Face à la crise annoncée, le vignoble de Gaillac recense ses atouts

Lieu :
Vignoble gaillacois

Si la crise annoncée a l’ampleur que lui prêtent les plus pessimistes, quels sont les atouts du vignoble gaillacois pour y faire face ? Cédric Carcenac, président de la Maison des Vins, en recense plusieurs, qui selon lui permettent de franchir le cap.

Le taux de renouvellement des viticulteurs et la stabilité de la surface autour de 6.500 hectares seraient plutôt rassurants.

"Mais cette stabilité reste fragile" rappelle Cédric Carcenac. "La moitié des vignerons est âgée de plus de 55 ans, et on a toujours des difficultés à trouver de la main-d’œuvre et des repreneurs".

Ces cinq dernières années, beaucoup de jeunes ont repris des propriétés de petite taille (10 à 15 hectares), en se tournant vers la vente en bouteilles et une démarche environnementale (bio, biodynamie, culture raisonnée, etc).

" Ce qui nous manque, ce sont les investisseurs capables de reprendre des domaines de 40 ou 50 hectares. Mais rien ne dit que les derniers installés ne grandiront pas. On en voit qui réussissent déjà". C’est le cas du domaine Gayrard à Milhavet.

Cédric Carcenac énonce trois conditions à réunir pour s’adapter à la nouvelle donne. "Le domaine doit avoir une triple compétence : économique, environnementale et sociétale. Dès lors, on peut parler de durabilité".

La profession est plus unie

L’atout décisif pourrait venir de l’œnotourisme, même si d’autres régions viticoles le mettent aussi en musique.

"Nous écoulons plus de 25% de la production en vente directe. C’est très haut et intéressant, car cela ne coûte rien en communication".

Les évènementiels, comme le Festival des Lanternes, ont constitué une forte caisse de résonance au niveau national.

"Jamais, le nom de Gaillac n’a été aussi apparent sur les chaînes TV. Le patrimoine nous sert aussi. C’est bon pour l’étiquette".

Beaucoup de domaines se sont équipés pour accueillir des groupes et séminaires d’entreprises (salles connectées, gîtes…).

Cédric Carcenac en appelle aux collègues vignerons sur un mode combatif. "Il y a eu d’autres crises. Cette fois, nous sommes plus unis que nous ne l’avons jamais été. Ce sera dur, mais on a les armes pour résister".

 

Source : la Dépêche du Midi - Lire l'article en ligne ici.

Illustration ci-dessous : le vignoble gaillacois a cessé de perdre de surfaces, mais l’âge moyen des vignerons reste élevé, les repreneurs et la main d’oeuvre sont difficiles à trouver.




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lundi, 10 février 2020
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