Actualités

Rabastinois. La fête de l'économie locale rassemble
vendredi 24 nov. 2017
Evènement

Rabastens, 5.394 habitants et Couffouleux, 2.668 habitants, ne sont séparées que par le Tarn et reliés par le pont qui l'enjambe. Les deux communes ne sont pas parvenues à unir leur destinée en fusionnan, mais les habitants forment néanmoins une communauté territoriale fréquentant les mêmes lieux de services, de loisirs ou de consommations. C'est ce territoire qui accueille les 24 et 25 novembre 2017 la première Fête de l'Economie Locale (FEL).

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Une initiative lancée par le collectif "Rabastens en transition".

Cette fête, explique les membres de l'association, "vise à rassembler les acteurs de l'économie des deux communes ; témoigner de la richesse et de la diversité des compétences des entrepreneurs et des habitants de ce territoire".

Monnaie locale

Dans une visée plus politique au sens noble du terme, il s'agit aussi "d'éduquer à l'économie réelle", celle qui reste sur le territoire, de "sensibiliser à la transition économique, sociale et environnementale".

Une soixantaine d'entreprises ont accepté de participer. Elles émanent de tous les secteurs d'activité et sont de toutes les tailles.

Portraits acteurs écoProche de Toulouse, le Rabastinois a séduit de nombreuses familles dont les activités tournent autour des univers artistiques ou des nouvelles technologies. Ces néoruraux apportent leur dynamisme, mais doivent aussi cohabiter avec un tissu rural plus traditionnel et vieillissant. C'est tout l'intérêt de cette manifestation, comme le souligne Olivier Damez, le maire de Couffouleux, qui soutient la Fête  de l'Economie Locale" : "Je ne peux qu'être favorable à tout ce qui peut permettre aux habitants, aux entrepreneurs issus d'horizons divers de se rencontrer, de mieux se connaître. C'est à l'image d'un territoire qui bouge avec une vie associative importante".

L'élu est en revanche plus sceptique sur l'expérimentation de la Rave. Une monnaie locale et complémentaire qui sera testée avec l'aide de 40 entreprises qui vont jouer le jeu des échanges au moyen de cette monnaie. Des entreprises qui ont accepté d'ouvrir leurs portes durant ces deux jours. Des animations, des débats, des conférences rythmeront ces journées en plusieurs points des deux villes et notamment à la halle de Rabastens.

Des étudiants de l'université de Champollion à Albi ont aussi audité le territoire du Rabastinois. Ils livreront le fruit de leur travail lors d'une restitution le samedi 25 novembre au Cinq, quai des Escoussières (de 9h à 16h). Une initiative intéressante si les habitants se l'approprient.

A noter que dans le cadre de cette première Fête de l'Economie Locale, des portraits visuels et audio d'acteurs économiques du territoire (indépendants, commerçants, artisans, entreprises...) ont été réalisés.

Les portraits visuels sont "accrochés" à différents endroits à Couffouleux et Rabastens, notamment sur les Lices à Rabastens.

Les 37 portraits audio réalisés sont disponibles sur le soundcloud de Radio Octopus, partenaire de la manifestation. Ils sont accessibles en écoute en cliquant ici.

 

En téléchargement ci-dessous : la présentation (dossier de presse) de la Fête de l'Economie Locale.

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessus : vue de quelques portraits d'acteurs économiques du Rabastinois, accrochés en gare de Couffouleux.

Illustration ci-dessous : le collectif "Rabastens en transition", avec le soutien de Couffouleux (ici le Maire Olivier Damez) et Rabastens, organise la Fête de l'Economie Locale.

La Fête de l'Economie Locale à Rabastens - Couffouleux les 24 et 25 novembre 2017
vendredi 24 nov. 2017
Attractivité du territoire

Le collectif Rabastinois en transition organise, les 24 et 25 novembre 2017, la Fête de l'Economie Locale à Rabastens et Couffouleux. Une multitude d'événements et de rendez vous pour ancrer l'économie sur le territoire, avec tous ses acteurs. Une initiative et une manifestation à suivre... et à saluer.

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Une Fête de l’Economie Locale, pourquoi ?

L’événement est inédit en Occitanie. Dans son format et dans son organisation. La Fête de l’Economie Locale a été imaginée par des citoyens, lors d’une réunion où il était question du lancement ou non d'une monnaie locale complémentaire et citoyenne (MLCC) sur le Rabastinois. Le groupe a opté pour un test, histoire de jauger l’acceptation par l’ensemble des habitants d’un tel projet.

Et comme il ne peut y avoir de monnaie locale efficace sans adhésion de tous les acteurs de l’économie du territoire, le groupe a réfléchi à une opération de communication exceptionnelle.

A ainsi émergé l’idée de la Fête de l’Economie Locale (FEL), qui mobiliserait les entrepreneurs comme les collectivités et les habitants. Qui les relieraient tous dans un vaste rendez-vous pédagogique et festif.

Depuis mai 2017, le comité d’organisation s’active pour la réalisation d’un challenge unique en son genre. Il est en passe d'être relevé. 60 entreprises, tous statuts confondus, sont inscrites pour participer à la FEL, dont l’essentiel des manifestations se tiendront les 24 et 25 novembre 2017.

32 bénévoles sont aux préparatifs : réalisation de portraits sonores, de portraits photo, mise en place de Journées Portes Ouvertes en entreprises, organisation d’ateliers d’éducation populaire, de goûters en circuit-court etc.

La FEL vise aujourd’hui à rassembler les acteurs de l’économie des communes de Rabastens et Couffouleux. Si elle ambitionne de tester sa possible monnaie locale, elle va surtout permettre de témoigner de la richesse et de la diversité des compétences des entrepreneurs et des habitants de ces territoires. De leur capacité à se rassembler. D’éduquer à l’économie réelle et de sensibiliser à la transition économique, sociale et environnementale. Car pour accepter un nouveau modèle d’échange, pour s’en emparer, il fallait se compter, se connaître et se faire connaître, se connecter les uns aux autres et partager. De quoi au final se réapproprier les savoirs, les services, la production et la richesse de tout le territoire.

La FEL est portée par le collectif Rabastinois en transition, fort de 79 adhérents.

Parmi les entrepreneurs participants à la Fête de l'Economie Locale, 35 seront partenaires du test de la monnaie locale au cours de ces deux journées, 16 ouvriront, aux collégiens en particulier et à tous les habitants en général, les portes de leur entreprise, 38 s’exposeront en photo et 39 décriront leur activité dans la pastille sonore Les Ecolocaux de Radio Octopus.

Petit-déjeuner des entrepreneurs, pitch de Gabriel Colletis, professeur d’économie à l’Université Toulouse-Capitole 1, échange avec des étudiants en master 2 de l’université Champollion d’Albi qui viennent auditer le territoire, goûter en circuit-court dans les établissements scolaires, conférence gesticulée "Economie mon Amour" par Adrien Chaudot, documentaire "La double face de la monnaie" diffusé à la Halle, débats et bal populaire complètent le programme.

Le Programme

* Du lundi au vendredi, saison 2017 - 2018. Sur Radio Octopus, à 12h20 et 19h20 dans la capsule de 3 minutes Les Ecolocaux, les portraits sonores de ceux qui font l’économie réelle de Rabastens et Couffouleux. Un programme réalisé par des bénévoles et par les écoliers de Rabastens pour découvrir, des métiers et des activités.

* Jusqu'au 16 janvier 2018, 41 "Acteurs de l’économie locale" sont exposés dans Rabastens et Couffouleux. Des portraits polaroïd tirés sur bâches, réalisés par les artistes photographes (bénévoles) Corentine Ch., Sylvie Fontayne et Patina.

* 24 novembre 2017

  • 7h30 - Petit-déjeuner des entrepreneurs locaux.
  • 8h - Pitch de Gabriel Colletis : Qu’est-ce que l’économie ?
  • 9h - Lancement du test de la monnaie locale, la RAVE. Comptoir de change à La Halle de Rabastens. 35 commerces partenaires.
  • 9h30 - Lancement des Journées Portes Ouvertes (dans 16 entreprises du territoire et 2 espaces de coworking). Visite de CNK Design, Guy Dengasc et fils, Le Banc Sonore, L’Officine, et Le Verger de Foncoussières par les élus.
  • 11h30 - Echanges radiodiffusés sur Radio Octopus entre les étudiants du Master 2 GSE-VRT de l’Université Champollion d’Albi et Gabriel Colletis.
  • 16h30 - Goûter circuit-court dans les écoles.
  • 20h - Conférence gesticulée "Economie mon amour" par Adrien Chaudot, Scop Le Contrepied.
  • 21h30 - Débat avec Gabriel Colletis.

* 25 novembre 2017

  • 7h-13h - Marché de Rabastens : déambulation artistique de la Cie Le Tourbillon.
  • 9h-16h - Marché de créateurs locaux à la Halle de Rabastens.
  • 9h-16h - Ateliers d’éducation populaire : MLCC (monnaie locale complémentaire et citoyenne), réduction des déchets, énergies alternatives, confection de sacs à vrac, consommation de saison et locale, carte personnalisée du territoire à la galerie Le Cinq, salle 1 de la mairie, à l’atelier d’architectes, chez Pas Sage, au Verger de Foncoussières, aux Délices de l’Histoire, au Banc sonore.
  • 15h - Atelier "Le photovoltaïque : Y croire, enfin ?" par Nicolas Lenoël, Atelier des architectes.
  • 16h - Goûter table-ronde : "Monnaie Locale Complémentaire et citoyenne : quels enjeux pour un territoire ?", avec les représentants de la Rave du Rabastinois, du Sol Violette de Toulouse et du Cep de Cordes.
  • 18h30 - Documentaire "La Double face de la monnaie" de Jérôme Polidor et Vincent Gaillard au cinéma La Halle.
  • 20h - Concert à danser avec le groupe Bowling Cat et snack maison.

* 16 janvier 2018

  • 19h30 - Décrochage de l’exposition "Acteurs de l’Economie Locale" et restitution de l’audit "Potentiel d’innovation du territoire" par les étudiants du master GSE-VRT de l’université Champollion d’Albi, à La Fourmilière à Couffouleux.

Zoom sur les Rabastinois en transition, le collectif des possibles

Il a suffi d’un film pour que la transition s’installe en Rabastinois. A l’issue de la projection de Demain au cinéma La Halle de Rabastens, les spectateurs débattent puis échangent leurs coordonnées. Ils conviennent de se retrouver au Banc Sonore, le café culturel et solidaire de Rabastens.

Début 2016 était ainsi créé le collectif citoyen Rabastinois en transition. L’association, basée à Couffouleux, s’inscrit dans un mouvement mondial mais aussi dans une dynamique locale. A Albi, Gaillac ou Montrastruc, des groupes citoyens ont également fondé des collectifs de transition.

L’objectif est partout le même : se mobiliser et avancer des solutions pour anticiper les mutations à venir en termes économiques, sociaux et environnementaux. Pour ce faire, le collectif Rabastinois en transition propose de l’information et des actions pour réduire la pollution, pour relocaliser l’économie, pour intensifier les liens entre habitants, acteurs économiques et politiques.

Le collectif est constitué en 5 pôles d’action : agriculture, économie, éducation, énergie / habitat et démocratie.

Dasn le cadre de ses actions, le collectif a ainsi mis en place 5 bacs d’Incroyables comestibles répartis sur le territoire, fait de la pédagogie autour de l’utilisation de sacs à vrac et de la réduction des déchets, imaginé le test de la monnaie locale et la Fête de l’Economie Locale, porté un projet d’habitat participatif ou organisé des projections débat.

Chaque année, en septembre, il organise la Fête des possibles (ou Journée de la transition).

Les Rabastinois en transition, ce sont 79 adhérents et une centaine de sympathisants inscrits à sa mailing liste.

Librairie @ttitude, la petite librairie qui a tout d’une grande
jeudi 23 nov. 2017
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet

Après Lavaur, Gaillac, Graulhet et Albi depuis cet été 2017, la Librairie @ttitude passe la vitesse supérieure. Depuis le printemps dernier, elle a inauguré un dépôt flambant neuf sur la Zone d'activités des Cadaux à Saint-Sulpice.

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C’est en 2011 à Lavaur que débute la vie de libraire indépendant d’Yves Lagier dans le Tarn.

Une, puis deux puis trois boutiques, il assure leur reprise suite aux départs à la retraite successifs des libraires tarnais. Dans le même temps, celui qui devient le président de la société Attitude ouvre sa boutique en ligne avec son site Internet @ttitude.

Un parcours enrichi aux quatre coins de la planète

De formation géologue (matière qu’il a enseignée dans une école d’ingénieurs en Algérie, dans le cadre de son service national actif), il a ensuite effectué un parcours dans la grande distribution. "Je m’occupais des livres et des disques au siège de Carrefour à Evry", explique t-il. En 1992, il entre à la Fnac en région parisienne comme directeur musique où il reste environ dix-huit ans.

Patron de filiales, il ouvre ensuite des Fnac à Lisbonne, à Benfica, et jusqu’en Chine où il monte une joint-venture avec un groupe chinois, avant d’ouvrir six magasins à Taiwan et plus tard en Belgique.

Lassé de passer son temps dans les avions, le Vauréen a ensuite souhaité revenir près de sa famille dans sa ville natale. C’est donc dans et depuis le Tarn qu’il vend aujourd’hui 50.000 livres à l’année.

Un livre pour tous en click & mortar

"Nos clients sont variés et représentatifs de la population. Positionné comme généraliste, nous avons un livre pour tous. Chacun doit pouvoir trouver son bonheur", précise le dirigeant qui assure les deux facettes de sa société.

De services dans le dépôt de Saint-Sulpice où quatre personnes traitent toute la logistique et l’administration. Et ses librairies opérationnelles tenues par neuf libraires.

"Avec un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros pour 2018, nous sommes arrivés à une taille suffisante pour être considéré comme un libraire de premier niveau. Ce qui est indispensable pour assurer une certaine pérennité. Notre objectif est d’arriver aux 200.000 livres distribués par an dès 2018. Librairie indépendante, nous faisons partie d’un groupe de libraires qui édite quatre catalogues par an", poursuit-il.

Son engagement majeur Click and mortar (1) est de pouvoir fournir le client tout de suite, sous deux ou trois jours.

(1) L'expression click and mortar fait référence à des entreprises qui proposent des processus complémentaires de ventes combinées avec la distribution classique de vente en magasin ou en point de vente physique (offline) et la vente par Internet (online).

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Yves Lagier.

Sortie du Gaillac primeur : un millésime 2017 généreux
mercredi 22 nov. 2017
Information

Le jour de la sortie du Gaillac primeur, quelques semaines après la fin des vendanges dans le vignoble gaillacois, Christophe Ramond et Paul Salvador ont symboliquement visité le laboratoire oenologique départemental à Gaillac.

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Accueillis par Sabine Garda, directrice du laboratoire d’œnologie du Tarn depuis 1993, le président du département et celui de la communauté d’agglo Gaillac | Graulhet sont venus déguster le primeur du vignoble gaillacois le jour même de sa sortie sur le marché.

Dans ces locaux, l’équipe - qui compte aussi deux œnologues - travaille avec tous les vignerons de Gaillac dont elle assure pour une cinquantaine d’entre eux, des contrats de suivi du raisin à la cave. "Nous avons 300 clients particuliers, coopérateurs, négociants et des organismes de gestion des vins en voie de labellisation", explique la directrice qui gère un budget de 300.000 euros.

Accrédité Cofrac, ce laboratoire joue la carte de la proximité pour les viticulteurs, mais également de la valorisation du vin via des stages proposés aux professionnels. L’outillage dernière génération, comme l’automate d’analyses, permet d’analyser soixante échantillons à l’heure d’après sept paramètres, en scannant les vins par infrarouges. L’analyseur séquentiel automatique effectue des mesures enzymatiques et colorimétries. 22.000 échantillons par an passent dans ses éprouvettes.

Un primeur précoce et généreux

Et Sabine Garda de certifier que "le millésime 2017 est précoce, généreux et gras. Très fruité, très floral, très fruits rouges, il a un caractère aromatique très intense. C’est un vin à boire rapidement. Mais cette belle qualité n’équivaut pas cette année à la quantité. Car les gelées ont réduit les récoltes de moins 20 à moins 40%".

Gilles Malric, un des trois techniciens du labo d’expliquer : "Cette année chaude, les primeurs sont très bien dans l’ensemble. La climatologie a donné une hétérogénéité sur la production notamment. Certains orages ont été bénéfiques sur certains vignobles de l’appellation".

Pour Christophe Ramond, président du Département du Tarn : "Ce laboratoire est un levier important pour la filière viticole. Malgré un contexte financier compliqué, le Conseil départemental a la volonté de rester aux côtés de cette filière. L’agriculture, et particulièrement la viticulture de demain, doit s’appuyer sur ces organismes pour davantage de performance. Les caves coopératives relèvent le défi de la modernité, quant aux vignerons indépendants, ils ont su prendre le virage de la R&D : c’est un enjeu fort par rapport à l’évolution des goûts des consommateurs. Le vignoble est un outil de développement du territoire".

Et Paul Salvador de conclure : "Si le labo a fait débat à ses débuts en 1965, il a permis au vin local d’évoluer. Sa diversité lui a permis de prendre sa place à l’export. Aujourd’hui, l’oenotourisme est une réalité économique. Les caves sont au rendez-vous et répondent aux enjeux du tourisme et de la viticulture".

Election du meilleur primeur

Jeudi 16 novembre 2017, jour de sortie du Gaillac primeur, la société Gaillac visit a co-organisé la cinquième élection du Meilleur Gaillac Primeur de l’année, avec les Z’elles gallacoises (association de vigneronnes) et l'association TAG (Tourisme Animations en Gaillacois).

Une centaine de dégustateurs dont 90% de consommateurs ont évalué les qualités de quarante primeurs de Gaillac. En se mettant, le temps d’une soirée, dans le bec d’un œnologue. Et les gagnants sont : les domaines d’Escausses à Sainte-Croix, du Mas d’Aurel à Donnazac et de Sarabelle à Lisle-sur-Tarn (pour les rouges), les domaines Calmet à Lagrave, Gayrel et Mas des Combes à Gaillac (pour les blancs).

 

Source : Touléco Tarn - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Paul Salvador, président de Gaillac | Grauhet Agglomération, et Christophe Ramond, président du Départemental du Tarn, en visite au laboratoire d’œnologie à Gaillac.

L'antenne du Greta s'est installée au centre de Brens
mercredi 22 nov. 2017
Du nouveau sur l'Agglo

Le Greta était installé depuis des décennies dans les locaux du collège Camus, mais les travaux et le besoin d'espace des établissements scolaires gaillacois imposaient un changement de site. Les solutions ne se bousculaient pas.

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Une opportunité s'est présentée au centre de Brens. Elle permettait de rester dans le Gaillacois, où les besoins de formations dont importants.

"Nous voulons proposer un site à proximité des stagiaires, pour mieux servir les entreprises, les particuliers, les demandeurs d'emploi et tous les publics du territoire. Les antennes du Greta sont pratiquement toujours dans un rayon maximum de 20km"l, Rodez), N. Delpeyrat (La Borde-Basse, Castres) et B. Albinet (Lapérouse, Albi), il a présenté les équipes et les formations phares avant de couper le ruban avec Michel Terral, le maire de Brens.

Des locaux fonctionnels

Les locaux sont spacieux et fonctionnels avec une salle informatique facilitant les formations à distance, une autre pouvant accueillir des groupes de 20 personnes, des espaces détente, un parking, un accès aux handicapés…

"Un site qui répond à l'attente de nos financeurs car nous sommes sur un marché de formation concurrentiel. Nous devons donc proposer des services de haute qualité", ajoute Michel Trigosse.

Sandra Gourdin, animatrice de l'antenne, tient une permanence le lundi et, selon les formations, le site peut être ouvert tous les jours et même assurer deux formations en même temps. La liste est longue : accès aux savoirs, remise à niveau, préparations aux concours, langues…

"Nous avons le souci permanent d'innover, de développer de nouvelles actions répondant aux besoins du territoire", souligne Michel Trigosse.

La qualité des locaux, l'agencement des espaces devraient permettre aux stagiaires, accompagnés par les équipes pédagogiques et administratives du Greta, d'y développer leurs compétences.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Michel Trigosse, président du Greta, et Michel Terral, maire de Brens, inaugurent l'antenne installée au cœur du village. Les locaux sont adaptés aux exigences des formations dispensées par le Greta.

Le Tarn veut profiter d’un contexte plutôt porteur
mardi 21 nov. 2017
Information

Une économie diversifiée, des activités spécifiques et une industrie dynamique… Le Tarn dispose de nombreux atouts pour profiter d’un contexte économique plutôt porteur. Les chefs d’entreprise retrouvent la confiance.

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L ’économie tarnaise est sur la bonne pente.

Le baromètre de conjoncture tarnais, réalisé par la Chambre de Commerce et d'Industrie et la Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Tarn auprès d’un échantillon de 1.000 entreprises, fait apparaître des signaux positifs dans de nombreux secteurs d’activités. Pas d’euphorie pour ce département aux multiples facettes, mais pour la majorité des acteurs économiques interrogés en juillet dernier, c’est certain, ça va mieux.

"Satisfaisante, l’activité est en progrès par rapport au premier semestre 2016, indique le baromètre. Les trésoreries semblent se reconstituer lentement mais sûrement. L’emploi,en dépit de variations saisonnières, profite de ce contexte porteur". Et même si les marges restent encore fragiles, même si les carnets de commande ne sont pas encore assez regonflés, la confiance est bien là.

"L’indice de confiance est tiré vers des sommets, notamment dans l’industrie et les services", révèle le baromètre. L’heure est plutôt à l’optimisme pour le Tarn, notamment pour les secteurs porteurs : mécanique, chimie, pharmacie, agro-alimentaire, services aux entreprises, tourisme…

Industrie : un climat de confiance

Dans l’industrie, la demande est particulièrement dynamique pour le travail des métaux et la mécanique de précision. Les portefeuilles de clients s’étoffent et les carnets de commande se situent souvent au-delà de la normale, ce qui offre une visibilité et de bonnes perspectives à court et moyen terme, indiquent les chefs d’entreprises.

Autres indicateurs encourageants, les investissements sont plus forts que prévus et l’emploi connaît un rebond sensible. Plus partagés entre confiance et incertitude, les acteurs du domaine de l’électronique et des automatismes notent des tensions sur les marges et trésoreries, mais les carnets de commandes permettent une forte visibilité et laissent présager une activité en hausse dans les mois à venir.

La chimie (pharmacie, cosmétique, engrais,plastiques) se porte bien, dans un climat de confiance au zénith, note la CCI. Les investissements redémarrent, l’emploi est sur une pente ascendante. Une embellie confirmée par les chiffres de la Banque de France, qui interroge chaque mois des chefs d’entreprises, et par les données des banques commerciales. Selon cette étude, tous les segments de l’industrie (+ 4,2%), mais aussi des services(+ 4,8%) et du BTP (+ 2,8%) sont en croissance par rapport aux prévisions de début d’année.

BTP et commerce : plutôt mieux

Selon les chambres consulaires, le secteur bâtiment et travaux publics, mis à mal ces dernières années, notamment avec la diminution des commandes publiques, voit la demande se redresser avec une visibilité jusqu’à 3 mois. Les marges restent faibles, tout comme les investissements et les recrutements, mais la situation de ce secteur très fragilisé semble se consolider, les entreprises regardent l’avenir avec un peu plus de confiance.

Le secteur pierres et matériaux a repris quelques couleurs début 2017, mais l’activité reste globalement stable, légère progression dans le textile, avec une reprise des investissements restés longtemps au point mort. Situation plus sombre pour la maroquinerie et la mégisserie où le marché reste atone, y compris pour le négoce. En matière de services, le contexte est assez contrasté. A l’image de l’immobilier ou des services aux particuliers qui connaissent une activité plutôt stable. L’optimisme est de mise pour les services aux entreprises (transport, conseil, assistance, ingénierie), les investissements devraient se poursuivre et l’emploi est orienté à la hausse.

C'est le moment d'investir

Du côté du commerce, la grande distribution alimentaire n’est pas en superforme, le tassement de l’activité se poursuit, l’emploi patine.

Le commerce de détail a vu lui sa situation s’améliorer entre 2016 et 2017, les effectifs ont pu être maintenus. Pour l’équipement du foyer et de la personne,le repli s’est confirmé, avec des chiffres d’affaires en baisse sur un an.

"La conjoncture s’améliore globalement, c’est certain, constate Didier Houlès, Vice-président du Conseil départemental du Tarn, et cela se traduit par un taux de chômage ramené à 10% (10,4% en 2016). Le nombre de demandeurs d’emploi diminue chez les moins de 25 ans (- 0,9%), même s’il continue d’augmenter pour les seniors. Le Tarn a beaucoup d’atouts pour profiter de ce regain de croissance, il est temps de régler désormais le problème essentiel, celui du désenclavement routier, pour que le dynamisme de la métropole toulousaine irrigue le département au-delà de l’axe Toulouse-Albi. La liaison autoroutière Toulouse-Castres-Mazamet est plus que jamais indispensable".

Le dynamisme économique constaté au niveau national et de la région Occitanie tire le département du Tarn, résume la Banque de France. C’est le moment de relancer des projets d’investissement pour que ce redressement puisse enfin se traduire par des résultats concrets sur le front du chômage.

Le Tarn en chiffres

* 384.500 habitants

* 134.000 emplois

* Taux de chômage : 10.2%

* 38.600 établissements actifs

  • 54,6% commerce, transports et services divers
  • 15% administration publique, enseignement, santé, action sociale
  • 11% agriculture
  • 10,8% construction
  • 8,6% industrie

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : conjoncture économique.

Formation à destination des entrepreneurs sur la stratégie commerciale des entreprises
mardi 21 nov. 2017
Accompagnement des entreprises

Dans le cadre de sa mission de développement du territoire du Nord Est Toulousain et de la Communauté d’Agglomération Gaillac | Graulhet, le Comité du Bassin d'Emploi du Nord-Est Toulosain (le CBE du NET), partenaire de l'Agglomération, organise une formation sur la stratégie commerciale à destination des entrepreneurs du territoire (porteurs de projet et chefs d'entreprises).

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Présentation

L’objectif de cette formation est d’adapter la stratégie commerciale de l'entreprise en fonction de son produit.

La formation se déroule le mardi 28 Novembre 2017, de 9h30 à 17h, dans les locaux du CBE du NET (69 Allée des écoles - 31660 Bessières) et est animée par Jean-Thomas Rougeron de FR CONSEIL.

Programme

  • Appréhender les mécaniques de construction d'une stratégie commerciale.
  • Savoir parler de soi et de son produit.
  • Comment améliorer ses retombées commerciales.
  • Démystifier la prospection.

Moyens pédagogiques : alternance de phases théoriques et pratiques, exercices d’animations.

Modalités d’inscriptions

Pour participer à cette journée, l'inscription est obligatoire auprès du CBE du NET, par téléphone (05 62 89 07 70) ou par mail (contact@cbedunet.org). Le nombre de places est limité.

Il est conseillé, si possible, de venir avec un ordinateur portable ou une tablette .

La participation est gratuite pour les participants implantés sur une collectivité adhérente, elle se monte à 20€ dans le cas contraire.

 

En téléchargement ci-dessous : l'invitation et le programme de la formation.

La centrale solaire au sol s'installe sur la ZIR du Mas de Rest à Gaillac
jeudi 16 nov. 2017
Du nouveau à Gaillac

Les travaux ont débuté en octobre 2017. Ils devraient se terminer dans quelques semaines pour une connexion au réseau EDF à la mi-décembre 2017. La société Photosol est la dernière arrivée sur la zone d'activité économique du Mas de Rest.

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Ce projet d'implantation a mis 5 ans pour voir le jour. Au terme d'un long marathon procédural (appel d'offres de l'Etat, étude d'impact, enquête publique, instruction du pemis de construire...), la centrale solaire va enfin sortir de terre.

Elle s'étend sur deux parcelles situées aux extrémités de la Zone d'Intérêt Régional du Mas de Rest pour une emprise totale de 18 ha. Les structures métalliques sont en phase de montage. Les panneaux photovoltaïques seront ensuite installés. Le raccordement au réseau doit être impérativement réalisé au mois de décembre 2017. Elle développera alors une capacité de 11 à 12 mégawatts.

Cette installation rapportera à l'Agglomération, propriétaire de la zone, un loyer annuel de 100.000 euros et aux collectivités locales (commune de Gaillac et Gaillac | Graulhet Agglomération) près de 80.000 euros de taxes.

Ce type d'installation est peu porteur d'emploi. Du temps de la Communauté de communes Tarn & Dadou, ce projet avait suscité des oppositions. Comme dans le monde agricole où ce type d'équipement placé sur d'anciennes terres cultivables n'est pas bien vu.

Mais face aux difficultés à remplir le Mas de Rest et l'intérêt financier, le projet est passé.

Serres bioclimatiques

Une autre société est en phase d'installation, mais sur ce que Patrice Gausserand, le Vice président de l'Agglomération en charge de l'économie appelle "la zone verte".

Le chantier de l'entreprise Vitaveg a débuté en juin 2017. Il se trouve non pas sur la zone d'activités mais de l'autre côté du chemin Toulze. L'investisseur est connu dans la région puisqu'il s'agit d'Hubert Mauillon, le propriétaire du Leclerc.

Vitaveg construit une serre bioclimatique pour la culture maraîchère à destination de l'enseigne.

Elle a acquis 1 ha de terres agricoles pour un peu moins de 10.000 euros. Si le projet, pour l'instant expérimental, fonctionne, Vitaveg se portera acquéreur de 4 à 5 ha supplémentaires d'ici deux ans pour un peu plus de 55.000 euros.

Cette implantation a également suscité des interrogations dans le milieu agricole lors de son arrivée. Le préfet a aussi demandé quelques explications. Mais toutes les réticences sont désormais levées.

 

Source : la dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : la ferme photovoltaïque va s'étendre sur deux parcelles de 9 ha.      

Le cuir s'est dévoilé à Graulhet
mercredi 15 nov. 2017
Evènement

Graulhet a le cuir dans la peau, et ce depuis des décennies, toujours entre tradition et modernité. La filière a montré le renouveau de cette activité, par l'entrée du tourisme industriel, en ouvrant grand ses portes au public les 25 et 26 octobre 2017 au cours de l'opération "Le cuir dans la peau".

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L'opération "Le cuir dans la peau"

"Graulhet, ce n'est pas que le passé un peu triste d'une industrie qui s'est arrêtée, mais bien une ville à la tête de l'innovation avec un savoir-faire qui intéresse la haute couture". Pour Paul Salvador, le président de la Communauté d'agglomération Gaillac | Graulhet, mais aussi à la tête du Comité départemental du tourisme, ce savoir-faire, il faut le mettre en avant.

Cuir peau 1Et le tourisme industriel peut être une bonne façon d'y parvenir. D'où le partenariat élaboré avec l'association des visites d'entreprises. C'est bien le regard résolument tourné vers l'avenir que la filière cuir a organisé, les 25 et 26 octobre 2017, deux journées portes ouvertes dans le cadre du programme "Le cuir dans la peau". Avec dans l'idée de proposer une image positive de cette industrie du cuir.

Autour de l'association "Cuir de Graulhet", la filière affiche la volonté de jouer collectif. 14 entreprises ont accepté d'ouvrir leurs portes pour proposer des visites guidées sur réservation. Huit d'entre elles possèdent des boutiques où il est possible de découvrir toutes les gammes de produits. Enfin, la Maison des Métiers du Cuir de Graulhet accueille des ateliers pour manipuler la matière.

"La philosophie de ces journées est de montrer au public la filière cuir de Grauhet dans sa globalité", indique Claude Fita, le maire de la ville.

Toutes les étapes du travail du cuir avec les produits chimiques, la mégisserie, la maroquinerie et toutes les techniques existantes. Des techniques qui font la renommée de Graulhet et attire les nouveaux créateurs comme les grandes marques de luxe telles que Chanel, Dior ou encore Givenchy.

Mais c'est aussi l'occasion de découvrir des marques, des créateurs locaux et toutes les activités autour de cette fabrication. Si l'intérêt de la haute couture pour le cuir de Graulhet est une belle vitrine pour la ville à l'extérieur des frontières du département et dans le monde entier, c'est aussi l'image de la ville vis-à-vis des tarnais qu'il faut redorer.

C'est en tout cas le discours de ces nouveaux chefs d'entreprise qui ont repris les rênes d'une entreprise familiale ou qui sont venus récemment s'installer dans la région.

C'est le cas pour les deux associés de la société BFM, spécialiste de l'outil et des machines pour la maroquinerie. Ou de Sophie, nouvelle arrivée, qui est créatrice et dont les produits sont tous fabriqués à partir du cuir de Graulhet. On peut même trouver de nouveaux créateurs jusqu'à Gaillac avec Cuir Forever. Sans oublier les anciens comme Rose Marie (voir ci-dessous), qui est la dernière à présenter dans sa boutique une confection de vêtements de cuir sur la commune. Avec les entreprises Fourès ou Philippe Serres, tout le savoir-faire de la maroquinerie graulhétoise s'exprime.

Retour sur l'opération

 Cuir peau 2L'essai a été transformé pour la première édition de "Le cuir dans la peau", organisé par l'office de tourisme Bastides et Vignoble du Gaillac. Il s'agissait de rappeler et de prouver le dynamisme de la filière à travers une opération de "tourisme industriel". Si la filière du cuir fait partie du patrimoine de la ville, elle est aussi belle et bien vivante.

L'opération qui permettait au grand public de visiter usines et ateliers a affiché complet avec 800 visites au compteur. "On a pu voir la fierté des salariés qui ont vu à cette occasion leur travail et leur savoir-faire reconnu", témoigne Sabine Brosse, directrice de l'office du tourisme Bastides et Vignoble du Gaillac. Les visites guidées ont permis à celles et ceux qui avaient réservé leurs places de visiter quatorze entreprises graulhétoises qui avaient accepté d'ouvrir leurs portes. Huit d'entre elles possèdent des boutiques où il était possible de découvrir toutes les gammes de produits.

Il en était de même à la Maison des métiers du cuir (MMC), où des artisans proposaient des démonstrations et des animations pour les enfants. 250 visites supplémentaires ont été enregistrées à la MMC durant les deux jours, soit 1.050 visites.

Ce succès indéniable donnera-t-il lieu à une suite avec d'autres visites de ce patrimoine vivant ? Cela n'est pas exclu, même souhaité par la plupart des personnes qui ont pris part à l'événement. "Nous allons réaliser un bilan précis la semaine prochaine, à partager avec les entreprises, analyser le public qui est venu, voir ce qui a marché et ce qui a moins bien marché", confie Sabine Brosse, ravie de la fréquentation de cette première édition.

L'office du tourisme a su impulser une dynamique et entreprises et visiteurs ont répondu présents. Le succès rencontré est pour le moins encourageant. L'opération a permis de mettre en lumière tout un patrimoine vivant, une véritable richesse souvent méconnu des Graulhétois eux-mêmes.

Zoom sur Rose-Marie Sampaïo, la dernière créatrice de confection 100% cuir : "Les peaux qui viennent de Graulhet, c'est ce qu'il y a de mieux"

Une cape de mariée en agneau de Béarn blanc à poils bouclés, une veste d'homme en cuir de chèvre, col et parements en cerf, une cape de bure de berger des Pyrénées, un pantalon cuir à stretch, une commande récente… dans l'atelier de Rose-Marie Sampaïo, dernière boutique de confection de vêtements sur mesure en peau et cuir, chaque pièce est unique.

Cuir peau 3Sur la table recouverte de zinc, où rien ne vient accrocher la lame des cutters, Marie-Rose étale une peau d'agneau d'un Sampaiobeau rose fuchsia. Elle promène ses mains, caresse le grain du cuir, repère les petits défauts et la meilleure orientation de son patron avant la découpe. "C'est comme un puzzle. Le cuir est une matière noble, rien ne doit se perdre", confie-t-elle.

Originaire du Portugal, Rose-Marie est arrivée à 4 ans à Graulhet où son père est venu travailler dans une mégisserie. "J'ai toujours vécu dans le monde du cuir. Les odeurs, je ne les sens plus tellement, j'en suis imprégnée".

Sans hésiter, à 17 ans, elle est entrée dans une maroquinerie pour apprendre le métier. "C'était la Maison de M. et Mme Châtaignier. On y faisait des sacs à main Lorenzo, du luxe haut de gamme", se souvient Rose-Marie. Dans la maison Victor, elle a appris la confection du vêtement en cuir, poursuivie chez Pauline d'Arnaud ou chez Bernadette Fabre. Mais entre les années 1980 et 1990, les "Maisons" licencient puis ferment les unes après les autres. C'est finalement la maison Fabre qu'elle va reprendre et transformer en 1998 pour en faire sa propre maison, Rose-Marie Cuir, au cœur de Graulhet.

"Depuis bientôt 20 ans, je n'ai jamais fermé", savoure la créatrice, capable de tout faire à la demande. Elle a bien sûr été sollicitée par la haute couture pour aller travailler ailleurs, à Paris même. "Je n'ai pas voulu, je suis bien là, tranquille. Je préfère travailler avec des peaux qui viennent de Graulhet parce que c'est ce qu'il y a de mieux".

Aujourd'hui, Rose-Marie est la dernière, il n'y a plus qu'elle à Graulhet à avoir sa propre boutique de confection et à travailler et coudre le cuir. "C'est dommage", dit-elle, sans perdre pour autant sa bonne humeur naturelle, prête à partager sa passion avec les visiteurs. "Je me dévoue pour la cause, pour faire connaître la filière et le travail du cuir", explique-t-elle en riant. Avant de se plonger dans une nouvelle commande : un kilt en cuir noir. C'est comme si c'était fait.

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire les articles en ligne ici, , et encore .

Illustrations ci-dessus : affiche "Le cuir dans la peau" ; le maire de Graulhet, Claude Fita avec les représentants du cuir graulhétois ; Rose-Marie Sampaïo, dans son atelier de la boutique Rose-Marie Cuir à Graulhet.

Illustration ci-dessous : les entreprises jouent collectif avec l'association "Cuir de Graulhet".

A Gaillac | Graulhet Agglomération, l'Essor maraicher fait germer des fermes bio
mercredi 15 nov. 2017
Attractivité du territoire

Pour favoriser le développement du maraîchage bio, l’association l’Essor maraîcher, basée à Gaillac, mise en place par Gaillac | Graulhet Agglomération et ses partenaires du monde agricole (Chambre d'Agriculture du Tarn et Adeart) et du monde la formation (Inéopole formation), permet à des aspirants maraîchers de se tester en situation réelle en cultivant des terres et de bénéficier du matériel mis à disposition.

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"En Occitanie, les exploitations bio employant des salariés sont assez rares, les personnes désireuses de fonder leur propre ferme ont ainsi peu d’occasions de se tester sur le terrain", explique Claudette Formantin, coordinatrice de l’Essor maraîcher.

Pour donner confiance aux aspirants agriculteurs, cette association, créée en 2012 et basée à Gaillac (1.200 route de Viars) gère un espace-test agricole.

Des parcelles, des serres, du matériel et des bâtiments sont mis à disposition de porteurs de projets à titre gracieux afin de se tester en conditions réelles sur une période de un à trois ans. "Pendant cette durée, les aspirants maraîchers signent un contrat CAPE qui leur donne la possibilité de conserver leurs droits sociaux comme le chômage ou le RSA. Et lorsqu’ils sont en mesure de vendre leur production, les revenus générés leur sont redistribués", explique Claudette Formantin.

Six espaces-tests sont en Occitanie

Cette initiative permet de lever plusieurs freins à l’installation.

"Outre l’accompagnement technique et à la gestion, ils peuvent commencer à développer leur clientèle et à dégager un chiffre d’affaires. Cela compte pour convaincre les banques de les soutenir". Ce séjour en couveuse offre l’opportunité de se confronter à la réalité du terrain.

"Depuis 2012, onze personnes sont passées par l’espace test, deux ont arrêté l’expérience à l’issue de la première année, et neuf ont pu s’installer avec succès", détaille la coordinatrice.

Au moment de prendre leur envol, l’Essor maraîcher les aide également à trouver des terres.

Grâce à un partenariat entre la Communauté d'Agglomération Gaillac | Graulhet et la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), des réserves foncières sont constituées afin de les proposer en priorité aux porteurs de projet.

La France compte près de 80 espaces-tests sur tout le territoire, dont six en Occitanie.

 

Voir aussi la vidéo "Gaillac : une couveuse pour futurs maraîchers" sur le site de France 3 régions en cliquant ici.

En téléchargement ci-dessous : le journal municipal Gaillac & Vous ; dossier Essor maraîcher en page 16.

Source : otoulouse.net - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : les maraîchers sur l'espace test agricole à Gaillac.