La vie des entreprises pendant le Covid-19 : Infaco

Lieu :
Cahuzac sur Vère

Dans les vignes, le travail peut continuer. Pour limiter les contacts, il est recommandé de dispatcher le personnel dans des parcelles différentes. Mais dans les espaces clos, sur les lignes de production par exemple, il est souvent impossible d’appliquer les consignes sanitaires permettant de limiter la propagation du coronavirus. Exemple avec Infaco, n°1 mondial du sécateur électrique et électronique. Rencontre avec son dirigeant, Davy Delmas.

Davy Delmas, patron de l’entreprise Infaco à Cahuzac sur Vère, a décidé d’arrêter la production. Plus aucun sécateur n’entre ni ne sort de l’usine, mais la société continue de vivre, différemment… Pour Davy Delmas : "Fermer l'usine de production des sécateurs était nécessaire pour protéger nos salariés". Une attitude responsable.

mon-viti.com - Depuis ce lundi 16 mars 2020, l’entreprise Infaco a fermé les portes du siège et de l’usine. Pourquoi avoir pris cette décision ?

Davy Delmas - Le matin, avant l’allocution du président Macron, j’avais demandé aux salariés pouvant faire du télétravail de quitter l’entreprise. Après l'officialisation des mesures, j’ai envoyé un message à l’ensemble des salariés de l’usine, soit près de 100 personnes, annonçant que le site serait fermé le lendemain. Pour les assembler comme pour les réviser, les salariés se passent les sécateurs des vignerons de poste en poste, de main en main. Continuer le travail tout en appliquant les recommandations sanitaires était tout simplement impossible.

Ma priorité est de protéger les salariés. Annoncer la fermeture momentanée et la mise au chômage technique des équipes, c'est une décision compliquée pour un chef d’entreprise. Mais c'était la seule possible dans ces circonstances particulières.

Infaco Covid

mon-viti.com - Concrètement, cela signifie quoi pour la marque ?

Davy Delmas - Plus aucun outil neuf n’est produit, la période de révision des sécateurs, qui devait démarrer, est reportée, et nous n’expédions plus de pièces détachées et de fournitures aux distributeurs.

Cela complique le travail de certains vignerons qui taillent ou qui attachent les vignes en ce moment. Je le regrette, mais j’espère qu’ils comprennent ma décision. Les technico-commerciaux, qui continuent de travailler depuis chez eux, font tout leur possible pour résoudre ces problèmes en lien avec les distributeurs.

mon-viti.com - Comment va se passer le retour à l’activité ?

Davy Delmas - Tout dépendra de la durée de la crise sanitaire. Quand l’entreprise pourra de nouveau accueillir les salariés en toute sécurité, nous commencerons les révisions des sécateurs des vignerons. Mais il y aura une période d'inertie entre la réouverture du site et l’arrivée des premiers outils. Nous aurons besoin de temps pour les collecter chez nos distributeurs. Peut-être ne pourrons-nous pas tous les réviser cette année. Nous communiquons d’ores et déjà au maximum afin d'expliquer la situation, nos choix et nos contraintes. Comme je le disais précédemment, nous espérons que les vignerons comprendront.

mon-viti.com - Les mesures annoncées par le Gouvernement en direction des entreprises vous semblent-elles bonnes ?

Davy Delmas - La communication du Gouvernement est rassurante et positive pour les entreprises. Les mesures annoncées vont dans le bon sens. En tant que chef d’entreprise et employeur, je me sens soutenu. Les salariés mis au chômage technique vont bénéficier d’indemnités. Elles représentent environ 84 % du salaire net. C’est l’entreprise qui avancera les sommes. Le Gouvernement a promis des compensations pour les sociétés. Il a aussi été annoncé que le paiement des charges patronales est reporté. A priori, l’État joue son rôle de soutien aux entreprises au service du maintien de l’emploi.

 

Source : mon-viti.com - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : Davy Delmas, patron de la société Infaco.



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Typologie d'actualité
Entreprises Agglo Gaillac | Graulhet
Domaine
Entreprises
Date
samedi, 28 mars 2020
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