros, le producteur en énergie photovoltaïque accélère son développement à l’international, depuis Lagrave dans le Tarn, et plus précisément depuis le Château de Touny-Les-Roses. Un écrin pour la start-up de l'énergie renouvelable.

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Les bonnes nouvelles se suivent et se ressemblent pour Amarenco. Après une première levée de fonds de 15 millions d’euros réalisée en plein confinement auprès d’Idia Capital Investissement, le groupe franco-irlandais a accueilli en novembre 2020 Tikehau Capital comme actionnaire à travers un nouvel apport de 150 millions d’euros, ce qui lui offre une réelle stabilité et lui permet de se développer à l’international.

Une solide expertise dans le photovoltaïque

Installé dans le château de Touny-Les-Roses à Lagrave, la filiale française voit donc l’avenir en rose. Du moins, en jaune soleil : alors que l’année 2020 a été difficile pour nombre d’industries, Amarenco a réussi à signer une croissance à deux chiffres.

"Producteur indépendant d’énergie photovoltaïque, Amarenco est un partenaire de proximité qui s’engage auprès des collectivités et entreprises - industrielles ou tertiaires - à financer leurs projets d’infrastructures ou de rénovation contre la possibilité d’exploiter les panneaux photovoltaïques installés en toiture" explique Jean-Michel Villiot, directeur général délégué de l’entreprise.

Amarenco ferme solaire"Amarenco apporte de nombreuses solutions : elle peut financer la construction de serres agricoles, d’ombrières photovoltaïques sur des parkings, assurer la couverture de préaux, de bâtiments sportifs, de marchés couverts, valoriser les friches industrielles grâce aux centrales au sol ou aider les entreprises à répondre aux obligations de la Loi Énergie-Climat sur les bâtiments neufs".

Aujourd’hui, Amarenco compte 150 collaborateurs, dont la moitié travaille à Lagrave.

Une belle progression pour la société issue du mariage en 2010 de Méthode Carré, un bureau d’études spécialisé, avec un groupe d’investisseurs franco-irlandais.

"La rencontre s’est faite autour de la volonté commune de développer des projets photovoltaïques pour le compte de tiers, du simple agriculteur jusqu’à l’opérateur énergétique de taille nationale, et porteuse de sens et de valeur environnementale".

Vivre à Lagrave et conquérir le monde

Pour Amarenco, le soleil ne se couche jamais. Le groupe est présent en Europe (Irlande, France, Espagne, Portugal, Autriche), mais aussi à Oman, en Jordanie, en Égypte ou encore au Maroc, ainsi qu’en Asie (Singapour, Vietnam, Japon, Thaïlande, Malaisie et Taïwan).

Et le site de Lagrave n’en finit pas d’attirer de nouveaux collaborateurs : "Ils apprécient la qualité de vie qu’ils ont ici, dans le Tarn, et les valeurs que l’entreprise véhicule en favorisant la production d’énergie verte locale. C’est pour nous l’assurance de les garder longtemps !", conclut Jean-Michel Villiot, dans un sourire.

Portrait de territoire - Ma Petite Mercerie : 100% digital, 100% Gaillac
mercredi 15 sept. 2021
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Créée en 2009, MaPetiteMercerie.com propose un vaste choix d’étoffes, de rubans ou encore de boutons à une communauté de 500.000 clients. Le numéro 1 français de la vente de tissus sur Internet poursuit son développement, avec en ligne de mire les pays francophones.

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A moins de 5 kilomètres du centre de Gaillac, au coeur du parc d'activités régional du Mas de Rest, les locaux de Ma Petite Mercerie arborent une façade sobre. Mais au coeur des 2.600 m² d’entrepôt, une quarantaine de salariés s’affaire à trier tissus en coton, soie ou mousseline, boutons, fils et des dizaines d’articles de passementerie avant leur expédition.

Le numéro un français de la vente de tissus en ligne

Ma petite mercerie"Nous proposons un choix de plus de 80.000 produits sélectionnés pour leur qualité, leur originalité et le respect de l'environnement, détaille Christel Anglade-Moncéré, fondatrice et dirigeante de la société. Nous veillons à privilégier le Made in France et faire découvrir des créateurs".

Ma Petite Mercerie est devenu en une décennie le plus gros vendeur en ligne français de tissus et l’un des détaillants les plus importants d’articles de mercerie.

"J'ai créé l’entreprise dans ma cuisine , se souvient cette fille d'entrepreneurs. Après des études dans la mode et plusieurs années dans le secteur du textile, je voulais tenter une nouvelle aventure".

Plus de 500.000 clients en France et en Europe

Aujourd’hui, plus d’un millier de colis partent chaque jour pour honorer les commandes d’une communauté fidèle de 500.000 clients en France et dans les pays limitrophes. Alors que les boutiques de mercerie fermaient une à une dans les centre-villes, l’entreprise a su inventer un nouveau modèle de distribution, dont le succès ne s’est pas démenti lors des périodes de confinement sanitaire.

"Si notre activité est 100% en ligne, notre vie est bien ancrée sur le territoire de Gaillac. L’écosystème local est une chance pour nous, et les profils riches et singuliers des gens que nous employons contribuent au dynamisme de Ma Petite Mercerie", conclut Christel Anglade-Moncéré.

Cet attachement au territoire prendra bientôt une nouvelle dimension avec l’ouverture dans ses locaux de cours de couture à destination des habitants. Objectif : rendre la couture accessible à un public désireux d'apprendre, mais parfois hésitant.

Terres Inclusives, un projet partenarial pour pallier le manque de main d’œuvre dans le vignoble gaillacois
mardi 14 sept. 2021
Accompagnement des entreprises

Terres Inclusives est un projet partenarial lié à l'insertion par l'activité économique, basé sur le constat du manque de main d'oeuvre dans le secteur viticole. Axé sur les ressources humaines et l'insertion, il propose une offre de services globale aux viticulteurs du gaillacois, partant d’un chantier d’insertion pour conduire à un emploi pérenne. Ce projet est piloté par trois structures locales : l'Acthar, l'AgaPei et le foyer Léo Lagrange de Graulhet. Il est soutenu et accompagné par les services de l’Etat et l’Agglo Gaillac-Graulhet. Un projet ancré sur son territoire et ses réalités.

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Terres Inclusives part d’un constat : le besoin récurrent de main d’œuvre dans la filière viticole locale.

"On estime à 50% le nombre d’hectares concernés par le sujet, à raison de 100 heures de travail par hectare et par an" évaluent Alain Fonvieille (le Président de la Cave de Labastide de Lévis), Jean-Luc Constans (Président de Vinovalie) et Louis de Faramond (Président de l'Appellation Gaillac). Cela représenterait un gisement potentiel de 250 emplois.

La raison d'être de Terres Inclusives est de tisser un lien entre le développement du territoire, sa réalité, ses acteurs économiques et les publics en recherche d’emploi. Les parcours mis en place lors d'une expérimentation conduite sur plus de 6 mois prévoient un programme de formation et de qualification validé par un titre professionnel.

L’expérimentation a été conduite lors du premier semestre 2021, avec uen équipe de six personnes en insertion. L’équipe a réalisé divers travaux d’entretien de la vigne (taille, tirage de bois, arrachage-liage, relevage, épamprage…) auprès d’une quinzaine de viticulteurs du gaillacois sur près de 100 hectares. Sur les six, cinq souhaitent poursuivre leur parcours au sein de "Terres Inclusives", visant une qualification et un emploi pérenne.

Cette première phase correspond aux objectifs fixés par l'Etat à travers la Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités.

Pour Eric Rubatto (Président de l'association Acthar, implantée à Gaillac), "L’enjeu est de mettre en place un système gagnant-gagnant entre la filière viticole et l’économie sociale et solidaire, avec une autre finalité : relocaliser l’emploi".

Frédéric Pallier (Directeur du foyer Léo Lagrange de Graulhet) ajoute : "L’atout, c’est la convergence entre un bassin d’emploi et un bassin de vie. Travailler avec un emploi qualifié sur le territoire où l’on vit, au milieu de ses amis, est un argument fort".

Raymond Papaïx (de l'AgaPei) souligne lui le rôle central de l’ADEFPAT (Association pour le développement par la formation des projets et acteurs du territoire) dans l’accompagnement et l’organisation du dispositif. Pascal Bonnin, qui la représentait, envisageait la possibilité de l’adapter à d’autres filières tarnaises en recherche de main d’œuvre.

Un projet local, ancré sur son territoire et ses réalités, intégrant toutes les parties prenantes, et qui ambitionne de participer du développement du territoire gaillacois.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : les partenaires du projet Terres Inclusives se sont retrouvés pour une première évaluation de l'expérimentation mise en place. L’enjeu est une relocalisation de l’emploi et une réponse aux besoins de la filière viticole gaillacoise. De gauche à droite : Frédéric Pallier (Léo Lagrange), Pascal Bonnin (Adefpat), Raymond Papaix (AgaPei), Jean-Luc Constans (Vinovalie), Eric Rubatto (Acthar), Alain Fonvieille (Cave de Labastide) et Louis de Faramond (Appellation Gaillac).

Julie Dupas remplace Nathalie Maleterre au Pré Vert en tant que coordinatrice de l'emblématique tiers lieu du Rabastinois
mardi 14 sept. 2021
Information

Passage de relais au Pré vert, l'emblématique tiers lieu du Rabastinois, où Julie Dupas succède à Nathalie Malaterre comme coordinatrice. Pour poursuivre les développements et l'ancrage de ce lieu de centralité polymorphe. Bonne route Nathalie, bienvenue Julie !

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Le Pré vert est un espace de travail collaboratif, situé en plein centre-ville de Rabastens. 

Il héberge une trentaine d’activités, des ateliers, un espace coworking et accueille par ailleurs des animations les plus diverses et nombre d’événements organisés par l’association "La locale", un  collectif de bénévoles professionnels et d’artistes engagés qui porte ce projet de tiers-lieu.

Depuis sa création en 2017, le Pré vert aura été l’affaire de Nathalie Malaterre. Cette femme infatigable, qui a aujourd'hui souhaité prendre du recul, aura déployé une énergie et une détermination hors du commun pour installer durablement ce projet dans le paysage rabastinois et son centre ville, jusqu’à faire du tiers lieu du Pré vert l’un des plus populaires d’Occitanie, avec plus de 2.000 visiteurs par an.

La renommée de cet espace de travail partagé en plein essor dépasse aujourd'hui les frontières du Tarn et de Toulouse pour être connu "dans les campagnes de l’Aude, de l’Ariège ou du Lot", pour reprendre les mots de Nathalie, qui confie qu’à chaque entretien, on l’interroge sur le recette du succès du tiers lieu du Rabastinois.

Cette femme engagée évoque l’énergie citoyenne de ce territoire, qui a été déterminante pour préserver l’indépendance du projet. Elle insiste : "En tant que lieu hybride et d’expérimentation, le Pré vert doit se renouveler en permanence. Julie Dupas, la nouvelle coordinatrice, forte de son expertise en matière culturelle, associative et dans l’accompagnement de projets de coopération culturelle ou artistique, va s’attacher à faire évoluer le tiers-lieu avec le soutien des résidents motivés pour pérenniser le projet".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Natalie Malaterre (à gauche) cède la coordination du Pré vert à Julie Dupas.

Portrait de territoire - Zoom sur Usitech, entreprise innovante implantée à Brens
lundi 13 sept. 2021
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Ancien usineur sur machine-outil puis directeur technique à Gaillac, Didier Blanc s'associe en 2000 à Christophe Caussé pour créer Usitech. En 2009, la société s’installe à Brens. Elle se concentre d'abord sur la conception à travers son bureau d’étude, puis étend ses missions sur la fablrication et la réalisation des produits imaginés et conçus. La société offre ainsi des outillages destinés aux artisans, mais aussi aux entreprises européennes de grande taille.

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Diversification d'un métier

Didier Blanc explique qu’Usitech fait partie d’une holding, regroupant la société Occion (spécialisée dans la conception d’électronique pure et dans le secteur des IOT, objets connectés pour l’industrie) et la société Naxe (spécialisée sur une machine 3 en 1 de prototypage, impression 3D et usinage laser, pouvant être utilisée tant dans l’éducation nationale que dans un Fablab).

Du bureau d’études à la plateforme logistique, en passant par l’atelier de fabrication, l’entreprise peut compter sur le savoir faire et les compétences de sa vingtaine de salariés.

Lancement dans la robotique

Usitech s’est tout récemment lancée dans la roblotique, en partenariat avec Wyca Roblotics. Ils ont développé un robot qui se déplace tout seul dans un environnement défni, en collabloration avec les humains. L’idée n’est pas de remplacer l’homme mais de réduire le temps passé sur les tâches les moins valorisantes.

Ce projet de développement robotique permet par exemple, dans le cadre d’une boutique, d’optimiser le temps de remise en rayon d’un produit et donc les stocks. Le client laisse le vêtement dans une caisse à reconnaissance automatique. Le robot identife le vêtement grâce aux étiquettes et ramène le produit dans le rayon correspondant. Ce type de machine permettrait également de dissuader les voleurs avec un système de caméra embarquée dans les grands magasins ou encore d’améliorer l’expérience client dans certains musées. Décathlon par exemple a retenu cette solution pour des applications en développement dans leurs magasins.

Tarnais à plus de 80%

Usitech bâtimentUsitech évolue dans un marché très concurrentiel, mais le côté "local" de l’entreprise lui permet de faire la différence.

En dehors de la très haute technologie non fabriquée en France, Didier Blanc certifie que plus de 80% des ressources utilisées pour construire ses machines dépassent rarement les frontières tarnaises.

Démarche environnementale

Les deux associés souhaitent aujourd’hui mettre en place une démarche environnementale, pour tenir compte des évolutions futures. Une nouvelle recrue doit à ce titre rejoindre l’entreprise afin de se concentrer sur une politique RSE.

Didier Blanc explique en effet qu’il est très sensiblle à cette approche de développement durable, tant dans la conception de ses produits que dans la minimisation des déchets que l’entreprise pourrait produire.

Portrait de territoire - Infaco : les sécateurs électriques à la conquête des vignes du monde entier
dimanche 12 sept. 2021
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Leader mondial sur le créneau des outils de coupe électriques autonome, Infaco a construit son succès à partir d’une invention concoctée dans le sous-sol d’une station-service, à l'image des starts up internationales du numérique des années 2000. Infaco ou la réussite fulgurante d'une entreprise fortement ancrée sur son territoire.

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Au début des années 1980, le sous-sol de la petite station-service de Cahuzac-sur-Vère résonne de bruits de métal et de découpe. Son propriétaire, Daniel Delmas, peaufine sa première invention : des piquets fait de tube de métal ronds, avec un système d’attache à ressort innovant, pour le palissage des vignes. Le succès auprès des viticulteurs est immédiat.

Un sécateur électrique pour soulager le travail des vignerons

En 1984, cet autodidacte complet va avoir une autre idée : élaborer un sécateur électrique qui soulagerait le travail de coupe dans les vignes – un viticulteur peut effectuer 10.000 coupes par jour, pendant quatre mois de l’année !

L’Electrocoup est né et avec lui la société Infaco. L’invention reçoit la palme d’or de la meilleure innovation au salon international des
équipements et savoir-faire pour les productions vigne-vin (SITEVI) en 1985. Daniel Delmas en vendra 500 exemplaires durant les trois jours du salon.

Depuis, Infaco fait du chemin. "En 35 ans, nous avons conçu, fabriqué et vendu plus de 350.000 sécateurs, détaille Davy Delmas, fils du fondateur, à la tête de la société depuis 2015. Nous sommes présents dans plus de quarante-cinq pays à travers le monde et 120 salariés continuent de concevoir et développer des produits avec autant de passion qu’au premier jour."

Innovation, qualité et origine France garantie

Infaco bâtimentLa troisième génération de Delmas est impliquée dans le développement de l’entreprise : "ma fille et mon gendre sont partis trois ans aux États-Unis pour développer la distribution de nos produits sur le continent américain", sourit Davy Delmas.

Si le sécateur électrique reste l’article le plus vendu, Infaco a continué d’innover avec le lancement d’une attacheuse pour la vigne, d’une élagueuse taille-haie ou encore d’un vibreur à olives.

"Ce qui fait notre force, c’est bien sûr la qualité de nos produits, souligne Davy Delmas. Nous avons aussi souhaité développer un service après-vente performant, qui fait vraiment la différence. Et nous veillons à nous approvisionner en France le plus possible : les lames viennent de Thiers (Puy-de-Dôme), le plastique d’Oyonnax (Ain), les cartes électroniques de Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn), tandis que l’usinage est fait à Gaillac."

Un choix du local qui a permis à Infaco de décrocher le label Origine France Garantie.

Portrait de territoire - Étienne Gay de Briques Technic Concept
jeudi 2 sept. 2021
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

De dessinateur industriel dans l’aéronautique à responsable logistique d’achat dans le Lot, rien ne prédestinait Étienne Gay à devenir briquetier. Et pourtant, depuis Graulhet, il pourrait aujourd'hui marquer de son empreinte - décarbonée - le secteur de la construction durable !

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Un véritable coup de foudre

Intéressé par les matériaux durables et la technologie, Étienne Gay finit par suivre une formation à Metallica, où il découvre l’architecture et l’utilisation de la terre crue. Un véritable coup de foudre !

Il se lance seul en 2012, créé Briques Technic Concept et recrute ses premiers employés en 2019. Sa société compte aujourd’hui 10 personnes.

Son activité se concentre autour de trois axes : (1) la production de brique en terre crue compressée, (2) le partage de son expertise matériau, (3) l'innovation autour de son propre outil de production : la machine Flexiterre qui doit être opérationnelle d'ici peu.

Décarboniser la construction

Le secteur d'activité du bâtiment est le plus polluant, avec 30 millions de tonnes de déchets produits par an.

Pour Étienne Gay, la terre crue est un produit d’avenir qui rentre complètement dans nos problématiques environnementales actuelles. Répondant aux enjeux d’économie circulaire, ce matériau de construction écologique est d’autant plus durable, sain et accessible à tous. L’utilisation de la terre crue offre un faible impact environnemental. "Avec 80.000 tonnes de déblais par an, on trouve de la terre crue à profusion" confie le Président de Briques Technic Concept.

Peu énergique, mais aussi adaptée aux nouvelles normes énergétiques, la brique en terre crue compressée étant un isolant sonore et thermique performant.

Mieux cadrer pour démocratiser son usage

Afn de démocratiser au maximum l'utilisation de la brique en terre crue compressée, Briques Technic Concept sur le 1er Avis Technique terre crue de l’histoire de la construction !

Avec l’aide de l’ADEME et la Région Occitanie, et grâce au soutien de maîtres d’ouvrage qui souhaitent utiliser leurs matériaux dans des projets Nowatt, les normes expérimentales et constructives prennent vie.

Briques Technic Concept travaille déjà au delà des frontières hexagonales, et son fondateur souhaite construire un site de démonstration pour montrer l’exemple.

Derrière une volonté éthique et un souhait de protection de l’environnement, Étienne Gay (illustration ci-dessous) relève le défi de l’innovation, en alliant matériau ancestral et technologie, pour un futur moins impactant en carbone.